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Quidam
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« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains ».
Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s'emparer des filets des Indiens mig'maq. Emeutes, répression et crise d'ampleur : le pays découvre son angle mort.
Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l'immensité d'un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source...
Histoire de luttes et de pêche, d'amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d'un peuple millénaire bafoué dans ses droits.
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Après plusieurs années de « bons et loyaux services », Claire découvre qu'elle ne fait plus corps avec son milieu professionnel. A force de décalages infimes, de langage trahi jour après jour, elle n'est plus dans le même mouvement que ceux qui l'entourent, elle s'est détachée des valeurs jusqu'alors les siennes. Dans un sursaut, elle monte sur le toit de l'immeuble où elle travaille et fait l'expérience de la liberté au moment même de cette rupture.
En écrivant au plus près des sensations d'une femme en route vers une indépendance radicale, Mariette Navarro réaffirme, après Ultramarins, son goût pour le pas de côté et la dérive dans une langue qui happe et envoûte.Mariette Navarro est née en 1980. Elle est écrivaine et dramaturge. Depuis 2016, directrice avec Emmanuel Echivard de la collection Grands Fonds des éditions Cheyne, où elle est l'auteure de Alors Carcasse (2011, prix Robert Walser 2012), Les Chemins contraires (2016).
Chez Quidam, elle est l'autrice de Ultramarins, premier roman vendu à 30 000 exemplaires (notamment Prix Senghor 2022. Prix Frontières-Léonora Miano 2022) et qui paraît en poche simultanément avec sa nouveauté, Palais de verre. -
Fille unique d'un couple de retraités épanouis, exerçant la profession d'audiodescriptrice, Chloé travaille sur des successions de séries télé où s'agitent des personnages de sa génération, mieux définis qu'elle.
Lorsque sa thérapeute lui assure qu'elle souffre sans le savoir d'un lourd secret, que ses parents lui cachent quelque chose, un espoir paradoxal la galvanise. Bercée par l'euphorie que suscite cet accès de complotisme intime, elle passe son passé au crible de ses soupçons tout neufs -
"Je montrerai tout. Mon coeur, mes émotions. Vert - rouge - jaune - bleu - violet. Haine -amour - rire - peur - tendresse". Niki hait l'arête, la ligne droite, la symétrie. A l'inverse, l'ondulation, la courbe, le rond ont le pouvoir de déliter la moindre de ses tensions. Délayer les amertumes, délier les pliures : un langage architectural qui parlerait la langue des berceuses. Aussi vit-elle sa visite au parc Güell comme une véritable épiphanie.
Tout ici la transporte, des vagues pierrées à leur miroitement singulier. Trencadis est le mot qu'elle retient : une mosaïque d'éclats de céramique et de verre. De la vieille vaisselle cassée recyclée pour faire simple. Si je comprends bien, se dit-elle, le trencadis est un cheminement bref de la dislocation vers la reconstruction. Concasser l'unique pour épanouir le composite. Broyer le figé pour enfanter le mouvement.
Briser le quotidien pour inventer le féérique. Elle rit : ce devrait être presque un art de vie, non ? "J'aime l'imaginaire comme un moine peut aimer Dieu".
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Chili, années de la dictature de Pinochet.
M, une petite fille, accompagne D, son père représentant en quincaillerie, dans ses tournées et se passionne pour les objets qu'il vend tant ils lui paraissent être l'ordre même de l'univers. Elle rencontre ainsi les autres voyageurs de commerce, qui constituent «une famille sans parents et donc plus supportable qu'une autre», aide son père à falsifier ses notes de frais, écoute les histoires, drôles ou tragiques, des uns et des autres... jusqu'au jour où son monde se délite.
Avec Kramp, cet objet littéraire inattendu et d'un charme indéfinissable, María José Ferrada incarne une voix nouvelle et puissante de la littérature chilienne. -
Élisabeth Witz, regarde par la fenêtre de sa cuisine en faisant la vaisselle par un
soir d'été orageux. Elle est lasse de tout, se demande si le goût de chaque chose finit
inexorablement par passer tant rien ni personne ne semble plus en mesure de soutenir son
désir d'être au monde. Pendant ce temps-là, son mari, Éric Richard, est happé par un
match de foot dans le salon. Leurs trois filles sont à l'étage, chacune isolée dans leur
chambre.
Ainsi s'ouvre Rêve d'une pomme acide, récit où se donne le portrait puzzle d'une famille.
Un événement, au milieu du récit, en constitue le coeur : le suicide d'Élisabeth Witz.
