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Le Bruit du Monde
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Le lauréat du prix Roman France Télévisions 2025 nous invite à une nouvelle traversée du vingtième siècle, sur les traces cette fois-ci de notre ruralité.
Depuis des générations, les Manevy sont installés au pied du Lizieux, un volcan auvergnat éteint et usé par le temps. Ils ont traversé le vingtième siècle au rythme de ses petites victoires et de ses grandes désillusions, un siècle de guerres et de progrès qui ont modifié notre rapport au monde et à la nature.
Cette famille ordinaire contient des destins extraordinaires. Parmi eux Joseph, le grand-père que le narrateur n'a pourtant jamais connu : un funambule, qui marche sur les mains et vit toujours entre deux mondes. Jeanne, devenue sa femme après qu'ils se sont rencontrés sur le tard ; Victor, le grand-oncle curé qui aurait inspiré Albert Camus quand il écrivait La Peste... C'est tout un monde de labeur, de tendresse et de poésie que l'auteur exhume sous nos yeux.
La colline qui travaille et
La montagne ardente auraient dû être un seul et même texte. Philippe Manevy a finalement choisi de leur donner une existence distincte. Après avoir suivi le fil de sa lignée maternelle, il aborde ici le versant paternel de son histoire. Avec élégance et agilité il va et vient entre deux mondes, l'ancien et le nouveau, la campagne et la ville, et cherche, comme le travailleur de la terre, à les faire pousser dans un même jardin. -
" J'écris pour que les êtres et les liens qui les unissent cessent de se distendre et de disparaître. "
Le bruit d'un téléphone, l'odeur de l'eau de Javel, le goût d'un nescafé... Philippe Manevy tire le fil du souvenir et tisse l'étoffe d'un roman familial sur quatre générations en commençant justement par le personnage d'Alice, sa grand-mère maternelle, tisseuse de métier. Pointilleuse et déterminée, elle devint la figure de proue d'un mouvement ouvrier au lendemain de la victoire du Front Populaire. Très vite, René, son époux, fait son apparition dans le récit. Ancien sportif, il fut un typographe possiblement engagé, avec d'autres héros de l'ombre, dans un acte spectaculaire de résistance. Tous deux parents dévoués de Martine, ils seront prêts à tout pour assurer le futur de leur fille studieuse et appliquée.
Chaque chapitre met en lumière un membre de la famille aux prises avec les épreuves que lui réservent son époque et l'existence. Apparaissent progressivement des liens entre eux et des échos que l'auteur consigne ici, sans rien cacher des doutes qui surgissent au fil de son travail d'écriture. Et l'on traverse ainsi deux guerres mondiales, des crises économiques, les Trente glorieuses, les espoirs et les désillusions du XXème siècle.
Déclaration d'amour et hommage vibrant à la classe ouvrière, La colline qui travaille revigore le genre de la chronique familiale et offre au lecteur un sentiment de réconfort et de douce nostalgie. -
Bienvenue à la Librairie du vendredi !
Une petite librairie située dans une gare rustique au nord de Tokyo où l'on trouve toujours le bon livre...
Sawako Natori, nous offre un merveilleux divertissement !
" La lecture, c'est l'expérience la plus intime qui soit. Un lecteur n'est jamais touché par la même chose qu'un autre. "
Il semblerait que dans la petite gare de Nohara se trouve une librairie où l'on dénicherait à coup sûr le livre qu'il nous faut. Lorsque le jeune étudiant Fumiya découvre cette rumeur, il quitte Tokyo pour partir en quête de l'ouvrage qu'il recherche depuis des années. À son arrivée, il tombe sur Makino, la patronne rayonnante de la librairie, Waku, le propriétaire un tantinet agressif, et Sugawa, le libraire taciturne au noeud papillon. De prime abord, le jeune homme n'est pas convaincu par ce lieu réputé extraordinaire. Pourtant, l'établissement dispose d'un coin café, ou plutôt d'un salon de thé, de libraires à la persévérance exceptionnelle et d'un sous-sol mystérieux aménagé dans une ancienne rame de métro. Mais ce que Fumiya ne sait pas encore, c'est que lorsque vous y entrez, les problèmes, les maux du quotidien, les petits tracas ou les difficultés semblent disparaître comme par magie.
