Actes Sud

  • Qui aime aller chez le dentiste ? Sans pathos, avec un humour mordant, le narrateur se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le Dr Spodek. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient une tragédie personnelle autrement plus pénible : comment faire le deuil de leurs deux filles ? Suivi de «Votre Maman» augmenté d'une scène inédite.

  • La réunion de deux pièces à la croisée de trois entrées du programme de 6e : Le monstre, aux limites de l'humain Récits de création Résister au plus fort : ruses, mensonges et masques

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  • Neuf impromptus truculents et hilarants entre deux voisins qui se croisent dans la cage d'escalier de leur immeuble, quand chaque rencontre est l'opportunité pour l'un de questionner l'autre sur ses origines juives. Où comment en finir avec l'obstination des idées reçues sur la question.

  • Le premier atelier de ma vie fut ce lieu inutile dans les trois pièces de mon enfance où mon père travaillait avant-guerre, dans les années cinquante, ma mère se décida à nous en faire une chambre... Elle-même en attendant le retour de mon père travaillait comme finisseuse dans un atelier de confection pour hommes. Plus tard - nous n'attendions plus, ayant appris peu à peu le sens du mot "déporté" - devenu moi-même apprenti tailleur, j'ai bien connu d'autres ateliers...
    Cette pièce est écrite pour ma mère, et pour toutes celles et tous ceux que j'ai vu rire et pleurer dans mes nombreux ateliers...
    JCG

  • Qui aime aller chez le dentiste ? Un choeur, hérité des tragédies classiques, nous fait pénétrer dans l'intimité du cabinet du Dr Spodek. Un petit garçon, devenu narrateur, se souvient des séances trop fréquentes après-guerre chez le dentiste où l'emmenait sa mère. Mais à douleur, douleur et demie, le dentiste et sa femme vivaient une tragédie personnelle autrement plus pénible. Avec émotion, humour et tendresse, Jean-Claude Grumberg évoque ces parents orphelins de leurs enfants, face à leur deuil impossible.

  • 45 ça va

    Jean-Claude Grumberg

    Cinquante-deux saynètes, dont treize inédites, dans lesquelles deux individus échangent de savoureux dialogues déclenchés par la formule rituelle "Ça va ?", aussi faussement bienveillante, parfois, que la plupart du temps vide de sens. Entre Dubillard, Tardieu et Beckett, les questions et réponses se faufilent entre les lieux communs pour dénicher l'absurde hypocrisie des relations sociales ou la tendre complicité des vieux amis. Des conversations cocasses ou dramatiques, toujours décalées, pour dire l'absurdité du monde et la solitude humaine... sans perdre le sourire.
    Savoureux et hilarants, ces dialogues se prêtent aussi bien à la lecture solitaire et silencieuse qu'à la mise en scène.

  • Moman 10 fois

    Jean-Claude Grumberg

    Une pièce en onze conversations - dont six inédites - sur la relation touchante entre une mère et son fils. Avec humour et poésie, Grumberg ressuscite et magnifie les plaisirs, les angoisses et les maux (les mots) de l'enfance.

  • Dreyfus... (1974), L'Atelier (1979), Zone libre (1990), ces trois pièces réunies dans cette édition tissent entre elles une dimension fondamentale de l'oeuvre de Jean-Claude Grumberg. Traversées par la disparition de la communauté juive d'Europe centrale - question qui inscrit à tout jamais sa marque dans l'histoire du XXe siècle -, incarnées par des personnages impliqués dans cette histoire, ces pièces abordent de plain-pied le thème du Yiddishland. La première en propose un visage d'avant la Shoah, et les deux autres en transmettent la mémoire à travers le destin des survivants. Mobilisé par un affect exigeant - une empathie et une sensibilité à une culture -, Jean-Claude Grumberg construit une forme théâtrale dont les multiples résonances prolongent un monde qui ne vit plus que dans les oeuvres artistiques ou les archives de l'histoire.
    (Extrait de la postface de Jean Caune)

  • A la demande du président et sur les conseils de Maman chérie, Petite Puce envoie ses jouets préférés, Pinok et Barbie, à l'autre bout du monde, là où les enfants n'ont rien.

  • Les courtes

    Jean-Claude Grumberg

    «Jean-Claude Grumberg est l'auteur tragique le plus drôle de sa génération. (...) Dans ce «cauchemar de l'Histoire» dont parle Joyce, cauchemar dans lequel il a été jeté à sa naissance, Grumberg va «remonter la pente» en devenant un auteur comique, l'auteur d'un théâtre peuplé de «petites gens» d'une vérité à la fois cocasse, affectueuse et féroce. Grumberg n'est pas populiste, il est populaire. Il n'est pas naturaliste, il est naturel. Il n'est pas réaliste : il sonne réel avec cette simplicité pas du tout simple à obtenir, avec cette vérité qui est le produit d'un art aussi savant qu'invisible».
    Claude Roy

  • Les cinq personnages de cette pièce, Paul, Antoine, Linda, Henri et Marie sont tels des bêtes de laboratoires, les victimes choisies par Jean-Claude Grumberg, qui vont être surpris par l'infidélité.