Le titre du roman provient d'une expression adressée aux enfants : «Dors bien, et rêve
d'une pomme acide.» Qui devient parfois : «Dors bien, et rêve d'une pomme sucrée.» -
Pourquoi la hiérarchie militaire refuse-t-elle obstinément son avancement à ce jeune capitaine ? Pourquoi le vieux conseiller d'Etat chargé de défendre sa requête est-il à ce point fasciné par lui? Quel nom donner aux sentiments qui agitent les deux hommes et à la relation qui se noue entre eux peu à peu - mais se nouera-t-elle vraiment? Voilà un roman tout en mystères.
Il fait revivre avec précision la Grèce des années 60, nous introduit dans les coulisses de l'armée et du Conseil d'Etat, nous fait sentir la montée de l'horreur qui aboutira, en 1967, à la dictature des Colonels, mais par-delà le témoignage historique, il nous offre bien plus: une intrigue envoûtante en forme de lent cauchemar; un héros lumineux, inoubliable; une méditation sur tout ce qu'il y a de trouble et d'obscur en nous; et le plus étrange des romans d'amour.
Avec Le Beau Capitaine, Mènis Koumandarèas, l'un des grands romanciers grecs d'aujourd'hui, atteint les mêmes sommets qu'avec "La Femme du métro".
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Au cours de leurs marches incessantes à travers parcs et rues de Londres, Jack Toledano raconte à son ami Damien Anderson qu'il travaille depuis des années sur Moo Pak, magnum opus perpétuellement inachevé, dont il échoue à produire ne serait-ce qu'une ligne.
Un paradoxe qui n'est que l'une des nombreuses ironies de ce roman dont le thème central est le langage lui-même, symboliquement exprimé au travers de Moor Park, manoir qui au fil du temps a abrité Jonathan Swift, un asile d'aliénés, un centre de décodage durant la Deuxième Guerre mondiale, un institut dédié à l'étude du langage chez les primates et, pour finir, une école où un jeune illettré s'efforce d'écrire " l'istoir de Moo Pak ".
Monologue d'un seul paragraphe et palimpseste virtuose, Moo Pak passe en revue les thèmes qui ont préoccupé Gabriel Josipovici ces vingt-cinq dernières années. Un livre conduit avec brio, légèreté et fluidité.
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Seize histoires ou peut-être une seule. Seize histoires qui toutes se déroulent dans les quartiers populaires du Pirée, le plus souvent à la mauvaise saison, dans la pluie le vent le froid et même la neige. Une façon de dire que ces temps-ci la Grèce traverse un terrible hiver. Climat détraqué à l'image d'un pays lui-même détraqué.
Ces histoires nous plongent dans la crise grecque actuelle (alors même que beaucoup d'entre elles, prémonitoires, ont été écrites avant), mais au-delà de l'actualité elles creusent encore plus profond, du côté de ce scandale éternel - les pauvres écrasés par les riches.
Ikonòmou a trouvé le juste regard. Un regard attentif dont la lucidité parfois cruelle n'empêche pas la tendresse aussi profonde que discrète.
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Úrsula López, traductrice quadragénaire et solitaire, vit dans le centre ancien de Montevideo. Un soir, un appel téléphonique d'un certain Germán lui réclame une rançon pour libérer son mari... or elle n'est pas mariée.
Découvrant son homonymie avec la femme du riche homme d'affaires enlevé, Úrsula réclame une rançon plus importante à l'autre Úrsula qui surenchérit à son tour et lui demande de... la débarrasser définitivement de son mari. Dès lors, cette femme tranquille mais insatisfaite de sa vie, affamée depuis l'enfance par des régimes inopérants, se met à tirer les ficelles, prenant un plaisir machiavélique à manipuler le kidnappeur incompétent comme l'autre Úrsula. Ce qui lui permet de sortir enfin de sa coquille, de gagner en autonomie et en liberté au fil des événements.
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Qui est le père de l'enfant d'Imelda ? Dans ce conte palpitant, iconoclaste et tragique, John Herdman remonte le temps dans une double narration où deux discours contradictoires se superposent et s'entrecroisent, à l'image de la folie qui tisse sa toile tout au long du roman, emprisonnant Imelda dans ses longs fils vénéneux. La grandiloquence des narrateurs est à l'image de leur chute ou de leurs vices, dénonçant une société passéiste, mortifère et fondamentalement hypocrite. Le style de Herdman entretient cette dualité, dans une langue très construite où la noblesse des mots est érigée en système pour masquer la réalité. Le lecteur évolue à l'intérieur de cette structure, cherchant à entrevoir la vérité entre ces brillantes facettes. On songe à l'écriture dense et ironique de Nabokov dans La Méprise, à son jeu sur les conventions littéraires. Ici aussi, le lecteur est entraîné dans une illusion. Qui détient la vérité ? Le lecteur ou l'un des personnages ?
