Littérature générale

  • Jacqueline Jacqueline Nouv.

    C'est durant la réception internationale de La Plus Précieuse des marchandises que Jean-Claude Grumberg perd Jacqueline son épouse.
    Depuis, jour et nuit, il tente de lui dire tout ce qu'il n'a pas pu ou pas osé lui dire. Sans se protéger, ni rejeter ce qu'il ne peut ni ne veut comprendre, il dialogue avec la disparue.
    Incrédulité, révolte, colère se succèdent. Dans ses propos en cascades, réels ou imaginaires, qui évoquent la vie de tous les jours, Grumberg refuse de se raisonner, de brider son deuil. Les jeux de mots, l'humour, l'ironie, l'autodérision n'y changent rien.
    Dans ce livre, où alternent trivialité et gravité, entre clichés et souvenirs, l'auteur dit la difficulté d'exprimer ce qu'il ressent.
    Jean-Claude Grumberg fait son livre « pour et avec » Jacqueline, exaltant l'amour et l'intimité de la vie d'un couple uni pendant soixante ans.

  • Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.

    Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...

    Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.

    La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.

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  • Qui aime aller chez le dentiste ? Sans pathos, avec un humour mordant, le narrateur se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le Dr Spodek. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient une tragédie personnelle autrement plus pénible : comment faire le deuil de leurs deux filles ? Suivi de «Votre Maman» augmenté d'une scène inédite.

  • Neuf impromptus truculents et hilarants entre deux voisins qui se croisent dans la cage d'escalier de leur immeuble, quand chaque rencontre est l'opportunité pour l'un de questionner l'autre sur ses origines juives. Où comment en finir avec l'obstination des idées reçues sur la question.

  • Pleurnichard

    Jean-Claude Grumberg

    Comme un funambule sur son fil, Pleurnichard guide Jean-Claude Grumberg dans la traversée de sa vie.

    « En fait, je n'ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s'arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever ? Désormais, pour être sûr d'être tout à fait humain, je m'efforce et m'efforcerai de faire les trois ensemble. » J.-C. Grumberg

  • A la fin des années 1940, les employés et les responsables d'un atelier de confection, tous juifs, confient quelle a été leur expérience de la Seconde Guerre mondiale : la déportation, la vie dans la clandestinité, etc. Avec une présentation de la pièce et un dossier pédagogique.

  • 45 ça va

    Jean-Claude Grumberg

    Cinquante-deux saynètes, dont treize inédites, dans lesquelles deux individus échangent de savoureux dialogues déclenchés par la formule rituelle "Ça va ?", aussi faussement bienveillante, parfois, que la plupart du temps vide de sens. Entre Dubillard, Tardieu et Beckett, les questions et réponses se faufilent entre les lieux communs pour dénicher l'absurde hypocrisie des relations sociales ou la tendre complicité des vieux amis. Des conversations cocasses ou dramatiques, toujours décalées, pour dire l'absurdité du monde et la solitude humaine... sans perdre le sourire.
    Savoureux et hilarants, ces dialogues se prêtent aussi bien à la lecture solitaire et silencieuse qu'à la mise en scène.

  • Moman 10 fois

    Jean-Claude Grumberg

    Une pièce en onze conversations - dont six inédites - sur la relation touchante entre une mère et son fils. Avec humour et poésie, Grumberg ressuscite et magnifie les plaisirs, les angoisses et les maux (les mots) de l'enfance.

  • Dreyfus... (1974), L'Atelier (1979), Zone libre (1990), ces trois pièces réunies dans cette édition tissent entre elles une dimension fondamentale de l'oeuvre de Jean-Claude Grumberg. Traversées par la disparition de la communauté juive d'Europe centrale - question qui inscrit à tout jamais sa marque dans l'histoire du XXe siècle -, incarnées par des personnages impliqués dans cette histoire, ces pièces abordent de plain-pied le thème du Yiddishland. La première en propose un visage d'avant la Shoah, et les deux autres en transmettent la mémoire à travers le destin des survivants. Mobilisé par un affect exigeant - une empathie et une sensibilité à une culture -, Jean-Claude Grumberg construit une forme théâtrale dont les multiples résonances prolongent un monde qui ne vit plus que dans les oeuvres artistiques ou les archives de l'histoire.
    (Extrait de la postface de Jean Caune)

  • Les courtes

    Jean-Claude Grumberg

    «Jean-Claude Grumberg est l'auteur tragique le plus drôle de sa génération. (...) Dans ce «cauchemar de l'Histoire» dont parle Joyce, cauchemar dans lequel il a été jeté à sa naissance, Grumberg va «remonter la pente» en devenant un auteur comique, l'auteur d'un théâtre peuplé de «petites gens» d'une vérité à la fois cocasse, affectueuse et féroce. Grumberg n'est pas populiste, il est populaire. Il n'est pas naturaliste, il est naturel. Il n'est pas réaliste : il sonne réel avec cette simplicité pas du tout simple à obtenir, avec cette vérité qui est le produit d'un art aussi savant qu'invisible».
    Claude Roy

  • Les cinq personnages de cette pièce, Paul, Antoine, Linda, Henri et Marie sont tels des bêtes de laboratoires, les victimes choisies par Jean-Claude Grumberg, qui vont être surpris par l'infidélité.

