Drame

  • Macbeth

    William Shakespeare

    Macbeth : Ce qu'un homme ose, je l'ose ! Viens à moi / Sous l'apparence de l'ours russe le plus farouche, / Du rhinocéros le plus hérissé, du tigre / Le plus féroce de l'Hyrcanie. Prends toute forme / Sauf celle-ci, et mes nerfs assurés ne trembleront pas. / Ou encore : revis, et défie-moi / Au combat à l'épée jusque sur la lande déserte / Et si je reste ici à trembler de peur, tu pourras me dire / Une poule mouillée.
    Va-t'en, va-t'en, / Horrible spectre, image sans substance ! (Acte III, scène IV)

  • Qui aime aller chez le dentiste ? Sans pathos, avec un humour mordant, le narrateur se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le Dr Spodek. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient une tragédie personnelle autrement plus pénible : comment faire le deuil de leurs deux filles ? Suivi de «Votre Maman» augmenté d'une scène inédite.

  • Huit heures ne font pas un jour forme ce que l'on appelle aujourd'hui une « mini-série » en cinq épisodes, diffusée à la télévision allemande d'octobre 1972 à mars 1973, et trois épisodes supplémentaires non réalisés. Cette minisérie décrit la vie quotidienne d'une famille de la classe ouvrière en Allemagne de l'Ouest, entre utopie prolétaire post-« 30 Glorieuses » et fresque sociale reflétant l'anticonformisme culturel des années 1970.
    Sans naturalisme feint ni goût prononcé pour la caricature sociale, Fassbinder y aborde les mécanismes d'oppression, l'aliénation par le travail à l'usine, lieu d'exercice de l'autorité des contremaîtres et des patrons, le désir d'émancipation par le travail chez les femmes, l'opportunisme insidieux de la presse, l'essor du consumérisme avec l'ouverture de l'Allemagne de l'Ouest au libéralisme occidental, ou des sujets plus tabous comme le désir amoureux des personnages âgées.
    Loin du documentaire social, c'est une démarche fictionnelle que privilégie Fassbinder, qui joue de manière délicieusement subversive avec les codes de la représentation télévisuelle. Dans une démarche totalement novatrice et visionnaire, comparable à celle des romanciers réalistes du 19e siècle, le réalisateur s'attache ici à la représentation d'un monde social, le milieu du prolétariat ouvrier, qui n'était traditionnellement pas « montré » dans les fictions télévisées.

  • Des intrigues politiques de Boris Godounov à la rivalité de Mozart et Salieri, en passant par la tragédie du visiteur de marbre : l'oeuvre théâtrale de Pouchkine est d'une richesse sans équivalent. Si l'on connaît bien en France la prose de l'auteur d'Eugène Onéguine et de La Fille du capitaine, la traduction de ses vers est un exercice de taille auquel peu se sont confrontés.
    Andreï Vieru, auteur, traducteur et musicien reconnu, s'attelle à la tâche. Dans cette nouvelle traduction, une attention particulière est portée à l'usage d'une langue française d'époque, celle dans laquelle Pouchkine, qui avait failli devenir un écrivain français, rédigeait luimême ses lettres.

  • Tendre et doux souvent, âpre et violent parfois, l'amour maternel est une force qui peut tout emporter sur son passage. À travers les neuf nouvelles de ce recueil, les auteurs explorent différentes facettes de ce sentiment et dressent des portraits de mères, entre rires et larmes.

  • Le roi s'amuse

    Victor Hugo

    De quoi s'agit-il ? D'un François Ier libertin et jouisseur, oublieux de ses devoirs, séduisant toutes les femmes, les violant même parfois, et de son valet, Triboulet, un fou méchant à la cour et mélancolique en privé, un père exclusif et jaloux d'une fille encore vierge.
    De cette pièce, Verdi a tiré un de ses chefs-d'oeuvre, Rigoletto.

