Islam

  • Le Coran

    Collectif

    La traduction du Coran faite par le grand orientaliste Albert Félix Ignace de Biberstein Kasimirski (1808-1887) est une des plus lisibles en français tant sa langue est accessible. Les notes elles-mêmes, sans érudition insurmontable, sont éclairantes et pédagogiques.
    Alors que les débats sur l'histoire de la rédaction du Coran sont restés cantonnés dans les milieux académiques, M. A. Amir-Moezzi présente au public néophyte les zones d'ombre et énigmes qui la ponctuent, faisant notamment le point sur les découvertes de manuscrits apportant des informations toutes nouvelles. Il met également en perspective le texte coranique dans le paysage religieux des temps premiers de l'islam, théâtre de multiples polémiques que l'orthodoxie postérieure s'est efforcée d'occulter.

  • La série Voix spirituelles est une invitation à découvrir, à lire et à méditer les écrits des grands mystiques grâce à un choix de textes qui fait apparaître les grands moments de leur parcours spirituel et les éléments essentiels de leur pensée. Une introduction générale, des commentaires situant les extraits permettent d'entrer de plain-pied dans leur oeuvre et d'y goûter sans s'égarer.Poète de l'amour mystique par excellence, auteur de poèmes vertigineux, Mohammad Djalâl al-dîn Rûmî (1207-1273) a laissé une oeuvre immense, saisissante par la hauteur de sa pensée, l'intensité et l'authenticité des émotions qu'il y exprime. Il y célèbre la beauté de la théophanie et l'amour du divin. Tournées vers la quête de la vérité et de l'union mystique, sa vie comme ses vers sont une invitation à convertir son regard pour voir au-delà des apparences et transformer la matière du soi pour n'être rien et devenir un " océan sans rivages ", dans un mouvement de retour vers Dieu.

  • Coran (Le)

    Anonyme

    * La traduction du Coran faite par le grand orientaliste et drogman d'origine hongroise Albert Félix Ignace de Biberstein Kasimirski (1808-1887), également auteur de ce qui est sans doute le meilleur dictionnaire arabe-français, est une des plus lisibles en français tant sa langue est accessible. Les notes elles-mêmes, sans érudition insurmontable, sont éclairantes et pédagogiques.M.
    A. Amir-Moezzi, en exégète confirmé de ce texte de portée universelle qui reste mal connu, et qui fait l'objet de débats d'interprétation trouvant pour beaucoup leur source dans l'ignorance de l'histoire même de sa mise par écrit, offre une synthèse des différents aspects de celle-ci. Alors que les recherches et débats sur l'histoire de la rédaction du Coran sont restés cantonnés dans les milieux académiques, il présente au public non spécialisé les interrogations, zones d'ombre et énigmes qui la ponctuent, faisant notamment le point sur les découvertes de nouveaux manuscrits et de sources islamiques donnant des informations éclairantes. Il met également en perspective le texte coranique dans le paysage religieux des premiers temps de l'islam, qui a été le théâtre de multiples discussions et polémiques, controverses illustrant une pluralité de points de vue que l'orthodoxie postérieure s'est efforcée d'occulter. * M. A. Amir-Moezzi est directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Sorbonne) et titulaire de la chaire de théologie islamique et d'exégèse coranique classique. Il est l'auteur de très nombreux livres et articles scientifiques portant notamment sur l'islam chiite et a dirigé le Dictionnaire du Coran ("Bouquins", Robert Laffont, 2007).

  • Alors que les courants salafistes et dhjihadistes imposent une lecture atemporelle du Coran, ce livre passionnant analyse le discours du Prophète à la lumière du contexte historique et anthropologique où vivait Mahomet : l'Arabie tribale et désertique du début du viie siècle. Jacqueline Chabbi montre ainsi que les trois caractéristiques du divin correspondent aux trois piliers de la société tribale : Dieu est représenté avant tout comme celui dont l'alliance, la guidance et le don répondent aux nécessités vitales imposées par l'environnement.

    Cet éclairage inédit permet d'élucider un grand nombre de notions et renouvelle le sens de celles qui ont été figées par une certaine doctrine musulmane (djihâd, charia, etc.), tout en faisant apparaître combien elles ont pu évoluer au fil du temps et des transformations sociales.

  • « J'ai découvert que toute notre histoire était falsifiée, fabriquée de toutes pièces et que ceux qui avaient créé la civilisation arabe et sa grandeur furent bannis, condamnés, rejetés, voire crucifiés. Il faut relire cette civilisation et la revoir autrement : avec un nouveau regard et avec une nouvelle humanité ».