Alors, bienvenue à la Librairie du vendredi !
Premier livre d'une tétralogie à l'immense succès
international,
Un printemps au goût de mochi est un
formidable hommage à lecture. -
"Quand on parle de polar norvégien, on pense immédiatement à Jo Nesbo, le petit blond qui trust le genre depuis des années du côté d'Oslo. Aslak Nore, un compatriote installé à Marseille vient pourtant lui damer le pion." Karen Lajon - Le JDD
"II s'appelle Aslak Nore et c'est sans doute la nouvelle grande star du polar scandinave." Olivier Mony - Sud Ouest
La matriarche d'une riche dynastie norvégienne se suicide sur le domaine familial. Elle laisse derrière elle le mystère d'un testament disparu et un manuscrit, seule trace d'un drame familial : une catastrophe maritime durant la deuxième guerre mondiale dans laquelle son mari et des centaines de personnes ont perdu la vie. Sa petite-fille se lance à la recherche de ce testament. Aidée par un journaliste, ancien agent des services du renseignement qui a ses propres motivations, elle se retrouve plongée dans le passé labyrinthique de la famille. Une histoire sombre et hantée de secrets, de trahisons et d'amours vouées à l'échec.
Le cimetière de la mer est une fresque sociale, une saga familiale et un drame sur le pouvoir et l'héritage inspiré à la fois des grands récits du XIXème siècle et des séries télévisées d'aujourd'hui. -
Un premier roman incandescent qui nous plonge au coeur des plaies intimes creusées par la grande Histoire.
Yana, une jeune Bulgare née après la chute du Mur, est venue tenter sa chance aux États-Unis. Un soir, elle est témoin d'un accident de vélo. En apprenant que la victime est une autre immigrée d'Europe de l'Est, Yana est envahie par un flot de souvenirs qui mettent en scène les héroïnes de sa vie d'avant : sa mère, Lili, médecin qui a subi l'alcoolisme de son mari; sa grand-mère, Eva, qui a survécu avec elles à la violence des hommes et du régime...
De la maison natale d'Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware,
Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l'exil, la culpabilité et leur quête éperdue d'un chez-soi qui n'existe peut-être nulle part.
Joanna Elmy dresse le portrait magnétique d'une génération déchirée entre passé et avenir, entre fidélité et rupture, qui tente d'inventer une alternative à la résignation.
Ce premier roman incandescent nous plonge au coeur des plaies intimes creusées par la grande Histoire. -
Dans une Yougoslavie qui se délite, un jeune homme part à la recherche de ses origines au milieu d'une galerie de personnages hauts en couleurs.
Gens sans tombe s'impose comme une oeuvre majeure de la littérature des Balkans.
Imaginez un jeune homme, Semir, qui bégaye depuis l'enfance et qui grandit dans l'ombre d'un père mythique : Numan Numić, ce "meurtrier célèbre" qui a défrayé la chronique dans les Balkans. Pendant 47 jours, cet homme a tenu en haleine toute une région, traqué par 41 policiers, avant de mourir criblé de 31 balles. Semir n'a jamais connu ce père, mais toute sa vie sera une enquête sur cette figure légendaire.
Le narrateur nous raconte son enfance auprès de tante Badema - elle aussi meurtrière, ayant empoisonné un inspecteur de police - qui l'élève entre récits de cavale et séances de tricot. Une galerie de personnages absolument saisissants : il y a Goulasch, ce voisin obèse qui grossit jusqu'à ne plus pouvoir sortir de sa chambre. Il y a Janko, mathématicien de génie obsédé par la conjecture de Goldbach, qui voit dans les équations la clé du monde. Il y a Clark, ce joueur mythomane qui se prend pour une star de cinéma...
Roman d'apprentissage brutal et tendre,
Gens sans tombe déploie une fresque des Balkans contemporains où la violence se transmet de génération en génération. Halilović révèle un talent exceptionnel, conjuguant oralité populaire et sophistication littéraire pour dire la difficulté d'exister quand l'Histoire vous a volé jusqu'à votre nom. -
Orpheline, Rose est devenue mère à 16 ans et a quitté sa Corse natale pour rejoindre Toulon, une décision de son mari persuadé qu'ils y trouveront une vie meilleure.