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Un groupe d'habitants d'Athènes et d'autres villes de Grèce ont fui l'enfer urbain qu'impose la crise économique pour fonder, sur une île de l'Égée, une société plus humaine et plus heureuse. Un nouveau monde. Mais leur refuge est un piège et le rêve vire au cauchemar. Face à des îliens inhospitaliers, corrompus et violents, les nouveaux arrivants se retrouvent avec ce qu'ils croyaient laisser derrière eux : les forces maléfiques du pouvoir et de l'argent, et la méfiance et la haine de l'autochtone pour l'immigré.
Maîtrise narrative que porte une écriture d'une force rare, solennité biblique de la langue parlée, richesse et profondeur de la vision : Le salut viendra de la mer est un récit apocalyptique au souffle visionnaire qui brasse puissamment passé, présent et avenir.
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Tancredo Pavone est un compositeur d'avant-garde dont la vie est rapportée au fil d'un entretien avec Massimo, son ancien domestique - entretien qui constitue la structure même du roman.
Massimo se souvient de l'ego surdimensionné comme des opinions très tranchées que son maître auraient tenues, donnant parfois le sentiment de ne pas avoir tout à fait conscience de ce qu'il rapporte. Vérité ou imagination ? Au fur et à mesure de ses propos se dessine peu à peu le portrait complexe et contrastée de Pavone - un homme qui donne voix à la musique en lui -, et le lien très singulier qui lie deux hommes socialement aux antipodes.
Infini - l'histoire d'un moment décortique le processus créatif musical sans rien perdre de l'originalité de son "sujet" hors norme jusqu'au comique. -
Goldberg : variations
Gabriel Josipovici, Bernard Hoepffner
- Quidam
- Les Nomades
- 4 Octobre 2024
- 9782374913872
Thomas Westfield, gentilhomme anglais souffrant d'insomnie, engage Samuel Goldberg afin que celui-ci lui fasse la lecture jusqu'à ce que le sommeil le gagne.
Tirant son principe narratif des Variations Goldberg de Bach, Gabriel Josipovici fait fuguer, en trente chapitres qui sont autant de variations stylistiques, son personnage lui-même et des thèmes qui lui sont chers?dont le mariage et l'amour, l'art et la mélancolie, l'incroyable fertilité de la fiction.
Il en surgit un roman qui n'a rien d'académique, une oeuvre excitante et joyeusement libre. -
Ramón vit dans un bidonville. Du jour au lendemain, il accepte de s'occuper d'un énorme panneau publicitaire en bord d'autoroute. Il décide d'en faire sa nouvelle maison, espérant saisir dans l'air le sens des choses. On le tient pour fou. Seuls sa compagne Paulina et son neveu Miguel lui rendent visite.
Avec un humour acerbe et une connaissance approfondie de la psychologie de l'enfant (déjà à l'oeuvre dans Kramp), María José Ferrada brosse le portrait d'une société qui, au nom de la paix, n'hésite pas à recourir à la violence.
Comment résister et trouver la lumière quand la cruauté et l'absurdité sont à l'oeuvre ? C'est ce à quoi certains personnages de ce roman tentent de répondre. -
Le dernier rêve d'Emily Dickinson
Stamatis Polenakis, Myrto Gondicas
- Quidam
- Monade
- 3 Mars 2023
- 9782374913162
Que dire, si ce n'est que ces 40 pages sont pure merveille. Polenakis se met dans la peau d'Emily Dickinson et il en ressort la quintessence de la poésie de celle-ci, profondeur du vertige, sensibilité exacerbée, sensualité, beauté.
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Labyrinthe arachnéen, Hemlock évoque les destinées tragiques d'une Italienne de la post-Renaissance - Beatrice Cenci -, d'une Française du Grand Siècle - la marquise de Brinvilliers - et d'une Anglaise de l'époque edwardienne en Inde - Mrs Fulham -, entraînées dans le vortex du crime par l'enchaînement des circonstances, leur faiblesse et leur passion.
Au-delà des contingences chronologiques, des visions récurrentes, des lieux, des objets, des leitmotive les relient entre elles. Comme aussi à Hemlock, une femme de notre temps, étrangère à leurs crimes mais déchirée entre les espérances et les craintes d'une situation extrême dont la présence, véritable fil d'Ariane, domine tout le livre.