    Dans ce livre d'entretiens, Adonis prolonge sa réflexion sur les thèmes abordés dans ses poèmes et dans nombre de ses essais - la religion, la radicalisation, les attentats, l'échec du Printemps arabe, la femme et la féminité... -, en plongeant avec audace dans les profondeurs de la culture arabe et en dénonçant les dérives des mouvements politico-religieux.

  • Un homme de son temps, et de tous les temps : une présence vivante et fraternelle dans tout le monde de l'islam, du Caire à Tanger, de Djakarta à Lahore. En Inde, en Afghanistan, en Iran, ses poèmes sont psalmodiés par les foules lors des pèlerinages ; dans le plus humble village turc, sa mémoire est vénérée. Des disciples en quantité, nombre de « monastères », des enseignements durant des siècles se sont réclamés de lui. Reconnu par les Occidentaux comme un des plus grands poètes mystiques de tous les temps et par les Musulmans comme ne le cédant qu'au Coran... Mais surtout, porteur d'un message d'une brûlante actualité, un message fondé sur l'expérience vécue, celle des misères de son époque, de l'exil et de la violence subies, de l'assassinat de son maître spirituel, aimé plus que lui-même. Tel fut et demeure le Persan Djalâlod-Dîn Rûmi (1207-1273), dit simplement Rûmî, poète immense, génie du « soufisme » ... la voie mystique musulmane, fondateur de l'Ordre des Derviches Tourneurs. D'abord publié dans la collection « Maîtres spirituels » en 1977, ce livre est suivi d'un index, d'une chronologie et d'éléments bibliographiques mis à jour.

  • Mahomet

    Maxime Rodinson

    En proie au déchirement interne et à la menace de ses puissants voisins, l'Arabie se cherche.
    C'est en 571, si l'on en croit la tradition, que naît l'homme qui va incarner l'avenir de ce monde en gestation. La vie et le destin de Mahomet sont marqués par la rencontre entre la force des choses et la complexité psychologique de son personnage.

    Il fallait à l'Arabie une religion monothéiste qui ne soit ni le judaïsme ni le christianisme, un État cimenté par une idéologie adaptée aux attentes de ses habitants. De Mahomet allait naître l'Islam, tout à la fois communauté de croyants, religion et empire à dimensions mondiales, où devait se forger une civilisation nouvelle.

  • Self islam

    Abdennour Bidar

    Abdennour Bidar a grandi en Auvergne entre une mère française convertie à l'islam et un grand-père communiste et athée. Dans ce récit très personnel, il raconte cet itinéraire de musulman atypique, sa double identité et sa double culture. Il explique comment, dans son parcours de jeune intellectuel, les deux univers de la philosophie occidentale et de la doctrine islamique se sont durement affrontés puis lentement conciliés. Comment, enfin, il a ressenti la nécessité de faire partager cette expérience de l'adhésion à un islam personnel que chaque individu doit pouvoir choisir en son âme et conscience, selon ses propres besoins et ses aspirations spirituelles, et non en fonction de lois, d'habitudes ou de coutumes.

  • La maladie de l'islam

    Meddeb

    Publié pour la première fois dans la « Couleur des Idées », en 2002 (Prix François Mauriac 2002), l'ouvrage propose une analyse de cette maladie propre à l'Islam, qu'est l'intégrisme.
    Comme l'intolérance a été la maladie du catholicisme et le nazisme celle de l'Allemagne, le ressentiment et le fondamentalisme sont de nos jours la maladie de l'Islam. Les attentats du 11 septembre à New York ont relancé la question d'une violence intrinsèque à la religion musulmane.
    Abdelwahab Meddeb montre qu'il n'existe pas un mal islamique en soi, un Islam par essence violent et fermé à toute altérité. La violence est actuelle : elle trouve sa source dans une profonde frustration et dans une hostilité toujours plus grande à l'égard de l'Occident et notamment de l'Amérique, incapables de reconnaître la culture islamique et soucieux uniquement de défendre leurs intérêts, au risque même de l'injustice.
    L'auteur propose de relire l'histoire de l'Islam, de la Médine du Prophète (VIIe siècle) en passant par les Croisades et la fondation du wahhabisme, pour comprendre le fanatisme actuel.