  • Ce diptyque théâtral réunit deux récits familiaux, portés par la figure de Frida. La jeune enfant, figure muette mais toujours présente, provoque chez ses parents un besoin d'amour exclusif. Derrière l'apparente légèreté des échanges domestiques se déploie une chorégraphie de possession de l'enfant, avec chantage affectif et recherche permanente d'ascendant sur l'autre parent. Si la première pièce se concentre sur le trio père-mèreenfant, la seconde élargit le cercle familial aux grands-parents, à qui Elle et Magnus rendent visite pour les vacances au bord de la mer. L'insistance à affirmer le bonheur d'être là révèle peu à peu un profond malaise. Alors que les pleurs de la grand-mère semblent taire un terrible secret, Magnus décide de partir seul avec Frida sur la côte sud.
    Les compositions de Brattberg, musicien de formation classique, s'illustrent par la finesse d'un rythme syncopé, avec ses jeux d'échos et e ses silences. Une écriture musicale qui gagne en efficacité dramatique par son économie de mots Les mêmes scènes se répètent, avec de légères variations, où viennent se nicher, par la mise à distance et la dérision, la tension familiale et les obsessions individuelles

  • Haute surveillance

    Jean Genet

    Décor : une cellule de prison.
    Personnages : le surveillant et trois détenus : yeux-verts, vingt deux ans, condamné à mort ; maurice, dix-sept ans, qui lui voue une admiration sans bornes ; lefranc, voleur de vingt-trois ans dévoré par la jalousie. dans ce huis clos, tout est drame : un lit défait, un mot de trop. mais la tragédie naît d'une femme absente, celle que yeux-verts va laisser en mourant sur l'échafaud. maurice et lefranc la convoitent, se la disputent sous le regard de yeux-verts.
    Jusqu'au meurtre : lefranc étrangle maurice " j'ai fait ce que j'ai pu pour l'amour du malheur, dit-il. je suis vraiment tout seul ".
    Cette pièce en un acte a été créée au théâtre des mathurins le 26 février 1949.
    Jean genet en a remanié le texte en août 1985. cette nouvelle version est publiée ici pour la première fois.

  • Se basant sur des entretiens réalisés dans le cadre de l'élaboration d'un documentaire sorti en 2017, Christopher Hampton fait parler Brunhilde Pomsel, l'une des secrétaires de Joseph Goebbels, rentrée à son service en 1942. Oscillant entre le déni, la mauvaise foi et une naïveté affichée, la vieille dame se confie avec une franchise déconcertante sur son quotidien en temps de guerre, ses relations, et surtout son emploi de sténodactylo au ministère de la Propagande.
    La création française d'Une vie allemande a eu lieu le 26 août 2021 au Théâtre de Poche-Montparnasse dans une mise en scène de Thierry Harcourt et avec Judith Magre.

  • L'otage

    Paul Claudel

    Sygne de Coûfontaine doit épouser le préfet Turelure pour obtenir la libération du Pape, détenu en otage. En 1814, le roi est restauré, Georges, le cousin de Sygne, vient tuer Turelure, Sygne s'interpose et meurt. Turelure est nommé comte par le roi. Loin de se restreindre au temps précis de la Révolution et de l'Empire, L'Otage est l'illustration d'un débat universel, actuel et virulent à toutes les époques. Le conflit du Pape et de l'Empereur, la rivalité du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel, « l'Otage divin que les passions humaines essayent de s'arracher et de se partager », écrivait Claudel, est une situation qui s'est plusieurs fois présentée dans l'Histoire.
    (drame en trois actes).

  • REVUE L'AVANT-SCENE THEATRE n.1501 ; la réponse des hommes : variations sur neuf oeuvres de miséricorde Nouv.

    Librement inspirée des oeuvres de miséricorde, La Réponse des hommes se déploie en plusieurs fragments narratifs pour observer les plis et replis de la morale et des gestes d'entraide dans nos sociétés contemporaines. La Réponse des hommes a été créée dans une mise en scène de Tiphaine Raffier avec la distribution suivante : Sharif Andoura, Éric Challier, Teddy Chawa, Pep Garrigues, François Godart, Camille Lucas, Édith Mérieau, Judith Morisseau, Catherine Morlot, Adrien Rouyard et les musiciens Guy-Loup Boisneau, Émile Carlioz, Clotilde Lacroix et Romain Louveau.