Un matin de 1957, elle rencontre Farida qui vit depuis peu au bidonville de Toulon. Une amitié va naître entre elles qui va changer le cours de leur existence et leur permettre de prendre la mesure du monde qui les entoure. Si les traces de la deuxième guerre mondiale sont tenaces, c'est désormais en Algérie que les combats font rage.
Ensemble, elles vont trouver les ressources nécessaires pour déjouer les règles que leur imposent leur classe sociale et leur condition de femmes. Mais si elles sont toutes les deux françaises, l'une l'est un peu moins que l'autre aux yeux de la société.
En racontant la bouleversante histoire d'une émancipation, Christian Astolfi donne voix à des vies minuscules qui auraient dû rester silencieuses et résonnent pourtant longtemps après la lecture. -
Descendante d'immigrés italiens, Tania part à la recherche de ses origines dans ce premier roman puissant.
À l'hiver 1987, alors que le dernier bateau quitte les cales des Chantiers Navals de La Ciotat, un long conflit social éclate contre la fermeture du site. Tania, adolescente, assiste, impuissante, à l'implosion familiale.
Son père, ouvrier et syndicaliste, s'engage dans la lutte tandis que son frère Sacha refuse de le rejoindre et finit par quitter la ville.
Se révèlent alors les secrets d'une histoire dont Tania et Sacha sont les héritiers : une lignée marquée par les déchirements, les exils et les épreuves.
Avec son oncle Georges, gardien de cette mémoire, Tania découvre le sort de ses arrière-grands-parents paternels, immigrés italiens à Marseille, victimes de la destruction des vieux quartiers par les nazis en 1943. S'ouvre alors pour elle une quête intime au fil du récit que son oncle lui lègue.
Un récit tumultueux sur la transmission et le poids de l'Histoire sur nos existences. -
Rome, années 1980, une rumeur ravageuse va naître dans la boutique de mode de Marie-France...
Ilaria Gaspari, icône du féminisme italien, nous livre un roman pop et brillant inspiré par la ''rumeur d'Orléans''.
Barbara a la vingtaine et elle vit laborieusement du baby-sitting qu'elle pratique. Entre retard de loyer, bottes en fin de vie, thèse particulièrement récalcitrante et coeur en miettes, elle trouve difficilement la paix au sein de cet équilibre instable. Lorsque la célèbre Marie-France l'embauche dans sa boutique de vêtements, l'espoir est de nouveau permis. Évoluant petit à petit dans ce monde de la mode qu'elle connaît si peu, Barbara va devenir une employée modèle. Pour prolonger le succès de sa boutique, Marie-France lance, sur le modèle parisien, une collection dédiée aux jeunes filles. Pris d'assaut, le magasin ne cesse de recevoir des adolescentes, ravies de pouvoir acheter ce qu'elles veulent sans avoir besoin de l'aval de leurs mères. Mais Barbara sent qu'il y a une ombre au tableau, les clientes se font plus rares, certains passants deviennent agressifs. Elle se rend alors compte que, parfois, les personnes les plus proches de nous sont aussi celles que l'on connaît le moins... -
Une grande histoire d'amour entre deux femmes où la courageuse et dévouée Jodie enquête sur le passé de son ex Daniel, activiste irréductible venue en aide aux personnes atteintes de maux rares.
Pendant des années, Jodie a épaulé sa compagne Daniel, femme forte au passé tumultueux, dans une association d'aide à ceux qui peinaient à obtenir un diagnostic pour leurs maux inexplicables. Un scandale secoue
et condamne l'organisation, mais le couple endure. L'altruisme de Daniel est cependant remis en question.
Des années plus tard, Daniel décède de manière prématurée. Assommée par la perte de l'amour de sa vie, Jodie n'a qu'une seule question : " Pourquoi ? ". Elle remonte la piste en consultant des archives et en interrogeant des êtres chers à Daniel, comme son ancienne compagne Barbara ou encore Sjoerd, l'ami avec qui Daniel venait jadis en aide aux personnes atteintes du SIDA. Ces témoignages dévoilent une Daniel aussi tourmentée que complexe, victime d'un accident grave qu'elle peinait à accepter.