  • Zone libre

    Jean-Claude Grumberg

    La zone libre, entre la pologne rêvée de dreyfus et l'atelier trop réel de mon enfance, la zone libre me semblait inaccessible.
    De plus, comme dans l'atelier, je voulais montrer mes juifs au milieu des autres, là où les juifs doivent vivre. je voulais les montrer sans les vanter - kafia a dit qu'on ne peut vanter ce qui est nôtre - mais surtout sans les humilier. je voulais célébrer à la fois leur courage et leur lâcheté, leur aveuglement et leur clairvoyance. il m'a fallu dix ans pour écrire la pièce. il serait plus juste de dire qu'il m'a fallu dix ans pour me faire à l'idée que cette pièce ne sera que ce qu'elle est, qu'elle ne dira pas tout du crime, du chaos, du malheur et de la désolation.
    Qu'elle restera cet objet hybride, coincé entre le rire et les larmes, la dérision et les souvenirs vécus, chuchotés, confiés par je ne sais trop qui à l'enfant que je fus. il m'a fallu dix ans pour accepter qu'elle parle si mal de vengeance, vengeance inassouvie parce qu'inassouvissable.

  • Cinq visites comme cinq intermèdes ante mortem, sous forme de dialogues théâtraux teintés d'absurde, entre une mère victime d'Alzheimer, son fils et le directeur d'une maison médicalisée. Un texte déroutant, faussement joyeux, qui ouvre de manière inattendue une porte sur la légèreté.
    Jean se rend auprès de sa mère, pensionnaire d'un centre médicalisé. Ses visites sont l'objet de dialogues théâtraux teintés d'absurde entre un interne désemparé, un fils et sa mère. Des échanges fugaces où horaires de cantine et problèmes d'intendance du "petit personnel" sont matière à plaisanterie, comme pour créer un mince barrage contre un monde où "le pourquoi n'existe plus".
    Accueilli inlassablement par un "votre maman" alarmiste, le fils est pris à témoin dans des affaires qui tiennent davantage du burlesque que du drame. Sa mère, patiente réfractaire et insolente, jette son dévolu sur une chaise roulante qui n'est pas la sienne, distribue des coups de parapluie et refuse de se plier au règlement.
    Drôle de jeu que nous propose ici Jean-Claude Grumberg, celui d'une mort différée, repoussée sans cesse par les petits événements cocasses d'un quotidien fragile. En explorant le potentiel comique de l'Alzheimer qui occasionne quiproquos ou échanges incongrus, il ouvre de manière inattendue une porte sur la légèreté. Mais sous le rire pointent la fin inexorable et une forme de renoncement : le désarroi d'un fils face à la peur grandissante d'une mère dont la mémoire tremblante ne peut effacer les traumatismes du passé.
    Un texte déroutant, faussement joyeux, comme une dernière visite pleine de tendre ironie.

  • Tandis que la bataille fait rage entre les Iqs et les Oxs, Petite Ox porte secours à Petit Iq, près de mourir de soif. Fuyant la colère et la folie guerrière de leurs pères, les deux enfants partent en quête d'un nouveau lieu où vivre ensemble.

  • Ces treize saynètes à deux voix, installées dans la vie quotidienne, commencent toutes par «ça va ?» ou par «bravo !».
    De ces mots banals découlent des échanges amusants et rythmés qui mettent en question la pertinence des formules toutes faites. Quiproquos et jeux de mots se succèdent sans répit. On est pris pour un comédien avant-gardiste alors qu'on est prof de SVT, pour Simon, alors qu'on s'appelle Paul, ou pour un frère à qui on ressemble beaucoup alors qu'on est fils unique. On s'embrouille, on s'emmêle sur les intentions de son interlocuteur, qu'il s'agisse d'un médecin farfelu, d'un président élu par le hasard, ou d'un comédien qui aime à être hué.
    Une réflexion sur les codes et les habitudes langagiers d'hier et d'aujourd'hui, dans des situations improbables, impromptues et très drôles.

  • Mme Zonzon, raccommodeuse de couples déchirés, est débordée : le couple Poucet bat de l'aile, M. Bleu, Barbe de son prénom, hésite à la veille de son huitième mariage et la Princesse a pris tellement de poids qu'elle ne peut plus chausser ses pantoufles. Mais Zonzon aura-t-elle le temps de réaliser son rêve d'écrire des contes oe

  • Comédien au placard, Georges est un jour sollicité pour reprendre au pied levé un rôle costumé de chat dans une minable salle de banlieue. La gloire, la vraie, sera sans doute pour plus tard, mais Georges veut croire que la roue tourne ; il renonce à des vacances en famille pour commencer les répétitions et reprend goût à la vie.
    Jusqu'à ce soir terrible où, sortant du théâtre, il est violemment agressé par une bande de jeunes. Démoli physiquement et moralement, il rejoint femme et en-fants au bord de la mer, cependant qu'un double haineux semble prendre possession de son être pour crier vengeance. Mais contre qui ?
    L'apparence, l'altérité, la violence et le hasard sont les thèmes moteurs de ce roman dérangeant, relevé par un rare sens du dialogue et un humour noir décapant.
    Le film de Jacques Otmezguine tiré de cette histoire, avec Pierre Arditi dans le rôle principal, s'intitule Un chat dans la gorge.