  • La Roussalka porte le nom de ces créatures mythiques, les ondines, qui attirent par leur chant les hommes afin de les noyer. De cette figure issue de la mythologie internationale, Pouchkine a tiré une oeuvre envoûtante. Dans un monde fantastique, la fille d'un meunier succombe au charme d'un prince et se suicide en se jetant dans la Dniepr. Transformée en ondine, elle envoie à son cher et tendre qui vient de se marier la fillette née de leur amour afin de lui signaler que la jeune paysanne l'aime toujours et l'attend près de l'eau ; à ses risques et périls de répondre à cette invitation...

  • "The Normal Heart", dont l'action se déroule entre 1981 et 1984, est la première grande pièce sur le sida et la lutte contre l'épidémie. Fondateur d'ACT UP aux États-Unis, grand auteur et scénariste prolifique, Larry Kramer a écrit cette pièce vibrante en pensant à tous les amis qu'il a perdus, qu'il a pu secourir et qui ont partagé sa croisade.
    Dans les années 1980, à New York, Ned Weeks part en guerre contre l'inaction et l'indifférence face à l'épidémie de sida, dit « cancer gay », qui décime sa communauté. Ses amis agonisent et meurent autour de lui. Il s'indigne, agit, met sa colère au service d'un activisme sans concession. Il provoque des scandales médiatiques, il interpelle le maire. Avec le docteur Emma Brookner, il lutte pour mobiliser la population et sauver des vies.

  • Mauvaise farce, tragédie lucide, dystopie joyeuse... L'homme qui dormait sous mon lit esquisse un monde parfait ou` une prime d'indemnité serait allouée aux citoyens responsables qui hébergent un refugié, où une récompense supplémentaire leur serait accordée au cas où ledit refugié, pousse´ a` bout, se suiciderait, sans faire de tache. Zéro culpabilité. Parce qu'un bon migrant est un migrant qui se suicide, proprement, sans engager la responsabilité de la France, de l'Allemagne ou de l'Italie. Mais on compatit, naturellement. On n'est pas des chiens... La création de L'Homme qui dormait sous mon lit a eu lieu en août 2020 dans le cadre du festival « D'un été particulier », dans une mise en scène et des musiques de l'auteur, avec Muriel Gaudin, Silvie Laguna et Clyde Yeguete.

  • Été 1913. Depuis sa libération, Ed Morrell se bat pour que son ami, Jacob Heimer, échappe à la peine de mort. Frappée par ce combat, Charmian, épouse du célèbre écrivain Jack London, invite Ed dans leur vaste propriété, « La Maison du loup ». De cette rencontre naîtra le dernier grand roman de Jack London : Le Vagabond des étoiles. La création de La Maison du loup a eu lieu le 7 juillet 2021 au Théâtre du Chêne-Noir à Avignon dans une mise en scène de Tristan Petitgirard et avec la distribution suivante : Amaury de Crayencour (Jack London), Anne Plantey (Charmian London) et Benoit Solès (Ed Morrell).

  • Esther rencontre Pierre alors qu'elle vient de rompre son troisième mariage en s'enfuyant après le bal. Elle s'effondre une semaine après lors d'une interview télévisée durant laquelle elle présentait son dernier livre sur les bordels dans les camps de concentration. Ses jambes ne la soutiennent plus. Découvrant que ce phénomène a déjà affecté les femmes de sa famille avant elle, elle décide, avec l'aide de Pierre, d'enquêter sur ce mystère.
    Ce voyage entre présent et passé raconte l'histoire d'une famille sur quatre générations, à la recherche d'un secret dont seuls les corps ont gardé la mémoire.

