Correspondance 1793-1811 ; oeuvres complètes Tome 5

Traduit de l'ALLEMAND

À propos

La correspondance de Kleist se lit comme un roman : le roman d'une vie. Rédigées dans une écriture serrée et penchée, ce sont presque toujours de très longues lettres où Kleist se livre dans un mélange de virulence et de naïveté. Génie polymorphe, il se révèle autant attaché à la philosophie qu'à la politique, aux sciences qu'au journalisme, au drame qu'au récit, à la gloire qu'à la solitude. Toute la correspondance de Kleist n'est pas parvenue jusqu'à nous ; bien des lettres ont disparu. Wilhelmine von Zenge, son éphémère fiancée, en a brûlé une grande partie. Il nous reste quand même plus de deux cents lettres échelonnées sur quatorze ans. À partir de 1799, date à laquelle Kleist prend la décision de quitter l'armée et de se consacrer à l'étude et à l'écriture, le flot est ininterrompu jusqu'à son suicide en 1811 sur les bords du Wannsee, à Berlin. Il est symptomatique de voir que, durant les premières et les dernières années, ses lettres sont presque exclusivement adressées à des femmes ; Kleist a manqué d'amour et ce manque lui fut fatal. La correspondance s'ouvre sur une recherche effrénée du bonheur et se clôt sur une sérénité pathétique. «La vérité, c'est qu'on ne pouvait pas m'aider sur terre», écrit-il à sa soeur Ulrike, la veille de sa mort.


Rayons : Littérature > Romans & Nouvelles


  • Auteur(s)

    Heinrich Von Kleist

  • Éditeur

    Gallimard

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    12/01/2000

  • Collection

    L'arpenteur

  • EAN

    9782070757497

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    496 Pages

  • Longueur

    21.5 cm

  • Largeur

    12.9 cm

  • Épaisseur

    3 cm

  • Poids

    480 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Heinrich Von Kleist

D'abord voué à la carrière militaire, Heinrich von Kleist (1777-1811) s'en détourne pour plonger dans l'étude de la philosophie et des mathématiques. À Paris, il compose un drame, La Famille Schroffenstein. Lui succède Robert Guiscard, duc des Normands, qui
emporte l'admiration de Wieland et celle de Goethe. De 1805 à 1806, il écrit entre autres La Marquise d'O et Penthésilée. Il rédige également des essais, dont Sur le théâtre de marionnettes, écrit peu avant son suicide.

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