  • « Face à la volonté des islamistes de bannir le mot même de laïcité, assimilée à l'incroyance, il nous faut intensifier le combat pour le restaurer et légitimer l'action conduite en son nom. Il faut lutter contre l'obscurantisme, la superstition, le fanatisme et l'exclusivisme - pour sauver la peau de l'islam. » Après La Maladie de l'islam et Contre-prêches, Abdelwahab Meddeb poursuit dans cet ouvrage sa relecture critique du Coran afin de débarrasser l'islam de l'islamisme. Interrogeant la relation de l'islam avec le droit, le recours à la violence au nom de Dieu et la question de l'altérité à travers la place des femmes et le rapport à l'étranger, il plaide pour un islam capable d'affronter les défis de la modernité et de s'adapter aux valeurs qu'implique la liberté de conscience et de culte.
    Abdelwahab Meddeb (1946-2014) Écrivain, poète et essayiste, il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits dans plus de quinze pays. Il a également créé sur France Culture l'émission hebdomadaire « Cultures d'islam », qu'il a produit jusqu'à sa mort en novembre 2014.

  • Il ne suffit pas d'encourager un " islam du juste milieu " opposé aux interprétations radicales des islamistes. Les musulmans européens sont capables de vivre sans restriction dans l'esprit du droit positif et de la charte des droits de l'homme, en se détournant de toute référence à la sharî'a. En reprenant à leur compte le passé islamique qui a fait évoluer sinon muter la civilisation, les musulmans sortiront des frontières de leur identité restreinte pour agir sur la scène du monde.
    Abdelwahab Meddeb proposait ici une série de relectures du Coran et de la Tradition pour conduire ce travail de mémoire et de dépassement qui n'ont rien perdu de leur actualité.

  • 'Attar, l'un des plus grands auteurs mystiques persans, a rassemblé au XIIIe siècle cette collection de faits et dits de soixante-douze soufis, qui est une de ses oeuvres majeures.
    La tradition dit qu'il y a autant de chemins que de pèlerins. Dans ce Mémorial, contemporain des Fioretti de François d'Assise, s'exprime le désir essentiel de la face de Dieu, si constant chez les mystiques et si caractéristique de l'Islam. Il contient en outre un grand nombre de renseignements que l'on ne trouve nul par ailleurs, non plus qu'après lui. C'est dire toute son importance pour la connaissance du soufisme.

  • Le monde musulman est à la fois proche et méconnu. Revendiquant de nos jours un plus large rôle dans le jeu des forces humaines, il attire surtout les regards par les images les plus contingentes de lui-même, celle de la violence des groupes islamistes, ou de l'absence de démocratie dans les pays musulmans.

    Cet ouvrage, qui met en lumière les orientations essentielles de l'Islam, est d'un intérêt plus important que jamais, pour situer cette tradition dans sa véritable dimension intérieure et son expression du divin. Pour exposer les fondements de la foi islamique, il considère quatre éléments essentiels : la nature et la perspective musulmane, la doctrine koranique et la fonction du Koran, le rôle du Prophète, le soufisme.
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    « ce qui s'impose à notre époque, et même à toute époque s'éloignant de ses origines, c'est de fournir à quelques-uns des clefs renouvelées - plus différenciées et plus réflexives que les anciennes - pour les aider à redécouvrir des vérités qui sont inscrites, d'une écriture éternelle, dans la substance même de l'esprit. »

  • En Europe et dans le monde, l'islam est aujourd'hui au carrefour de ses avancées et de ses archaïsmes, partagé entre ceux qui croient aux valeurs de la démocratie, de la liberté, de la création venue de l'homme, et ceux qui, aveuglés par leur fanatisme, les dénient au nom d'un mythique recours à ce qu'ils appellent la « souveraineté divine ».

    Dans ces Contre-prêches, Abdelwahab Meddeb montre que l'islam a déjà eu, dans sa culture et son histoire, les capacités, la force de rébellion et les audaces nécessaires pour assumer ses mutations. Cet examen critique l'aidera à entendre la voix de la raison quand elle réfute avec tranchant la foi qui prêche la servitude et assigne aux humains un destin sot et détestable.

  • Dans cet ouvrage, publié pour la première fois en 1992, Olivier Roy énonce une thèse en apparence paradoxale : l'essor des mouvements islamistes signe l'échec de l'islam politique. Si les islamistes conçoivent le Coran comme un programme de gouvernement et croient possible de construire une société fondée sur ses préceptes en les imposant depuis l'État, les expériences analysées dans ce livre, en Iran, en Afghanistan et ailleurs, montrent que le concept d'État islamique est contradictoire et impossible à réaliser.
    Vingt ans plus tard, le revers des partis islamistes qui ont accédé au pouvoir après le Printemps arabe confirme la justesse de cette analyse. Mais cet ouvrage précurseur invite surtout à penser autrement qu'à travers un prisme essentialiste la vague de néo-fondamentalisme que connaissent nombre de pays musulmans et la recrudescence de l'activisme djihadiste à travers le monde.