  • À Saint-Louis, dans les années 1930, Amanda Wingfield vit dans un petit appartement avec ses enfants Tom et Laura, âgés d'une vingtaine d'années. Hantée par sa jeunesse perdue et aspirant à réparer ses échecs passés, elle échafaude pour sa fille des plans de mariage. Elle organise un dîner où elle convie Jim, un collègue de travail de Tom qu'elle compte lui présenter. Frappée d'un handicap indéfinissable qui la rend inapte à toute vie normale, Laura se croit, un court moment, libérée de son destin par un amour inespéré. Mais l'illusion se dissipe et le poids de cette joie inaccomplie fait basculer leurs existences...

  • REVUE L'AVANT-SCENE THEATRE n.1500 ; 88 fois l'infini Nouv.

    Après treize ans passés sans se voir, Philippe rend visite à Andrew, son demi-frère, pianiste virtuose et mondialement connu. Il apporte avec lui une vieille valise ayant appartenu à leur père disparu. Les secrets qu'elle contient ravivent leur rivalité et leur souffrance nées de ce père qui fut écrasant pour Philippe, aujourd'hui à la dérive, et absent pour Andrew. Pourtant, à mesure que tombent les masques, la colère les mène sur la voie du dialogue et de la reconstruction tandis que la vérité qui se dessine fera se rejoindre la petite et la grande histoire. La création de 88 fois l'infini a eu lieu le 29 septembre 2021 aux Bouffes Parisiens dans une mise en scène de Jérémie Lippmann et avec la distribution suivante : Niels Arestrup (Andrew) et François Berléand (Philippe).

  • A love suprême

    Xavier Durringer

    Bianca a passé sa vie à danser au Love Suprême, un peep-show de Pigalle. Mais elle n'a plus vingt ans, et on la remercie « gentiment » : il est temps pour elle de quitter les lieux. La danseuse revient sur ses années passées à danser nue de l'autre côté d'une vitre sans tain, sur ses rêves envolés et ses désirs inassouvis ; sur ses joies et ses peines.
    Au-delà de son histoire intime, c'est le portrait de sa génération qu'elle dépeint, ses désillusions et ses échecs. La vie de la nuit se révèle comme le négatif de la vie sociale et politique, avec ses faux-semblants, ses mensonges et ses hypocrisies.

  • Julie est une jeune athlète se préparant pour l'épreuve du huit cents mètres pour Jeux olympiques. Entre son père qui encourage le dépassement de soi, sa mère très protectrice et son frère qui souffre d'une anomalie cardiaque, la famille vit au rythme des exploits de l'athlète. Mais cet équilibre est fragile et vacille quand Julie se blesse en demi-finale. Les paroles de grands champions viennent inscrire cette histoire dans celle, universelle, diverse et toujours fascinante, des sportifs de haut niveau. La création de Je ne cours pas, je vole ! a eu lieu le 7 juillet 2021 au Théâtre du Roi-René à Avignon dans une mise en scène de Johanna Boyé et avec la distribution suivante : Laurent Paolini, Vanessa Cailhol, Youna Noiret, Olivier Dote Doevi, Axel Mandron.

  • Angels in America est une pièce qui se présente en deux volets : Le Millenium approche et Perestroïka.

    À New-York, à l'automne 1985, plusieurs histoires personnelles et plusieurs aventures collectives se conjuguent. Il y a Prior et Louis, qui s'aiment, mais la maladie (le sida) les sépare ; un couple mal accordé, Harper et Joe, troublé par une sexualité incertaine et des croyances religieuses pesantes ; un grand avocat d'affaires, Roy M. Cohn, impliqué dans les scandales financiers et politiques du parti de Reagan ou du maccarthysme antérieur, et dont la vie est aussi en danger ; il y a Belize, infirmier miséricordieux, lourd du double handicap d'être Noir et drag queen... Il y a aussi le fantôme d'Ethel Rosenberg et un Ange qui élit Prior comme prophète d'un Occident mal portant, avant de rejoindre ses congénères dans un paradis aride et déserté par Dieu... Tous aiment, souffrent, luttent, se mesurent à de grands enjeux, désemparés face au grand rêve perdu de l'Amérique