Dans un récit qui s'étale des années 1980 à nos jours, Hanna Bervoets signe une émouvante histoire d'amour et d'une quête de vérité qui ne laisse personne indemne. -
"
Nissan bâcle la traite du matin pour aller dessiner en rase campagne, assis dans les lentisques, sur le sol brûlant. Le soleil chauffe le papier de son carnet, sèche la mine de ses crayons ; il reproduit les bêtes, les crevasses, les forêts et les étangs. Pas les hommes. Il travaille des heures, il en ressort la tête lourde, comme après une nuit de voyage. "
Inspiré d'une histoire vraie, ce roman raconte la vie de Nissan, un peintre né dans une famille juive au début des années 1920 en Ukraine. Chassés d'Europe de l'Est par les pogroms, lui et les siens s'installent en Galilée alors qu'il entre dans l'adolescence. Très vite, Nissan est attiré par le dessin alors que, pour sa famille, seul compte le travail de la terre. Enrôlé à l'âge de quinze ans dans les forces d'autodéfense juive, il prend part à des expéditions punitives contre des paysans arabes qui refusent de quitter leurs terres. Écoeuré par ce qu'il voit et ce qu'il commet, Nissan finira par désobéir, provoquant une onde de choc parmi les siens. Cela le contraindra à quitter son village et sa famille. Après s'être installé à Tel Aviv, il se consacre pleinement à la peinture et intègre le parti communiste, qui accueille alors aussi bien des Juifs que des Arabes. Mais il sera vite rattrapé par l'histoire du XXème siècle.
Un coup de pied dans la poussière est une ode à la liberté, à l'amour et au courage. -
Comment une petite dizaine d'individus du monde entier se sont-ils retrouvés à l'intérieur d'un minibus aux confins du Mexique, sur des routes brinquebalantes, en compagnie d'un chaman ?
S'ils semblent tous captivés par ce rocher blanc auquel la tribu locale des Wixarikas attribue l'origine du monde, l'une d'entre eux, écrivaine, tente de prendre soin de sa fille, tout en réfléchissant à la course du monde et à l'écriture de son prochain roman. Autour de ce rocher se sont déroulées d'autres histoires qui pourraient bien l'inspirer...
En remontant le fil du temps, Anna Hope décrit les rêves et la folie qui ont animé les hommes dans leur entreprise de conquête. Elle s'attache pour cela à quelques personnages, à leurs contradictions et en s'appuyant sur l'intensité dramatique de chaque existence, compose un roman d'une puissance irrésistible. -
L'histoire racontée dans ce roman est parfaitement invraisemblable. Et pourtant, elle s'est produite.
Comment une sculpture pesant près de trente-huit tonnes, signée par l'un des artistes les plus célèbres de la planète, a-t-elle pu disparaitre du musée Reina Sofía à Madrid ? Commandée en 1986 à Richard Serra, cette oeuvre monumentale a immédiatement été érigée au rang de chef-d'oeuvre avant d'être placée quatre ans plus tard, par manque de place, dans un entrepôt. Et quand on décide en 2005 de s'intéresser de nouveau à elle, elle a disparu...
C'est par la fiction que Juan Tallón décide d'élucider un mystère qui reste à ce jour entier. En donnant voix à près de soixante-dix protagonistes, célèbres ou anonymes mais tous liés d'une manière ou d'une autre à l'étrange disparition, il mène l'enquête. Au rythme d'un thriller enlevé, Chef-d'oeuvre reconstruit une folle affaire qui démontre la puissance narrative et politique de l'art contemporain. -
Prix international de la fiction arabe en 2022.
" ... ne mélange pas directement la levure et le sel. Ces deux ingrédients sont comme les hommes et les femmes. "
Ce conseil, Milad le reçoit de son père, maître-boulanger, lorsque celui-ci décide que le moment est venu de partager avec son fils sa passion pour son métier. En même temps qu'il lui transmet son amour profond pour le pain, il lui enseigne aussi à être un homme.