  • " Pour un ex-apprenti tailleur désireux d'honorer la mémoire d'un père ex- tailleur pour hommes et dames, livrer un ouvrage si décousu frise l'indécence.
    Il est vrai que, de l'avis même des nombreux patrons - dix-huit en quatre ans - chez qui j'ai tenté d'apprendre le métier, je parlais trop en bougeant les mains afin de faire rire mes voisins pour être capable de coudre droit ou de réaliser une belle poche passepoilée. [...]Pendant ces travaux d'inventaire, tout en taillant et retaillant dans la fragile étoffe qui s'effiloche si vite, j'ai laissé venir à moi bien des souvenirs d'enfance, d'adolescence et, pourquoi le cacher, du troisième âge aussi. J'ai même rédigé en guise de note de lecture une sorte de conférence consacrée à la haine criminelle coiffée d'un chapeau de médecin que j'ai intitulée Une leçon de savoir-vivre. Titre qui aurait parfaitement convenu à l'ensemble de l'ouvrage si je n'avais pas fait le choix préalable de Mon Père. Inventaire. Cette Leçon, que vous trouverez en fin de volume, ce collage de textes ignobles, m'a paru un autre chemin - toujours l'arlequinade - pour évoquer et honorer la mémoire de mon père. "J.-Cl. Grumberg

  • Cinq visites comme cinq intermèdes ante mortem, sous forme de dialogues théâtraux teintés d'absurde, entre une mère victime d'Alzheimer, son fils et le directeur d'une maison médicalisée. Un texte déroutant, faussement joyeux, qui ouvre de manière inattendue une porte sur la légèreté.
    Jean se rend auprès de sa mère, pensionnaire d'un centre médicalisé. Ses visites sont l'objet de dialogues théâtraux teintés d'absurde entre un interne désemparé, un fils et sa mère. Des échanges fugaces où horaires de cantine et problèmes d'intendance du "petit personnel" sont matière à plaisanterie, comme pour créer un mince barrage contre un monde où "le pourquoi n'existe plus".
    Accueilli inlassablement par un "votre maman" alarmiste, le fils est pris à témoin dans des affaires qui tiennent davantage du burlesque que du drame. Sa mère, patiente réfractaire et insolente, jette son dévolu sur une chaise roulante qui n'est pas la sienne, distribue des coups de parapluie et refuse de se plier au règlement.
    Drôle de jeu que nous propose ici Jean-Claude Grumberg, celui d'une mort différée, repoussée sans cesse par les petits événements cocasses d'un quotidien fragile. En explorant le potentiel comique de l'Alzheimer qui occasionne quiproquos ou échanges incongrus, il ouvre de manière inattendue une porte sur la légèreté. Mais sous le rire pointent la fin inexorable et une forme de renoncement : le désarroi d'un fils face à la peur grandissante d'une mère dont la mémoire tremblante ne peut effacer les traumatismes du passé.
    Un texte déroutant, faussement joyeux, comme une dernière visite pleine de tendre ironie.

  • Ces treize saynètes à deux voix, installées dans la vie quotidienne, commencent toutes par «ça va ?» ou par «bravo !».
    De ces mots banals découlent des échanges amusants et rythmés qui mettent en question la pertinence des formules toutes faites. Quiproquos et jeux de mots se succèdent sans répit. On est pris pour un comédien avant-gardiste alors qu'on est prof de SVT, pour Simon, alors qu'on s'appelle Paul, ou pour un frère à qui on ressemble beaucoup alors qu'on est fils unique. On s'embrouille, on s'emmêle sur les intentions de son interlocuteur, qu'il s'agisse d'un médecin farfelu, d'un président élu par le hasard, ou d'un comédien qui aime à être hué.
    Une réflexion sur les codes et les habitudes langagiers d'hier et d'aujourd'hui, dans des situations improbables, impromptues et très drôles.

  • Comédien au placard, Georges est un jour sollicité pour reprendre au pied levé un rôle costumé de chat dans une minable salle de banlieue. La gloire, la vraie, sera sans doute pour plus tard, mais Georges veut croire que la roue tourne ; il renonce à des vacances en famille pour commencer les répétitions et reprend goût à la vie.
    Jusqu'à ce soir terrible où, sortant du théâtre, il est violemment agressé par une bande de jeunes. Démoli physiquement et moralement, il rejoint femme et en-fants au bord de la mer, cependant qu'un double haineux semble prendre possession de son être pour crier vengeance. Mais contre qui ?
    L'apparence, l'altérité, la violence et le hasard sont les thèmes moteurs de ce roman dérangeant, relevé par un rare sens du dialogue et un humour noir décapant.
    Le film de Jacques Otmezguine tiré de cette histoire, avec Pierre Arditi dans le rôle principal, s'intitule Un chat dans la gorge.