  • Ce texte est la version théâtrale du scénario du film Grâce à Dieu, écrit et réalisé par François Ozon. C'est une fiction, fondée sur des faits réels.
    Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d'enfants. Il se lance alors dans un combat, rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu'ils ont subi. Mais les répercussions et conséquences ne laisseront personne indemne.
    Après avoir recueilli, lors d'une longue enquête pour mon film, une multitude de paroles écrites et orales - mails, lettres, témoignages, dépôts de plainte, procès-verbaux, rapports d'expertise, interviews, aveux, conférences de presse, auditions -, j'ai voulu laisser une trace écrite de ces « paroles libérées ».


    L'écriture théâtrale m'a tout de suite semblé la forme idéale, car elle permet de donner aux parcours des personnages un statut mythologique, universel, représentatif de celui de nombreuses victimes.
    Alors que le cinéma joue sur l'identification et l'émotion directe, le théâtre permet de créer une distanciation, une réflexion plus politique, un outil de compréhension différent du monde.
    Ce récit en trois actes et un épilogue, construit en effet domino, dans la veine d'un théâtre documentaire, basé sur des paroles brutes, suit donc le parcours de trois personnages : Alexandre, François et Emmanuel.
    Ces trois hommes décident, chacun à leur manière, de libérer leur parole : l'un au sein de l'Église, le second à travers les médias et le dernier devant la justice.
    Le récit débute par un combat individuel, Alexandre face à l'institution catholique. Puis il passe le relais à François, qui crée un collectif, une association de défense des victimes. Et de ce collectif surgit une nouvelle victime, Emmanuel. Ces trois hommes mènent une lutte commune mais particulière à chacun dans son déroulé avec leurs propres armes et face à des répercussions familiales et sociales différentes.
    Donner une parole théâtrale à ces trois victimes est une façon pour moi de perpétuer leur combat, en espérant que l'institution catholique ose enfin affronter et régler la question de la pédophilie dans l'Église.
    François Ozon

  • American Buffalo : Don, propriétaire d'un magasin de brocante minable, a vendu une pièce pour quatre-vingt-dix dollars mais soupçonne après coup qu'elle vaut beaucoup plus. Lui et Bob prévoient alors d'aller récupérer la pièce et les deux acolytes profitent de l'absence de son nouvel acquéreur pour échafauder un cambriolage de son domicile. Un troisième larron, Teach, suggère qu'ils volent toute sa collection de monnaie, et plus encore...
    Partenaires : Quand Fox propose une idée brillante pour un film, lui et Gould semblent sur le point de voir aboutir avec succès leur projet et les deux collaborateurs de longue date rêvent de voir le cinéma leur ouvrir ses portes. Jusqu'à ce qu'entre en scène Karen, réceptionniste, qui va devenir l'objet d'un étrange pari entre eux...

  • Elisabeth Tudor, la reine vierge, règne sans partage sur l'Angleterre depuis plus de vingt ans.
    Éperdument amoureuse du jeune comte de Leicester, elle profite d'un séjour au château de Kenilworth pour lui avouer la passion qu'elle a pour lui et lui offrir le trône d'Angleterre.
    Mais elle ignore que Leicester a épousé secrètement la très belle et très jeune Amy Robsart.
    Entre les mortels dangers d'un refus et les séductions d'un destin royal, Leicester, manipulé par son valet le redoutable Varney, va se retrouver pris au piège.

    Cette pièce néo-élisabéthaine est une réécriture d'Amy Robsart de Victor Hugo. Christian Siméon en profite pour dépoussiérer le drame aux allures de tragédie classique et revient, par son écriture si personnelle, à une langue plus crue par endroits. Loin d'un effet de style gratuit et provocateur, cette langue parfois viscérale donne un contraste aux maintiens nobles des personnages, héritiers des princes antiques, et renforce l'horreur et l'injustice du drame implacable qui se joue.

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