• Lorsque la narratrice arrive à Hollywood pour y effectuer une recherche biographique sur Buster Keaton, elle ne sait pas encore que son enquête va bifurquer dans une direction très personnelle, réveillant le souvenir d'Henri, ce frère « différent » qui l'a accompagnée pendant toute son enfance. Quel rapport entre ce garçon dont le développement mental s'est interrompu, et le génie comique qui deviendra l'un des inventeurs du cinéma ? Henri semble perpétuellement ailleurs. Encombré d'un corps dont il ne sait que faire, il doit subir la rééducation musculaire quotidienne que lui impose son père, et qui ressemble à une suite ininterrompue de tortures. Joseph Frank Keaton Jr, dit « Buster », naît un siècle plus tôt dans une famille de saltimbanques dont il devient bientôt la vedette, lorsque son père découvre qu'il semble insensible à la douleur. En effet, Keaton père a inventé un numéro de music-hall dans lequel son fils est soumis à une série de chocs extrêmement violents tout en gardant un visage impassible. De cette enfance maltraitée naîtra, des années plus tard, une oeuvre cinématographique où le burlesque se mêle à une poésie d'une infinie subtilité.

  • Lorsqu'elle se retrouve seule, à l'abri des regards, Anna entend des voix, aperçoit des lumières derrière les rideaux, surprend des ombres dans le couloir. Elle sait qu'elle appartient à un autre monde, qui n'obéit pas aux mêmes lois que le monde ordinaire.

    Cela l'effraie, et la remplit de honte.

    Est-ce pour la protéger d'un danger que, depuis l'âge de douze ans, Anna doit avaler des comprimés prescrits par un certain Georg ? De quelle maladie souffre-t-elle ? Dans quel état se retrouverait-elle si elle abandonnait le traitement ?

    Une bête aux aguets est l'histoire d'une jeune fille qui découvre qu'elle est habitée par la peur : celle de se métamorphoser en une créature dont elle n'ose prononcer le nom. Mais ce phénomène qu'elle ne peut expliquer est peut-être la promesse d'un autre changement. Dans ce roman voué à l'inquiétante étrangeté, Florence Seyvos nous conduit au coeur du mystère qu'elle ne cesse d'explorer, de livre en livre, avec obstination.

  • La sainte famille

    Florence Seyvos

    Hantée par les lieux de son enfance, Suzanne se souvient. De la maison d'été aux portes closes, des jeux au bord du lac avec son frère. Puis il y avait les adultes. L'oncle pervers, le maître d'école sadique, la cousine tyrannique. Odette qui seule prenait soin d'eux... Que me manque-t-il, se demande Suzanne. Comme Ariane dans le labyrinthe, elle revisite les lieux et les moments où tout s'est joué.

  • Thomas a rendez-vous avec le docteur Zblod qui ne l'ausculte pas, ne regarde ni sa gorge ni ses oreilles. Ce n'est pas ce genre de docteur. C'est un spécialiste des angoisses et des cauchemars. On peut lui dire tout ce qui nous passe par la tête, a dit maman. Thomas craint que cette phrase n'agisse comme une malédiction, et que n'importe quoi, absolument n'importe quoi lui passe par la tête. « - Les cauchemars que tu fais le jour, est-ce que ce sont toujours les mêmes ? a demandé le docteur. - Il y en a plusieurs sortes. Mais il y en a un qui revient plus souvent que les autres. - Est-ce que je peux te demander de quel cauchemar il s'agit, si ce n'est pas indiscret ? C'était un moment important, parce que j'allais prononcer le nom qui compte le plus dans ma vie. » Le nom qui compte le plus dans la vie de Thomas, depuis qu'il a vu le film, c'est celui de Nanouk l'Eskimo.

  • Les apparitions

    Florence Seyvos

    « Depuis l'âge de cinq ans, José aimait se prendre pour une voiture. Il était très maigre, mais ses gestes prenaient beaucoup de place, et ses éclats de rire étaient sans appel. » Alice est la soeur de José. Ils ont grandi ensemble. Un jour, Alice a mystérieusement rejoint les adultes. José, lui, a continué à attendre. C'est un enfant « différent », disent les autres. Les autres, Alice a appris très tôt à les connaître. Leurs gestes sont sans grâce, leur coeur sans amour, leur vie sans joie. Disons qu'il s'agit de la bourgeoisie française. Et toute cette laideur lui saute à la figure. Heureusement qu'elle a de l'humour, sans cela elle risquerait bien de succomber.

  • La maîtresse avait accueilli Pascal sans amabilité : Qu'est-ce que tu as fait pour avoir cette tête d'ahuri ? Rien.
    Ma mère est morte, lui avait-il répondu. Le problème, c'est que la mère de Pascal n'était pas du tout morte. C'était sorti tout seul. Et maintenant les ennuis commençaient. Le téléphone sonna à la maison, c'était la maîtresse qui présentait ses condoléances. Pascal eut une idée géniale. Il ouvrit la bouche et fit un mensonge. Ce que la vie pouvait être fatigante !

  • Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
    Bien qu'à y penser. ils se ressemblent assez.
    Par exemple le jour oú j'ai été le chef, ou le jour oú personne n'avait envie de rire parce que le maître martyrisait thierry balleau qui avait fait 19 fautes à sa dictée. il y a le jour oú nous sommes allés chez les lesueur et oú j'ai dû jouer avec philippe, que j'aime de moins en moins, et qui a dit devant tout le monde que nous allions nous marier. ou bien le jour oú notre classe de catéchisme est allée se confesser pour la première fois.
    Moi j'en avais cinq, des péchés. j'ai pensé que ça serait un bon chiffre.
    On ne se souvient pas forcément de ce qu'on voudrait. je me souviens du jour oú j'avais été faire les courses, oú la bande de bruno bousse s'est moquée de moi, pour une histoire de saucisson. là ça été vraiment injuste, c'est moi qui ait été punie, - alors que j'étais obligée de faire ce que j'ai fait.
    Une histoire en épisodes qui rappelle la guerre des boutons, et montre que les choses ne sont jamais ni si simples, ni si compliquées qu'on croit.

  • " J'ai été inconditionnelle jusqu'au début de notre liaison.
    Je n'ai pas supporté qu'il devienne accessible. Je voulais qu'il reste sur son piédestal. Je voulais qu'il m'aime, mais pas qu'il soit amoureux de moi. D'une certaine manière, j'ai instantanément cessé de l'aimer et n'ai eu de cesse de vouloir rétablir, par des artifices, l'équilibre rompu. Plus tard, j'ai souffert comme tout le monde, j'ai été désespérée, humiliée. Mais la douleur la plus profonde, celle qui me laissa inconsolable, la douleur première qui causa toutes les autres, fut la tristesse de le voir tomber dans mes bras.
    "

  • Depuis l'enfance, Jane Goodall ne désire qu'une chose : comprendre les animaux. Mais elle devient secrétaire et elle enchaîne les petits boulots à Londres. La jeune fille les considère comme une étape. La chance se présentera un mercredi matin sous la forme d'une lettre d'une ancienne camarade de classe l'invitant à passer des vacances au Kenya. Sur place, un anthropologue et paléontologue a besoin d'une secrétaire. En vérité, il est très impressionné par les vastes connaissances de la jeune fille sur la faune et la flore africaines. C'est ainsi qu'a commencé l'histoire de Jane Goodall. Elle raconte dans ce livre son parcours depuis Bournemouth jusqu'à la réserve de Gombe et sa rencontre avec les chimpanzés.

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  • Il était une fois un petit tyrannosaure qui n'avait pas d'amis parce qu'il les avait tous mangés. Il avait essayé de se retenir très fort, mais il avait toujours si faim, si faim, qu'il se jetait sur chaque nouvel ami et n'en faisait qu'une bouchée. Ce jour-là, le petit tyrannosaure venait juste d'avaler son dernier nouvel ami. Il pensa qu'il était seul désormais, totalement seul dans la grande forêt. Il fut pris d'une immense tristesse et se mit à pleurer. Puis il sentit qu'il commençait déjà à avoir faim, et il se mit à pleurer encore plus fort. Heureusement, quelqu'un s'approchait. Quelqu'un qui savait comment faire pour ne pas être mangé. Quelqu'un qui allait changer la vie du petit tyrannosaure. Pour toujours.

  • C'est ce soir que la tempête arrive, mais Clarisse n'a pas du tout peur. Elle a hâte que ça commence. Le vent va souffler très fort ! Clarisse se demande si le vent va déraciner la maison. En tous cas, ce qui est bien, c'est la maison qu'ils improvisent, ses parents et elle, dans... son lit !

  • Dans un village du sud de la France, les enfants jouent à la guerre. Un matin, leurs pères partent au front. Quelques mois plus tard, le père de Victor apparaît dans ses rêves. Victor comprend alors que son père est mort.

  • C'est un grand jour pour Charlotte et Mona. Aujourd'hui, elles vont entrer dans leur nouvel appartement. Chacune y aura sa chambre. Dans celle de Charlotte, il y a un grand placard. Dans celle de Mona, il y a une cheminée. Mais... cela voudra dire que leurs peluches seront séparées ? Et où lira-t-on une histoire ce soir ?

  • Clémence est devant la porte, pas tranquille. Papa est convaincu qu'elle est très contente de dormir chez sa copine Salomé. Mais comment ça va être, de dormir, de dîner, de prendre son bain chez des gens quelle ne connaît même pas ? Et Salomé, peut-être quelle est entièrement différente chez elle et à l'école... ?

  • Au rayon peluches du grand magasin, il y a des piles de girafes, des centaines d'ours blancs ou bruns, des lions, des phoques, et un mogwaï aux yeux tendres, brillants, un mogwaï irrésistible.
    Marion passe la main dans la fourrure du mogwaï. elle pourrait revenir lundi, pour l'acheter avec son argent du mois. mais elle est sûre que quelqu'un va venir dans les cinq minutes et l'emporter. elle ramasse le sac avec la jupe et y fourre le mogwaï. elle en a presque un arrêt cardiaque mais il n'y a aucun problème. aucun problème jusqu'au retour à la maison. un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.

  • Il prête ses devoirs, range sa chambre, partage son goûter, n'a que des amis. Jean est un garçon parfait. C'est donc à l'unanimité qu'il a été choisi pour défiler dans les rues du village, porter le gros gâteau à la crème et traverser la rivière, le jour de la fête du Grand Prix. C'est un honneur, une joie d'être élu. Pourtant, pour la première fois de sa vie, Jean dit non. Pourquoi ? Personne n'y comprend rien. La punition est à la hauteur du désarroi de la population : Jean est envoyé en prison. Tout le monde est contre lui. Tout le monde, sauf une personne : sa grand-mère, la voyageuse. Est-ce que ça suffit pour le sauver oe

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