  • Duel (le)

    Jean-Claude Grumberg

    Dans la bonne société caucasienne, en 1890, Ivan Laïevski, homme cynique et débauché, vient se confier à son ami, le docteur Alexandre Saïmolenko : après avoir séduit une femme mariée, Nadejda, il a tôt fait de se lasser de cet amour et, accablé de dettes, il veut fuir à Saint-Pétersbourg pour recommencer sa vie.
    Nadejda est montrée du doigt comme une femme déchue à ne pas fréquenter, Laïevski est détesté de tous, et particulièrement de l'orgueilleux Von Koren, qui a promis de le liquider pour débarrasser la société de ce cynique personnage. Seul Alexandre le défend et montre de la compassion à son égard. Von Koren finit par provoquer Laïevski en duel.

  • Neuf impromptus truculents et hilarants entre deux voisins qui se croisent dans la cage d'escalier de leur immeuble, quand chaque rencontre est l'opportunité pour l'un de questionner l'autre sur ses origines juives. Où comment en finir avec l'obstination des idées reçues sur la question.

  • - Maman, maman, où tu es? Maman, maman, j'ai mal. Maman, tu n'es pas dans ton fauteuil? Elle n'est pas dasn son fauteuil. Ta télé n'est pas ouverte? Sa télé n'est pas ouverte. Même pas le transistor? Maman, où tu es? Maman, maman?
    - Pourquoi cries-tu?
    - Je cherche maman.
    - Ta maman n'est plus là.
    - Où elle est?
    - À ma droite.
    - À ta droite?
    - À ma droite.
    - Qui es-tu toi? Pourquoi je ne te vois pas?
    - Parce que.
    - Parce que quoi?
    - Parce que je suis Dieu.

  • H. H.

    Jean-Claude Grumberg

    Dans un futur indéterminé, le conseil municipal d'une petite ville de Bavière s'apprête à adopter le nom d'Heinrich Heine pour le nouveau collège. Mais ce qui semblait n'être qu'une simple formalité va s'avérer objet de discorde... Les deux H ont déjà été coulés dans le bronze. L'on cherche donc une célébrité locale dont les initiales correspondraient. Pourquoi pas Heinrich Himmler ? Pour départager les deux candidats, une lecture de textes sélectionnés parmi les oeuvres de l'un et les écrits privés et politiques de l'autre est alors organisée.

  • Enfin puisqu'il faut être clair - je l'ai juré, craché -, disons que rêver peut-être est un journal de bord, tenu à la nuit la nuit, par un scripteur orphelin se prenant pour hamlet - le fils des fils - et dérivant sans boussole, cramponné, transi de peur et de joie, au capuchon de sa plume d'oie, affrontant nuit après nuit, entre rêves et cauchemars, les plus hautes instances onirico-judiciaires.

    Attention les lois sont changées, désormais l'homme n'est comptable que de ses actions commises en rêve. la nuit a gagné sur le jour. la vie, la vraie, s'est réfugiée à jamais dans le sommeil.

  • " Je suis nerveux mon gros, tu vois, nerveux, excessivement nerveux, alors si tu veux qu'on cause en attendant la fin de nos programmes respectifs, applique-toi à ne pas me contredire, jamais, JAMAIS ! OK ? J'ai pas la tête, tu comprends ? J'ai pas la tête ! Ça me fait chier moi la blanchisserie, le ménage, les courses, les légumes, et tout ça ! Ça me fait chier, horriblement chier ! Je suis pas pour le propre moi, c'est pas mon truc à moi, le propre, pas du tout, je militerai plutôt pour le sale moi, le sale partout, le crade pour tous, oui, oui, c'est mon credo à moi, le sale, le crade, le cradingue, le crado !"
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  • Sortie de théâtre : tentative de récupération de répliques glanées dans la bouche même des spectateurs sortant du Théâtre du Vieux-Colombier.
    Une vie de "On" : récit autobiographique a la troisième personne. Un nouveau Job : Job est alité sur sa paillasse. Un ange lui rend visite. Bon Saint Etienne, priez pour nous... : rencontres autour d'une cabine téléphonique, puis violence dans la rue. Prions. Mystère de Noël et du Jour de l'an : la femme est sur le point d'accoucher. Joseph, dans le vent et la neige, l'amène jusqu'à l'hôtel cinq-étoiles, la nuit du 31.
    Avec légèreté et drôlerie, ces courtes pièces malmènent les hommes et leurs croyances.

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