• S'inspirant de l'histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l'auteure irlandaise se glisse dans la peau d'une adolescente nigériane, Maryam. Tout commence par l'enlèvement de plusieurs jeunes filles après l'irruption d'hommes armés dans l'enceinte d'une l'école, puis la traversée de la jungle en camion et l'arrivée dans le camp, où la faim, la terreur et le désarroi deviennent le lot quotidien des prisonnières.
    Mais le plus difficile commence quand Maryam parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eue durant sa captivité. Après des jours de marche, et alors qu'elle a enfin pu rejoindre son village, elle se retrouve en butte à la suspicion des siens et à l'hostilité de sa propre mère. Victime, elle devient coupable d'avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l'ennemi...

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  • PORTRAIT DE JOYCE EN COUPLE.
    Suivi d'une postface de Pierre-Emmanuel Dauzat, intitulée LE YIDDISH DE JOYCE (Balbutiements sur une traduction).

    Edna O'Brien n'a jamais caché que James Joyce lui avait ouvert les portes de la littérature. Vibrant hommage à un « mec funnominal » - mot emprunté à Joyce - et à son stupéfiant corps-à-corps avec la langue, James & Nora retrace la vie de l'artiste en couple, depuis sa rencontre à Dublin en juin 1904 avec une belle fille de la campagne originaire de Galway, Nora Barnacle, jusqu'à sa mort, en 1941. Leur fuite en Italie, la naissance de leurs enfants, leur misère matérielle, leur flamboyante vie sexuelle, et aussi leurs deux solitudes, Edna O'Brien les concentre en autant de fulgurants instantanés.
    Dans une passionnante postface, Pierre-Emmanuel Dauzat, son traducteur, éclaire sa proximité avec l'écriture réputée si complexe de James Joyce. Le « yiddish de Joyce », ce creuset de langues - dix-sept - qu'il écrivait toutes en anglais, serait « plus familier à Edna O'Brien qu'à d'autres lecteurs européens pour une raison évidente : elle connaît la prononciation de l'anglais dans les différentes régions de l'Irlande [...] et pratique aussi, comme une seconde langue maternelle (pourquoi n'y en aurait-il qu'une ?), l'anglais irlandais. » De fait, ce volume si bref se déploie telle une étoffe précieuse miroitant en d'infinis reflets, dont chacun est une nouvelle invitation à la lecture.

  • Michen est de retour au pays. Celui qui, à dix ans, a volé un fusil, sème la terreur sur son passage. Il rackette, menace, insulte la population, bien trop effrayée par de possibles représailles pour le dénoncer. Enfermé dans sa solitude depuis la mort de sa mère, il ne répond qu'aux voix qui résonnent dans sa tête.
    Eily, nouvelle venue au village, vient de s'installer avec son fils de quatre ans dans une maison abandonnée au milieu des champs. Sa beauté lumineuse et sa liberté fascinent, en même temps qu'elles suscitent la méfiance. Quand elle disparaît avec l'enfant, on croit d'abord à une fugue...
    S'inspirant d'un fait divers qui bouleversa un petit village du comté de Clare en 1994, Edna O'Brien nous entraîne au plus près du délire psychotique d'un meurtrier, alternant de manière troublante les points de vue, celui du protagoniste, ceux de l'entourage et ceux de ses victimes, dans un saisissant roman polyphonique, où l'effroi le dispute à la compassion.Edna O'Brien ne finit pas de narrer la beauté et la sauvagerie de cette terre où elle est née. Christine Ferniot, Télérama.Traduit de l'anglais (Irlande) par Pierre-Emmanuel Dauzat.

