Entreprise, gestion et management

  • L'entreprise serait, dit-on, le lieu de l'autorité, du pouvoir et du commandement vertical. La réalité, telle que peut l'observer le sociologue de terrain, est le plus souvent très éloignée de cette supposée dictature. S'appuyant sur dix-huit enquêtes et près de huit cents interviews, François Dupuy montre que les entreprises sont en passe de perdre le contrôle d'elles-mêmes : le pouvoir est descendu d'un ou plusieurs crans pour se disperser à la base, au niveau des intermédiaires et des exécutants.
    Dans de nombreuses entreprises, le problème est aujourd'hui de reconstruire une maîtrise minimale de la direction et de ses managers sur l'organisation et ses personnels en redécouvrant les vertus de la confiance et de la simplicité.

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  • Un club de football met à l'amende un de ses défenseurs au motif qu'il rend trop la balle à l'adversaire et s'aperçoit au bout de quelques semaines qu'il ne la passe plus à personne. Un patron organise une compétition permanente entre ses salariés et remarque qu'une partie d'entre eux sabotent le travail de leurs collègues. En janvier, un autre fixe un objectif annuel à ses employés et constate qu'ils ne se mettent à la tâche qu'en septembre, bâclant le travail. Un État décide de rémunérer les dons de sang et réalise qu'ils se font plus rares.
    Le point de départ de ces histoires est presque toujours le même : l'idéologie managériale et ses indicateurs de performance, ses dispositifs d'incitation et de sanction. Maya Beauvallet en propose ici le bêtisier le plus savoureux et l'analyse la plus implacable.

  • Embauchée après huit années d'études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions inutiles, des rapports à rédiger en dix jours quand deux heures suffisent, des pots à tout-va, des heures à potiner à la machine à café, des chefs " débordés " par les jeux en ligne... Dans la fonction publique, les 35 heures, c'est plutôt en un mois.

  • Le pouvoir et la règle sont inséparables.
    La règle sans pouvoir devient très vite une forme vide. le pouvoir sans règle n'existe pas, car l'exercice du pouvoir est générateur de règles. pouvoir et règle constituent ainsi les deux faces du phénomène " organisation " qui est omniprésent dans l'action collective, qu'elle prenne la forme d'un mouvement diffus et spontané ou celle d'une multinationale formalisée et rationalisée à l'extrême. en stabilisant l'univers toujours complexe, instable et potentiellement conflictuel de l'interaction sociale, il donne durée et épaisseur aux entreprises collectives des hommes.

  • Trop d'ouvrages traitent déjà de la GRH d'un point de vue théorique et apportent à chaque problème des solutions générales, alors que la GRH est par essence une discipline pratique dont l'usage doit s'adapter en permanence à des entreprises particulières

  • Le monde économique bascule dans le numérique. Un champ qu'il faut cesser d'imaginer comme réservé aux start-up et autres champions de l'économie digitale. Ce sont désormais toutes les entreprises, à commencer par les grands groupes, qui doivent de se transformer. Face à la grande souplesse technologique des start-up et à leurs principes d'autonomie et de partage, les réponses et les ripostes des grandes entreprises traditionnelles s'organisent. Jean-Louis Beffa dresse un inventaire éclairant de leurs dispositifs et trace les grandes lignes d'une nouvelle concurrence déjà à l'oeuvre. Mais la nouvelle économie met aussi les nations en compétition. La mondialisation confère au numérique une dimension géopolitique, que les États-Unis et la Chine ont déjà bien intégrée. L'autre enjeu essentiel de ce livre est donc d'esquisser ce qui pourrait constituer la voie européenne et française d'une véritable stratégie numérique.

  • - Le culte du secret : voilà ce qui fait la force de Goldman Sachs, la Banque d'affaires la plus puissante du monde. Journaliste à Londres, l'auteur met au grand jour les rouages sulfureux de cet empire financier qui peut faire basculer les gouvernements. OPA brutales, spéculation à outrance, relations secrètes avec de grandes multinationales : cette enquête très documentée livre un récit riche en anecdotes sur de redoutables pratiques.

    - Né en 1951, Marc Roche est un correspondant du journal Le Monde à Londres et spécialistes des investigations financières. Il a également publié Un ménage à trois (2009) et Elizabeth II, la dernière reine, (2007).

  • Le Canard enchaîné écornait les pouvoirs, n'était lié à aucun parti, ne dépendait d'aucun budget publicitaire et n'avait d'autre souci que de railler un temps d'ordre et de censure. Au tournant des années 1970, l'hebdomadaire se mue en un périodique d'investigation et d'influence et soutient les socialistes qui vont accéder au pouvoir. Ou comment un journal d'influence devient influencé... * Animateurs du collectif de journalistes d'investigation Victor Noir, Karl Laske, journaliste à Libération, et Laurent Valdiguié, journaliste à Paris-Match, ont déjà coordonné deux enquêtes sur Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal : Nicolas Sarkozy ou le Destin de Brutus (2005) et Putsch au PS (2007) aux éditions Denoël. Cette enquête sur Le Canard enchaîné a mobilisé d'autres journalistes de la presse quotidienne et hebdomadaire.

  • Ce livre ne constitue pas un nouveau manuel de grh, qui proposerait un inventaire de " bonnes pratiques " destinées à optimiser la performance de l'entreprise.
    La conviction des auteurs, bâtie au fil de plus de dix ans de recherches et d'interventions dans des organisations de tous types, est qu'en la matière il convient de s'écarter de la pensée unique et des discours normatifs.
    En s'inspirant de nombreuses recherches francophones et anglo-saxonnes et en s'appuyant sur des études de cas approfondies, l'ouvrage cherche à mettre de l'ordre dans les pratiques de grh souvent multiformes que l'on rencontre dans les organisations contemporaines.
    Il tente ensuite de les expliquer en les resituant dans leur contexte spécifique et en prenant en compte les jeux de pouvoir qui se tissent entre les acteurs en présence.
    L'ouvrage permet ainsi d'envisager sous un jour nouveau l'intervention dans le domaine de la grh et l'évaluation des changements auxquels elle donne lieu. il s'adresse aux chercheurs, praticiens et consultants, ainsi qu'aux étudiants, de 2e et 3e cycle.

  • L'auteure s'est longtemps plainte des travers et de l'incompétence de ses responsables. Elle ne compte plus les fois où elle a quitté une institution en se félicitant de ne plus avoir à travailler sous les ordres d'un directeur trop autoritaire, sans aucun jugement ou incapable de prendre les bonnes décisions. Elle s'est drapée dans son intransigeance et sa bonne conscience pendant des années... jusqu'à ce qu'un jour, elle devienne directrice elle-même, par promotion, au sein d'une institution où elle avait auparavant exercé à un niveau de responsabilité moins important. Elle fut alors elle aussi accusée d'inconscience, d'abus de pouvoir, d'ambitions purement individualistes et de calculs gestionnaires. Du jour au lendemain, on l'évita dans les couloirs, on l'accusa d'avoir les dents qui rayaient le parquet et de gérer l'équipe avec indifférence etmépris. Elle eut donc à coeur d'y comprendre quelque chose.
    Selon une approche pluridisciplinaire (psychologie, sociologie, psychanalyse), le projet de ce livre est de donner des clés de compréhension et d'accompagnement de la souffrance au travail en lien avec des relations hiérarchiques conflictuelles. En s'appuyant sur son expérience en tant que responsable,mais également en tant que subordonnée, elle s'attache à donner du sens aux crises institutionnelles que de nombreux établissements, dans les champs du travail social, de la formation et de l'enseignement en particulier, rencontrent à l'heure actuelle.

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