Dans ce texte tumultueux rigoureusement articulé autour des angoisses de Hemlock, rien n'est aléatoire et l'apparent arbitraire obéit à des lois aussi inéluctables qu'insolites. Quant aux trois meurtrières, le cheminement de leurs histoires illustre les mots de Shakespeare, que l'auteur place en exergue de son ouvrage : « Seigneur ! Nous savons ce que nous sommes, mais ne savons pas ce que nous pouvons être. »
Une fresque grandiose au charme vénéneux. -
clos oppressant avec, pour seul interlocuteur, Pascual, le serviteur philippin, tandis qu'un étrange jardinier yéménite épie du haut des palmiers. Des jours, des ...
Dans l'univers carcéral de sa maison promise à la démolition, Elisa, une jeune Européenne délaissée par son mari, isolée avec son fils, devient folle de solitude. Huis clos oppressant avec, pour seul interlocuteur, Pascual, le serviteur philippin, tandis qu'un étrange jardinier yéménite épie du haut des palmiers. Des jours, des semaines à attendre, à se consumer de jalousie, sans nouvelles de Hatem, l'époux insaisissable parti en voyage d'affaires en Europe.
Mais peut-être n'a-t-il pas quitté la ville... car le riche royaume de Qatan est un tyrannique pays de la nuit, où du jour au lendemain les hommes peuvent disparaître. Au milieu du champ de ruines de son attente interminable, les réminiscences de l'année nubile, de l'ivresse du départ vers l'Orient, de l'amour fou, reviennent hanter Elisa. Dans une écriture où la sensualité lyrique cède le pas à un ton sobre, parfois cruel, Carine Fernandez propose un roman implacable comme une tragédie.
Je me brûle et me noie est certes une fiction - mais le désespoir, l'effroi qui gonflent ces pages ont la puissance que seul a pu insuffler le réel. Comment oublier cette femme traquée, l'étrangère sans voile, isolée dans sa maison des sables, jusqu'à la folie ?
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Les jeunes constellations : Prédilection pour un naufrage
Rayas Richa
- Quidam
- 7 Mars 2025
- 9782374913964
« Je me suis mis à scruter la terre. Il faisait trop sombre. J'entendais marcher les falaises. J'écoutais le bruit aveugle de l'écume élimer les rochers. La nuit déborde de mots : réponds, ressac, repars, reviens... Et je ne sais pas comment je suis devenu les falaises et les rochers qui allaient nous déchiqueter. Je disais aux hommes de ne pas s'inquiéter. Y aura pas de cruauté inutile. On sait ce que c'est... Nous aussi on crève en silence, au fond de nos criques, par la force des choses ou par la distraction des dieux. »
Affleurer, par l'écriture, à d'autres manières de voir, de sentir, de vivre ; c'est la tentative même de ce roman. En voyage de Venise en Orient à bord d'un navire fatigué d'être, un jeune homme part retrouver un géniteur qu'il n'a jamais connu.
L'époque : le Moyen-Âge tardif et des croisades hors d'haleine. « Toute ressemblance avec notre temps est à imputer à la nature des hommes », nous dit son auteur. -
Ça fait des années que Justin Ash, la dernière star du rock, ne s'est plus produit sur aucune scène. Quand on découvre qu'il s'apprête à repartir en tournée, c'est l'effervescence. Seulement au soir du premier concert, personne ne sait où il est passé. La nouvelle tombe dans la nuit : le rockeur a disparu. Et le lendemain une question se pose : c'est quoi la vie et un monde sans Justin Ash ?
Stéphane Vanderhaeghe est né en 1977. Il est maître de conférences à l'Université Paris 8 où il enseigne la littérature américaine et la traduction. Auteur d'un essai consacré à l'oeuvre de l'auteur américain Robert Coover paru aux États-Unis chez Dalkey Archive Press en 2013. Il vit à Arras.
En 2011, contre toute attente, il se lance dans l'écriture fictionnelle. Il est l'auteur de trois romans inventifs (fond et forme) chez Quidam éditeur : Charøgnards, A tous les airs, P.R.O.T.O.C.O.L.
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Scénariste, Manon est appelée sur le tournage d'un film qu'elle a écrit. A la suite du retrait d'un financeur, elle a deux jours pour couper une partie du scénario, et pas n'importe laquelle : ses scènes préférées. Très vite, c'est «mission : impossible». Alors que la nuit l'engloutit, Manon part à la rencontre des collaborateurs qui pourraient l'aider, comptant sur ses amitiés complexes et son expérience bancale. L'ellipse qui lui est imposée l'amène peu à peu, et bien malgré elle, à replonger dans la zone trouble - la coupe - qui a marqué sa propre vie.