  • Dès qu'il arrive à Cloonoila, un trou perdu en Irlande, l'étranger suscite la fascination. Vladimir Dragan, originaire du Monténégro, entend s'établir comme guérisseur. Fidelma, très belle, mariée, tombe sous le charme. Mais un jour Dragan est arrêté. Recherché par toutes les polices, il est inculpé pour génocide, nettoyage ethnique, massacres, tortures, et emmené à La Haye, où il devra rendre compte de ses crimes.
    Au-delà de la guerre civile de Bosnie, de la figure de Radovan Karad i , dont elle s'est inspirée, Edna O'Brien nous conte le destin d'une femme ordinaire à l'existence ravagée pour avoir vécu, sans savoir à qui elle avait affaire, une brève histoire d'amour avec l'un des monstres les plus sanguinaires du XXe  siècle.
        La grande Edna O'Brien a écrit son chef-d'oeuvre.  Philip Roth.
      Un splendide roman sur le mensonge et l'innocence.  Florence Noiville, Le Monde des livres.
      Un portrait de femme bouleversant.  Christine Ferniot, Télérama.

  • Née en 1930 au fin fond de l'Irlande, Edna O'Brien publie son premier roman en 1960. Les Filles de la campagne fait scandale et est interdit en Irlande pour cause d'obscénité. Mais c'était compter sans l'opiniâtreté de la jeune femme qui décide qu'elle sera avant tout mère et écrivain et que rien, jamais, ne l'éloignera de sa table de travail. C'est avec naturel, tendresse et lucidité que, cinquante et quelques années plus tard, l'auteur de Crépuscule irlandais, cette femme libre, cette créatrice farouchement attachée à son indépendance, raconte ses réussites et ses échecs, ses joies et ses chagrins, ses rencontres, ses combats.
    Un événement littéraire. Seule Colette avait ainsi réfléchi à l'ardeur de la femme indépendante dans sa vie de femme et d'écrivain. Philip Roth. De l'ombre à la lumière, ces confessions sont un magnifique hommage à la liberté. Et les clefs d'une oeuvre ô combien sulfureuse.

  • "Cher Luke, J'ai quelque chose d'énorme à te demander. Je sais que c'est épouvantable, mais je crois que je vais être mère et j'ai peur. Pourraisje rester ici un petit moment ? Je ne me mettrai pas entre tes pattes. Je le promets. [...] Je t'ai dit que j'étais plus vieille parce que j'aimerais bien. Ce serait mieux si je l'étais. Je ne me suis jamais sentie jeune. Jamais. [...] J'irai bientôt voir un docteur. La personne de qui il est, c'est la dernière personne de qui il devrait être. Je préférerais ne jamais le dire. À la campagne, les choses deviennent très obscures. J'aimerais vivre en ville, parce que si tu hurles quelqu'un peut t'entendre. J'aimerais aller à la campagne, bien sûr, pour l'air frais et les rafales de vent. J'irai à l'hôtel de toute façon et, quand tu liras ceci, ne sois pas gêné si tu peux pas me recevoir ici. On sera toujours amis. Mary" Mary n'est qu'une petite fille lorsque son père la viole pour la première fois, au milieu des tourbières. Quand, après des années de violences répétées, elle tombe enceinte, une voisine compréhensive accepte de l'accompagner en Angleterre pour avorter. Mais tout se sait à la campagne et le drame de Mary, relayé par une meute de conservateurs intégristes, devient vite un scandale national. L'Irlande entière se révolte, hurle au crime et réussit à rattraper la jeune fille. Les redresseurs de torts catholiques sont prêts aux dernières extrémités pour qu'elle garde son bébé, son propre père n'est pas le dernier à clamer publiquement son indignation. La violence physique et verbale qu'Edna O'Brien met ici en oeuvre, dans une Irlande rurale et rétrograde qu'elle a bien connue, trouve son pendant dans le vibrant portrait d'une très jeune femme silencieuse et secrète, d'une bouleversante densité.