À travers l'histoire de Milad qui vit un conflit perpétuel entre sa part naturelle de féminin et une virilité brutale imposée par son éducation et par la société, Mohammed Alnaas nous décrit les bouleversements économiques et sociaux de l'histoire de la Libye contemporaine, en particulier pendant les années Kadhafi. Dans une intrigue implacable qui se déploie à travers le récit que Milad fait de sa propre histoire, c'est un déplacement sensoriel, gustatif, musical, visuel et olfactif que vous vous apprêtez à vivre.
Du pain sur la table de l'oncle Milad est le premier roman détonnant de l'auteur libyen Mohammed Alnaas. Il a obtenu le prix international de la fiction arabe. -
PRIX ANDRÉ MALRAUX 2023 Nous nous retrouvons tous dans ce texte, vivant, sensible et contemporain. Parce que chacun cherche sa Tasmanie : un endroit où, tout simplement, il est possible d'être sauvé.
Un grand roman sur notre époque.
Paris, novembre 2015. Le narrateur, écrivain et journaliste, est venu couvrir un sommet sur le climat, quelques jours seulement après les attentats. Une situation de crise qui fait écho à celle qu'il traverse avec sa compagne, Lorenza. Avec une désinvolture vivifiante, il s'entoure de personnages atypiques qui apportent, chacun à sa façon, du sens à son univers : un jeune physicien aventurier, un climatologue spécialiste des nuages, une reporter haute en couleurs et un prêtre qui a rencontré la femme de sa vie.
Intime et universel, Tasmania est un roman sur le présent et sur l'avenir. L'avenir que nous craignons et celui que nous désirons, celui que nous n'aurons pas et celui que nous construisons. Il nous rappelle que chacun peut trouver sa Tasmanie, un espace où écrire son avenir. -
L'odeur de la mer : Promenades en Méditerranée
Fabio Fiori
- Le Bruit du Monde
- 4 Septembre 2025
- 9782386010811
Un éloge de la lenteur, une ode à la Méditerranée et à la mer, sensuelle et passionnée, à qui l'auteur rend toute sa beauté et son côté sauvage et inspirant.
Fabio Fiori se définit comme un vagabond infatigable qui voyage à pied, à vélo ou à voile. Au gré des rencontres qui jalonnent ses marches le long des rives méditerranéennes, il nous dévoile une nature source d'enchantement. Par l'évocation des sens, l'attention portée aux éléments, aux plantes ou aux monuments, les chemins côtiers sont réhabilités sous les pas et la plume de l'auteur, en toute saison, loin des plages surpeuplées et des littoraux altérés.
Engagé et empreint de poésie, ce texte propose au lecteur d'écouter la voix de la mer, revendiquée comme un bien commun, mais aussi d'en percevoir les couleurs, de la toucher et d'en sentir l'odeur puisqu'il s'agit avant tout d'un rapport olfactif que Fabio Fiori entretient avec le monde marin.
Un éloge de la lenteur, à l'ère de l'accélération du temps social et de l'hyperconnexion, une ode à la Méditerranée, sensuelle et passionnée, à laquelle sont rendues toute sa beauté et sa dimension sauvage et inspirante. -
A l'été 2006, deux adolescences se percutent au Luna Park d'Antibes : l'une, hantée par les feux de la Guerre en Irak, l'autre baignant dans la lumière de la côte d'Azur.
Une histoire de désir, de secrets, un roman de formation époustouflant.
Marwan est le petit-fils d'Ali, un seigneur d'Irak célèbre pour les crimes qu'il a perpétrés sous le règne de Saddam Hussein. Le massacre des Kurdes à Halabja en 1988 lui vaudra le surnom d'Ali le Chimique. Lorsque le régime tombe en 2003, anéanti par les Américains, les seigneurs sont tués, capturés, disgraciés. Et leurs familles fuient. Marwan et ses parents s'exileront sur la Côte d'Azur, là où certains de ces grands hommes ont conservé de minuscules empires. Là, aussi, où Sergio a trouvé refuge après avoir fui le régime quinze ans plus tôt. Et Zelda, petite Française à la fureur de vivre, est happée par ce monde qui n'est en rien le sien, quand le jeune Marwan, écrasé par son héritage familial, devient pour elle objet de fascination. Zelda, comme sa famille, comme les Français d'alors, frémit quand elle voit la guerre à la télévision, quand elle entend "Bagdad", quand elle touche bientôt la peau de cet être venu d'ailleurs, engendré par un bourreau. Car la violence contient une méchante beauté, celle dont s'éprennent, honteux, les êtres entourés de paix.