Course contre la montre, exploration intime des traumatismes d'une jeune femme et de ce qui la fonde en tant qu'écrivain, Coupez ! est une aventure pleine d'auto-dérision et d'éclats noirs, et aussi un coup de projecteur cruel sur la précarité et la solitude de son métier.Ecrivain aguerri mais pauvre, Leonard Balmain accepte par contrat de rédiger anonymement l'autobiographie de Torquil Tod, un homme mystérieux et insaississable. Au fil de ce que ce dernier lui confesse et des révélations de plus en plus sinistres qu'il est tenu de coucher sur le papier, Balmain réalise qu'il en sait trop. L'histoire mouvementée de Tod le mène-t-elle à sa propre perte ?
Roman ironique et parfaitement maîtrisé, La Confession confirme John Herdman comme le digne successeur de James Hogg et R.L. Stevenson dont il s'affranchit avec esprit. -
Chez Vogal Software, société high-tech perchée au treizième étage de la tour Eole, à la Défense, Clément pilote habilement sa carrière. Hyper adaptable, hyper connecté, il analyse, stocke, classe, utilise la moindre inflexion qui finit toujours par trahir ses rivaux. Sa compagne, Myriam, constitue sa meilleure alliée dans le jeu du pouvoir. Leurs soirées communes deviennent de doux débriefings des occasions manquées et des parties remises.
Mais le monde ne perd pas si facilement de son épaisseur. La vie s'impose, complexe, visqueuse. Elle freine ses gestes, envahit ses pensées, lui fait rencontrer Meryl. Meryl sort peu de chez elle et vomit souvent. Sa puissance est incalculable. Une nouvelle alliance est possible, un contrat faustien. Clément y perdra-t-il sa liberté ou gagnera-t-il les grands espaces parisiens dont il rêve tant ? Un bureau personnel, de la moquette à perte de vue, une baie vitrée et le silence.
Dans une langue délicatement chirurgicale, Luc Blanvillain dévoile le sous-texte absurde et cocasse de nos travers contemporains et interroge les liens qui nous entravent : le fardeau de l'amour des parents, la fragilité douillette du couple, l'ennui ténu d'être soi.
Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne.
Il est l'auteur de Le Répondeur (Quidam, 2020, poche Les Nomades, 2022), Pas de souci (Quidam, 2022) et de Nos âmes seules (Plon, 2015), que Quidam reprend aujourd'hui en poche. -
Timon est un auteur qui a fui les sirènes du succès dans un lieu étrange et lumineux où il sait qu'Ilanda, sa femme gravement malade, trouvera le repos avant de s'éteindre. Pour oublier le malheur qui frappe son couple, Timon écrit des biographies d'écrivains imaginaires jusqu'au jour où un homme se présente à lui, affirmant se nommer Owen W. Butler. Or, Butler n'est autre que l'objet de sa première biographie. Qui est-il vraiment ? S'est-il échappé de l'imagination de Timon ou n'est-il que l'instrument d'une manipulation destinée à le perdre ? C'est ce que Johan, son frère jumeau désemparé, va chercher à savoir...
Jérôme Lafargue nous entraîne dans une quête merveilleuse de l'impossible, au nom de l'amour, de la littérature et de leurs sortilèges. -
Fin des années 20, sur l'île égéenne d'Àndros - la Petite Angleterre pour les marins.
Mìna, la femme du capitaine Saltafèros, marie ses deux filles en son absence : il est en mer. Despotique, elle choisit pour Òrsa, l'aînée, un armateur que la jeune fille n'aime pas. Et pour Mòskha la cadette, Sp?ros Maltabès, dont Òrsa est en fait folle amoureuse.
Elle installe les deux couples l'un au-dessus de l'autre avec pour simple séparation un plancher de misère. Aux soupirs qu'il laisse passer, Òrsa oppose son silence, jusqu'à la disparition de Sp?ros en 1943, une torpille allemande coulant son navire...
Se jouant de tous les clichés du mélodrame, Ioànna Karystiàni tisse en une prose virtuose la chronique ardente d'une passion dévastatrice.
Ioànna Karystiàni est née en 1952 à La Canée, en Crète. Elle a fait des études de droit à l'université d'Athènes puis a travaillé comme productrice de télévision et dessinatrice humoristique avant de devenir écrivain. Elle est l'autrice de La Houle, traduction inédite.