  • UN CRPUSCULE IRLANDAIS. Au dbut du roman, Dilly vient de quitter la maison du
    village irlandais o elle vit depuis son mariage pour se rendre l'hpital de
    Dublin. ge et malade, elle espre une visite de sa fille, la mystrieuse et
    trange lonora, qui lui a toujours tendu le miroir de l'mancipation et de la
    libert. Dilly, la faveur de ses longues heures d'attente et de souffrance,
    se souvient de son propre pass: sa fuite aux tats-Unis dans les annes
    vingt, sa fascination pour New York, son premier travail comme bonne tout
    faire, et puis le rve qui tourne court, la trahison amoureuse qui la renvoie
    en Irlande pour un mariage de raison et de longues annes d'ennui Rusheen,
    essentiellement occupes crire sa fille des lettres dchirantes. lonora
    elle aussi a eu tt fait de quitter la campagne irlandaise: chasse de son
    pays cause de ses livres sulfureux, elle vit Londres, mal marie galement.
    Quand elle finit par se rendre au chevet de sa mre, c'est en coup de vent:
    elle venait Dublin pour une confrence. Dans sa prcipitation, elle oublie
    ses carnets... Edna O'Brien, dans ce livre fivreux et inspir, met
    admirablement en scne la relation tumultueuse entre ces deux femmes, crivant
    de fait un grand roman de l'amour maternel.

  • « L'histoire d'un homme de l'IRA venu dans le Sud, qui prend ses quartiers dans une grande maison où une vieille est clouée au lit et qui reste interdite quand il pousse la porte et fait irruption. Peu à peu, ils en viennent à se parler et à discuter, se trouvant du même et du différent, et il est clair que l'un ou l'autre sera inévitablement sacrifié. » C'est ainsi qu'Edna O'Brien, dans le chapitre de ses mémoires intitulé « Le Nord », résume l'incroyable face-à-face de ce roman paru à Londres en 1994. Alors que le processus de paix était loin d'avoir abouti, il fallait de l'audace et du courage pour donner à entendre les arguments de McGreevy, le combattant clandestin pour l'Irlande réunifiée, face à ceux de Josie qui, elle, refuse d'accepter la légitimité d'un conflit qui ajoute le sang au sang.
    Il fallait surtout le lyrisme de l'écrivain, sa phrase vibrante et sa sensibilité exacerbée pour laisser advenir, par-delà leurs convictions divergentes, les émotions de ses protagonistes. Alors que l'étau policier se resserre autour d'eux, le temps semble comme suspendu.
    La Maison du splendide isolement est certainement l'un des romans les plus puissants et les plus inspirés d'Edna O'Brien, dont la compassion et la tendresse pour ses personnages sont infinies.

  • Saints et Pécheurs est un recueil de onze nouvelles, qui toutes attestent de l'éblouissant talent d'Edna O'Brien. Qu'elle évoque, à travers la figure de Rafferty croisé dans un pub, ces Irlandais venus à Londres creuser les canalisations dans Rois de la pelle ; qu'elle explore le trouble de la sexualité chez une vieille logeuse avec Pécheurs ; qu'elle pointe, dans Georgette verte, la déception d'une petite fille venue avec sa mère rendre visite aux habitants d'un manoir avec des rêves de chaussures vernies et de dîners raffinés plein la tête ; qu'elle suive la cavale d'un activiste politique dans Fleur noire ou qu'elle entraîne son lecteur, avec Vieilles Blessures, la dernière et la plus poignante des nouvelles du recueil, sur les traces du cimetière familial, la grande dame irlandaise est en pleine possession de ses moyens narratifs pour dire les contradictions et les obsessions de ses personnages. Essentiellement enracinés dans la terre d'Irlande - hormis Manhattan pot- pourri, haletante autopsie d'un coup de foudre -, ces textes tout de passion, de beauté et de chagrin contenus laissent filtrer la sourde émotion que distillent la maîtrise et la sophistication de l'écriture.

  • When a man who calls himself a faith healer arrives in a small, west-coast Irish village, the community is soon under the spell of this charismatic stranger from the Balkans. One woman in particular, Fidelma McBride, becomes enthralled in a fatal attraction that leads to unimaginable consequences.