Qu'advient-il alors quand ces différents personnages se rencontrent ? Jusqu'où peut-on aller pour vivre la vie d'un autre ? comment les contraires pourraient-ils être réunis après un massacre ?
Pour certains, l'Orient brille de mille feux ; pour d'autres, ces feux brûlent seulement. -
Du début des années 1970 à la fin des années 1980, Narval travaille aux Chantiers navals de La Seyne-sur-Mer. Ce temps restera celui de sa jeunesse et de la construction de son identité ouvrière. Quand se répand le bruit de la fermeture des Chantiers pour des raisons économiques, ses camarades et lui entrent en lutte, sans cesser de pratiquer leur métier avec la même application, tandis que l'amiante empoisonne lentement leur corps.
Dans un subtil mélange de lyrisme et de sobriété, Christian Astolfi compose la chronique d'une existence qui traverse l'évolution politique et sociale de la France de l'époque, tout en révélant les désirs et les peines d'un homme habité par les rêves d'un père qui aura voué sa vie à ce monde emporté.
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Le souffle de la Méditerranée : Voyages et légendes
Fabio Fiori
- Le Bruit du Monde
- 3 Octobre 2024
- 9782386010088
Fabio Fiori est un voyageur infatigable qui arpente les mers et se passionne pour l'histoire, la mythologie et le monde méditerranéen. De ses périples, il a ramené une passion pour les vents.
Ce livre n'est ni un journal de bord, ni un almanach, ni un récit de voyage, il est pourtant tout cela à la fois, et bien plus encore... Ces vents racontent une histoire millénaire de la Méditerranée et nous instruisent sur ses civilisations et ses cultures. Leurs noms et leurs origines renferment des contes et des légendes qui ont inspiré la littérature, les arts et les modes de vie. Qu'ils soient brises légères ou bourrasques violentes, ils rythment la vie méditerranéenne et sont depuis toujours indissociables des sociétés qui les côtoient.
Ce récit rempli de poésie est une déclaration d'amour à la Mare Nostrum, notre mer, et aux souffles qui l'animent. -
" A dix heures, Tallinn est vide, en suspension entre deux occupants. Ce silence d'une heure, une heure précisément, marque la césure entre quatre années de guerre et une nouvelle occupation soviétique de cinquante ans. Dans la partition estonienne, ce n'est même pas une pause : un simple soupir. "
En septembre 1944, les Allemands fuient l'Estonie qu'ils occupaient depuis trois ans, tandis que l'Union soviétique s'apprête à envahir de nouveau le petit État balte. Quelques Estoniens vont tenter de s'infiltrer dans cet interstice pour former un gouvernement indépendant et restaurer la République. Ils n'ont que quelques jours pour réaliser cette mission ; un navire envoyé par la résistance en exil doit les sauver de la descente du rideau de fer.
À leur tête, l'avocat Otto Tief, retiré de la vie politique depuis dix ans, soucieux d'accomplir son devoir et de retrouver sa famille à Stockholm. Tief s'engage aux côtés de son ami Jüri Uluots, dernier Premier ministre d'une République condamnée par l'Union soviétique de Molotov et de Staline. Autour d'eux cheminent la poétesse Marie Under, prise au piège d'une capitale assiégée, et tous les destins soumis aux décisions impossibles, aux renoncements et au déracinement.