  • Josie, sa mère et bonne-maman sont sur la planète Paumée. Du temps de la jeunesse de bonne-maman, les humanoïdes vivaient pourtant sur la planète Terre, mais ils en ont été chassées de la Terre, par les robots qui ont pris le contrôle. Bonne-maman raconte alors à Josie sa chère vieille terre. Du temps de la jeunesse de bonne-maman, les hommes ont fabriqué les robots pour se simplifier la vie, ils ont conçu un tas de robots serviteurs de plus en plus sophistiqués afin qu'ils accomplissent toutes les tâches du quotidien à leur place. Ainsi sont apparus les robots jardiniers, les robots cuisiniers, et même les robots animaux. Peu à peu, les hommes ont commencé à les introduire partout, jusqu'aux commandes des armées, alors les robots se sont unis et ont pris le contrôle de la Terre. Le Très Haut Conseil des Robots a pris la décision d'expulser tous les humanoïdes pour sauver la planète menacée par la pollution des humains et de les envoyer sur Paumée. Bonne-maman a dû se déguiser pour échapper aux robots, elle est devenue caporal-chef dans l'armée des robots. Elle raconte à Josie sa chère vieille terre : les couchers de soleil rougeoyants, les matins brumeux sur la plage à marée basse et les arbres aussi hauts que les montages enneigées. Reste un mystère : qu'est-il arrivé au papa de Josie ?

  • Duel (le)

    Jean-Claude Grumberg

    Dans la bonne société caucasienne, en 1890, Ivan Laïevski, homme cynique et débauché, vient se confier à son ami, le docteur Alexandre Saïmolenko : après avoir séduit une femme mariée, Nadejda, il a tôt fait de se lasser de cet amour et, accablé de dettes, il veut fuir à Saint-Pétersbourg pour recommencer sa vie.
    Nadejda est montrée du doigt comme une femme déchue à ne pas fréquenter, Laïevski est détesté de tous, et particulièrement de l'orgueilleux Von Koren, qui a promis de le liquider pour débarrasser la société de ce cynique personnage. Seul Alexandre le défend et montre de la compassion à son égard. Von Koren finit par provoquer Laïevski en duel.

  • Dans un pays aussi lointain qu'imaginaire, le roi va mourir. L'ennemi est aux portes du royaume. Marie des grenouilles doit sauver le pays en trouvant un prince charmant dans le monde des grenouilles. Mais, sans fée ni baguette magique, le monde des batraciens est aussi noir que celui des hommes. Marie découvre enfin le prince brillant, qui, en lieu et place de la guerre, propose la paix, " qui est bonne pour tout le monde".

  • Bibi reçoit pour les vacances son correspondant intergalactique à la tête de poireau. Ensemble, ils vont vivre une aventure nocturne extraordinaire, créer un monstre étonnant prénommé "Golom", ou encore essayer la téléportation.

  • Neuf impromptus truculents et hilarants entre deux voisins qui se croisent dans la cage d'escalier de leur immeuble, quand chaque rencontre est l'opportunité pour l'un de questionner l'autre sur ses origines juives. Où comment en finir avec l'obstination des idées reçues sur la question.

  • - Maman, maman, où tu es? Maman, maman, j'ai mal. Maman, tu n'es pas dans ton fauteuil? Elle n'est pas dasn son fauteuil. Ta télé n'est pas ouverte? Sa télé n'est pas ouverte. Même pas le transistor? Maman, où tu es? Maman, maman?
    - Pourquoi cries-tu?
    - Je cherche maman.
    - Ta maman n'est plus là.
    - Où elle est?
    - À ma droite.
    - À ta droite?
    - À ma droite.
    - Qui es-tu toi? Pourquoi je ne te vois pas?
    - Parce que.
    - Parce que quoi?
    - Parce que je suis Dieu.

  • H. H.

    Jean-Claude Grumberg

    Dans un futur indéterminé, le conseil municipal d'une petite ville de Bavière s'apprête à adopter le nom d'Heinrich Heine pour le nouveau collège. Mais ce qui semblait n'être qu'une simple formalité va s'avérer objet de discorde... Les deux H ont déjà été coulés dans le bronze. L'on cherche donc une célébrité locale dont les initiales correspondraient. Pourquoi pas Heinrich Himmler ? Pour départager les deux candidats, une lecture de textes sélectionnés parmi les oeuvres de l'un et les écrits privés et politiques de l'autre est alors organisée.

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