  • La lucidité et la hardiesse d'Edna O'Brien sont tout entières dans ses éblouissants mémoires. Quand cette " fille de la campagne ", née en 1930 au fin fond de l'Irlande rurale, devenue l'auteur d'une oeuvre majeure, entreprend de raconter sa vie, se dessine en creux le portrait d'une femme libre et d'une créatrice farouchement attachée à son indépendance.
    Arrivée à Dublin après une enfance solitaire et des années de couvent, l'étudiante en pharmacie découvre avec passion la littérature et le monde des lettres. Elle décide, contre l'avis de ses parents, d'épouser l'écrivain Ernest Gébler, avec qui elle part s'installer à Londres dès 1958.
    Lors de la parution de son premier roman, Les Filles de la campagne (1960), le scandale est énorme et le livre interdit en Irlande. Le couple ne résiste pas au succès de la jeune femme. Elle se bat pour obtenir la garde de ses deux fils, et décide alors qu'elle sera avant tout mère et écrivain, que rien jamais ne l'éloignera de sa table de travail.
    Edna O'Brien évoque avec le plus grand naturel sa vie dans le " Swinging London " des années soixante. Sur Robert Mitchum, Paul McCartney, Marlon Brandon ou Richard Burton, qui furent des amants ou des frères - les deux seules catégories d'hommes selon elle -, elle livre des souvenirs drôles et tendres. Jamais d'amertume dans ces mémoires, même quand passent les ombres qui hantent sa vie et nourrissent son oeuvre, celles de ses parents et celle de son mari destructeur et jaloux.
    Sur le Nord, sur New York, sur ses réussites et ses échecs, ses joies et ses chagrins, les pages s'enchaînent avec l'apparente fluidité que donne à la grande styliste qu'elle n'a jamais cessé d'être l'obsession du mot juste.

  • PARADISE

    Edna O'Brien

    • Faber
    • 15 Janvier 2019

    An unnamed protagonist is on holiday with her new, much-married lover, in the company of the monstrously rich. 'How long would she last? It would be uppermost in all their minds.' Each day, while the others are out at sea, she is taught to swim. Eventually, she will be expected to perform. The pressure mounts; it is only a matter of time before she snaps. Edna O'Brien crafts a quietly horrifying scene of eroticism and insecurity, and makes one woman's near-fatal discomfort stand for society's larger trap.

  • Anglais Country girl

    Edna Obrien

    I thought of life's many bounties, to have known the extremities of joy and sorrow, love, success and failure, fame and slaughter, to have read in the newspapers that as a writer I was past my sell-by date, yet regardless, to go on writing and reading, to be lucky enough to live in these two intensities that have buttressed my whole life.

  • Les deux héroïnes de ce classique qu'est devenue, dans les pays de langue anglaise, la trilogie romanesque d'Edna O'Brien les Filles de la campagne, incarnent les vertus et les points faibles de la jeunesse. Fait capital: ces primitives ont pour objectif de conquérir le monde _ l'une par l'amour, et l'autre par intrépidité pure. Chacune est la meilleure amie de l'autre, et, comme il en va dans toutes les relations de ce genre, il y a entre elles une rivalité qui s'atténue quand le malheur vient à frapper.

    L'histoire de Baba et de Kate commence dans un petit village, à l'ouest de l'Irlande, et les conduit à un couvent dickensien où Baba réussit à les couvrir de honte. Ensuite, on passe aux vives lumières dublinoises, à un semblant de prestige, à des liaisons furtives, à leur première rupture au moment où Kate s'éprend d'une image paternelle du nom d'Eugène Gaillard. Baba se case auprès d'un riche entrepreneur, plus par désir de luxe que par amour, et, tandis que la vie de Kate s'effondre, Baba tient bon. C'est l'histoire de Baba, la rude énergie de Baba, qui survit dans le brillant épilogue écrit pour le présent volume.

    Les Filles de la campagne est un roman-fleuve extrêmement captivant qui traite, sur le plan thématique, de contraires: dispositions contraires et visions contraires de la vie _ la survivante opposée à l'ingouvernable romantique. A la fois douloureux et hilarant, il retrace impitoyablement l'itinéraire de l'existence, pour les femmes, de l'entrain juvénile aux terreurs de l'âge mûr, de l'espérance au désespoir.

    Edna O'Brien a passé son enfance en Irlande, mais c'est à Londres, où elle s'installe très jeune, qu'elle commence à écrire. Elle est l'auteur de plusieurs romans, de nouvelles (Un coeur fanatique, Fayard, 1986), de scénarios et de nombreuses pièces de théâtre, qui sont jouées tant à New York qu'à Londres.