Captivé par le silence entourant ces événements, Xavier Bouvet a souhaité raconter le sursaut des individus face à l'irruption de la violence et de l'inexorable, et décrire les résonances intimes du fracas de l'Histoire. Il compose une fresque haletante, dont on achève la lecture le coeur serré. -
Au bout du sentier en pente, un premier cabanon se cache derrière le violet d'un bougainvillier, c'est l'entrée de la crique de Longo Maï. Quelques panneaux indiquent aux touristes qu'ils sont arrivés dans ce paradis sauvage. Si la crique est un lieu de passage, elle est avant tout un lieu de vie où se côtoient la fougue des jeunes générations et la sagesse protectrice des anciens. La jeunesse, c'est Nine et Coco qui commencent à s'aimer mais Nine étouffe dans ce décor de huis clos à ciel ouvert. Elle veut découvrir le monde qui se cache au-delà des collines et elle finit par quitter la crique dans le secret d'une nuit. Alors que les habitants de Longo Maï commencent à remarquer son absence, un drame survient au coeur de cet été caniculaire qui pourrait mettre à mal la vie commune.
Découvrir
Les enfants de la crique, c'est accéder à une communauté au sein de laquelle le temps semble comme suspendu et plonger dans une ambiance tantôt douce, tantôt hostile. C'est retrouver la candeur de la jeunesse, ses sensations et les lieux qui l'ont façonnée. Si les changements survenus sont irrémédiables, le plus beau des refuges n'est-il pas souvent sous nos yeux ? -
Le pays des phrases courtes, c'est une région rurale à l'ouest du Danemark. L'héroïne, tout juste arrivée de Copenhague, s'y installe et tente de trouver de nouveaux repères dans une communauté isolée... Un roman où l'on navigue entre humour irrésistible et justesse implacable sur les relations sociales.
L'héroïne et narratrice de ce roman s'installe dans le Jutland après avoir longtemps vécu à Copenhague. Elle doit trouver de nouveaux repères dans cette communauté isolée, se faire une place au sein de l'environnement déconcertant de l'école où son compagnon enseigne la créativité à de jeunes bacheliers, et tenter de comprendre le langage et les modes de conversation impénétrables de la population locale. Pour couronner le tout, elle doit assumer son rôle de mère de nouveau-né et la rubrique de conseils aux lecteurs qu'elle tient pour un magazine.
Dans ce roman brillant et hilarant, Stine Pilgaard évoque l'aventure en terre inconnue des néoruraux, les relations humaines, les dilemmes et les chemins de traverse des relations sociales. -
" Nous vivons tant de vies à l'intérieur de la nôtre, des vies plus petites avec des personnes qui vont et qui viennent, des amis qui disparaissent, des enfants qui grandissent, et je ne suis pas sûre de savoir laquelle de mes vies est le cadre dans lequel s'inscrivent toutes les autres. "
Une femme est clouée au lit, fiévreuse. Sans pouvoir expliquer pourquoi, elle a soudain l'envie de relire la Trilogie new-yorkaise de Paul Auster. De là, elle commence à se remémorer des moments de sa vie, notamment sa vingtaine dans les années 1990, à l'aube du tournant de l'an deux-mille. Les méandres de ses souvenirs forment une prose magnétique nourrie de nostalgie et de réflexions existentielles irrésistibles. Le tout agrémenté de références réjouissantes à la littérature. Son existence semble se résumer à quatre relations dont un amour indélébile, une amitié sauvage, une rencontre électrique et éphémère. Elle en tire des portraits inoubliables dont les sujets sont à la fois celle qui raconte et ceux qui sont racontés, une perspective, des détails que l'on remarque ou pas, une histoire de relations qui se font et se défont avant que l'ère numérique ne vienne bouleverser les rapports humains. -
Un matin comme les autres, et au soir de sa vie, Anna décide de quitter son domicile en laissant derrière elle son mari Severino et le quotidien qu'ils partagent depuis leur jeunesse. Un an après ce surprenant départ, Severino part à sa recherche, décidé à parcourir toute la Sicile pour la retrouver. Ce voyage l'entraîne dans une danse entre passé et présent où les souvenirs embellis de Severino se heurtent aux traces du désir d'émancipation d'Anna. Ensevelis sous le poids des fantômes du passé, Anna et Severino devront reconsidérer les promesses qui les unissent et affronter leurs certitudes pour se dévoiler enfin. Avec La fugue d'Anna, Mattia Corrente signe un premier roman poignant sur fond de grande Histoire où trois quêtes identitaires se croisent pour reconstituer des vérités longtemps dissimulées.