  • Les victimes de la paix

    Edna O'Brien

    • Fayard
    • 1 Février 1991

    Willa avait aimé. Avait été déchirée par l'amour. Tordue ainsi que du linge, assez fort pour en craquer. Son désespoir se reflétait dans le monde de verre qu'elle édifiait pour se protéger contre la menace du sentiment. Avec Tom et Patsy, afin de s'assurer une espèce de paix.Mais à l'extérieur, il y avait Auro. A l'intérieur, le besoin qu'avait Patsy d'être libre. Et, entre eux tous, la fragilité fondamentale du verre, quand la tension finit par le briser. Edna O'Brien, une romancière de l'amour. (Bernard Géniès, Le Monde) Edna O'Brien a ce don très anglais de parler sans violence de la violence, et du désespoir avec pudeur... (Gérard-Julien Salvy, Figaro-Magazine) On va vous confier un secret. (...) D'emblée, elle se classe parmi les plus grandes. (Eric Neuhoff, Le Figaro Madame)Edna O'Brien est née en Irlande, dans le comté de Clare, mais c'est à Londres, où elle s'installe très jeune, qu'elle commence à écrire. Elle est l'auteur de plusieurs romans, dont sa trilogie des Filles de la campagne et les Grands Chemins, du recueil de nouvelles Un coeur fanatique, enfin de nombreux scénarios et pièces de théâtre.

  • Anglais Saints & Sinners

    Edna O'Brien

    A collection in which, a woman walks the streets of Manhattan and contemplates with exquisite longing the precarious affair she has embarked on, amidst the grandeur and cacophony of the cityscape; and a young Irish girl and her mother are thrilled to be invited to visit the glamorous Coughlan's but find they leave disappointed.

  • Les païens d'Irlande

    Edna O'Brien

    • Fayard
    • 6 Mars 1996

    De tous les chants d'amour _ d'amour-haineoe _ qu'Edna O'Brien a, en plus de trente ans, dédiés à son pays, les Païens d'Irlande est sans doute le plus poignant, car la narratrice en est une petite fille dont la silhouette, vue en filigrane, ressemblerait fort à celle de l'auteur enfant. La terre qu'elle décrit, c'est l'Irlande rurale et pauvre, païenne, bornée, superstitieuse, qui résiste encore _ pour combien de tempsoe _ au déferlement du monde moderne. C'est le village où l'enfant a grandi, entre un père ivrogne, hâbleur, éleveur de chevaux malchanceux, et une mère sensible, résignée, pathétique dans ses dérisoires mouvements de révolte. C'est le pays de tante Bride, qui croit encore à l'amour; d'Ambie, qui a engrossé la bonne du docteur et pratique mieux que quiconque l'art d'égorger les cochons; du " Nègre " qui fait des propositions malhonnêtes aux filles de l'école; du prêtre qui élève des lévriers en cachette et leur donne des noms de femmes; de Miss Davitt, l'institutrice, qui se jette dans le lac le jour où on l'emmène à l'asile...

    Lyrique et réaliste à la fois, superbement impudique, les Païens d'Irlande charrie un flot d'émotions, d'impressions et d'images unique car né de la souffrance du souvenir.

    Edna O'Brien est née en Irlande, dans le comté de Clare, mais c'est à Londres, où elle s'installe très jeune, qu'elle commence à écrire. Elle est l'auteur de nombreux romans, dont sa trilogie des Filles de la campagne, Qui étais-tu, Johnny?, les Victimes de la paix, Nuit, Vents et Marées, la Maison du splendide isolement, des recueils de nouvelles Un coeur fanatique et Lanterne magique, enfin de scénarios et de pièces de théâtre.

  • Un coeur fanatique

    Edna O'Brien

    • Fayard
    • 5 Mars 1986

    " Les années passent; tout se remplace, et tout le monde. Ceux que nous connaissions, bien qu'absents, demeurent inextricablement amalgamés à des gens nouveaux, de sorte que chaque personne est à nos yeux la somme de beaucoup d'autres, et que l'on croirait ouvrir une succession de boîtes où l'original est à jamais caché. [...] Je suis loin de ceux avec lesquels je me trouve, et loin de ceux que j'ai quittés. La nuit, je jouis de cet éloignement. Au matin je touche une table ou une tasse à thé pour m'assurer qu'il s'agit bien d'une table ou d'une tasse à thé, je lui parle, j'arrose les fleurs et leur parle, je me dis combien les fleurs sont tendres, et les bois et la fumée de bois, et peut-être combien mes nouveaux amis sont tendres, mais que, pareils à moi, ils sont déterminés à se dissimuler. Aucun de nous jamais ne révèle d'où il vient ni ce qui le hante. Peut-être sommes-nous désorientés ou honteux. " Edna O'Brien a passé son enfance en Irlande, dans le comté de Clare. A Londres, où elle s'installe très jeune, elle commence à écrire: des romans d'abord (dont une trilogie à paraître prochainement en français), puis des recueils de nouvelles, enfin plusieurs pièces de théâtre, qui sont jouées tant à New York qu'à Londres, et de nombreux scénarios.

  • Decembres fous

    Edna O'Brien

    • Fayard
    • 14 Mars 2001

    Cloontha, petit bourg au coeur des tourbières irlandaises, où les " champs sont beaucoup plus que des champs " : des histoires de famille, une litanie d'unions, de vendettas et de morts.
    L'arrivée du jeune et beau Mick Bugler, revenu d'Australie pour prendre possession d'un terrain dont il vient d'hériter, en même temps qu'elle ranime une querelle ancestrale, réveille des sentiments et des démons de tous ordres : la suspicion de son voisin, Joseph Brennan, l'amour que lui porte d'emblée Breege, la soeur de ce dernier, puis, les rumeurs aidant, la jalousie, la haine et les conjurations d'une partie des villageois.
    Dans ce drame rural où affleurent l'humour et l'ironie, Edna O'Brien raconte, dans le style tantôt syncopé, tantôt lyrique qui lui est propre, une histoire universelle proche des mythes antiques.

  • Anglais Girl with green eyes

    Edna O'Brien

    • Phoenix
    • 6 Septembre 2007

    A classic title in Edna O'Brien's Country Girls Trilogy - the second volume

  • Nuit

    Edna O'Brien

    • Fayard
    • 5 Janvier 1994

    Au cours d'une longue nuit blanche, dans une maison dont on lui a confié (peut-être imprudemment) la garde, Mary Hooligan se remémore son enfance irlandaise puis l'exil en terre ennemie (l'Angleterre), déclinant sur un mode tour à tour lyrique, fantasque ou sordide les périodes de vaches maigres, les péripéties de ses nombreuses aventures amoureuses, et le douloureux apprentissage de la solitude.Lancinant soliloque de la chair triste ou éblouie, de l'âme assoiffée et souvent meurtrie, le récit d'Edna O'Brien passe de l'évocation chatoyante des moments de bonheur à la comptine parfois bouleversante du temps qui s'écoule avec son cortège d'absents, nous renvoyant sans cesse à la vie infime et flamboyante de chacun, dispersé entre rêve et regret, sans nulle résidence durable sinon l'écriture et ses prestiges.Edna O'Brien est née en Irlande, dans le comté de Clare, mais c'est à Londres, où elle s'installe très jeune, qu'elle commence à écrire. Elle est l'auteur de plusieurs romans, dont sa trilogie des Filles de la campagne, Qui étais-tu, Johnny?, Les Victimes de la paix et Vents et marées, des recueils de nouvelles Un coeur fanatique et Lanterne magique, enfin de nombreux scénarios et pièces de théâtre.

  • Anglais Little Red Chairs

    Edna Obrien

    When a wanted war criminal from the Balkans, masquerading as a faith healer, settles in a small west coast Irish village, the community are in thrall. One woman, Fidelma McBride, falls under his spell and in this astonishing novel, Edna O'Brien charts the consequences of that fatal attraction.

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