    Postface inédite de l'auteur Olivier Roy Directeur de recherche au CNRS, il enseigne aujourd'hui à l'Institut universitaire européen de Florence. Il a notamment publié, au Seuil, L'Islam mondialisé (2002 ; « Points Essais », 2004) et La Sainte Ignorance. Le temps de la religion sans culture (2008 ; « Points Essais », 2012).

  • Le cheikh al-'Alawî (décédé en 1934 en Algérie) est l'une des figures mystiques les plus pures et les plus hautes du xxe siècle. Ce livre retrace la vie exemplaire de ce maître soufi qui a marqué plusieurs générations de disciples musulmans et d'islamologues européens. Puisant tant dans ses écrits, ses enseignements et ses poèmes que dans les témoignages, il présente également sa doctrine de façon complète et nuancée, précisant comment le maître interprète les éléments fondamentaux du soufisme. Une personnalité et une voix d'une grande puissance, à découvrir comme ces vers nous y invitent : « Amis, si vous avez compris la vérité de mon état,/La voie est là devant vous ; suivez mes pas. »

  • Ce livre de référence présente avec beaucoup de clarté et de profondeur la spiritualité du fondateur de l'islam et de la tradition islamique, en insérant l'expérience spirituelle et la Révélation de Mahomet dans le contexte historique, politique et culturel de l'Arabie du viie siècle de notre ère. Cette biographie qualitative de celui qui est le « beau modèle » pour les musulmans s'attarde également sur la transmission initiale et la diffusion du message du prophète. Une anthologie judicieuse de textes du Coran et de la première tradition donne un accès direct aux sources de l'islam. Le livre comporte en outre une chronologie de l'islam qui va jusqu'à l'époque de la colonisation.

  • Dimension intérieure de l'islam sunnite, le soufisme repose sur la transmission, de maître à disciple, d'une énergie spirituelle vivifiée par le prophète muhammad.
    Prenant sa source dans le coran et dans la tradition prophétique, cette voie a pour but de délivrer l'homme des passions et des illusions qui l'assaillent, lui permettant ainsi de trouver un espace intérieur d'oú contempler les réalités de l'esprit. cet ouvrage présente les doctrines, l'histoire et les pratiques initiatiques du soufisme. il met en relief l'universalisme qui anime cette discipline, véritable antidote contre les divers intégrismes, et présente les perspectives qu'offre le soufisme contemporain ainsi que son rôle croissant en occident.

  • En ce dernier quart du xxe siècle, le monde de l'islam attire les regards de l'occident et le déconcerte.
    Car, malgré les bouleversements apportés par la civilisation moderne, il maintient des valeurs traditionnelles que celle-ci juge périmées, et demeure, de bien des manières, un monde de foi et de prière. la vitalité d'une religion essentiellement transcendante échappe à l'investigation scientifique ordinaire, laquelle n'est qu'une forme élaborée de la pensée profane. or l'islam, c'est le sacré. pareille remarque indique l'intention du présent ouvrage.
    Rédigé à la demande d'amis musulmans désireux de " faire passer " le message de l'islam sous une forme aisément accessible à des lecteurs européens ou d'éducation occidentale, il se conforme à leur perspective d'hommes de foi, et non à celle d'" observateurs ", ou d'" experts ", considérant les choses du dehors.roger du pasquier

  • « En cherchant Dieu, à travers l'islam, j'avais fini par trouver l'islamisme. Et cet islamisme, lemien, ici, en France, nem'a pas conduit à Dieu. Ilm'en a éloigné etm'a éloigné demoi-même ». Pourquoi un gamin sans histoire, brillant écolier a-t-il fini par perdre pied ? Est-ce le décès précoce de son père qui va l'enfermer dans la spirale de la délinquance ? La mort tragique d'un jeune de son quartier l'a-t-elle poussé à devenir islamiste ? Éviter les raccourcis, voilà ce à quoi nous invite Farid Abdelkrimen retraçant son itinéraire riche d'enseignements.
    Dans ce livre, cet homme désormais libre nous offre un regard inattendu, plein de fraîcheur et sans concession sur notre société. Au fil des pages se déclinent les raisons qui vont amener un adolescent en quête de sens et d'identité à devenir un zélateur acharné. Sont dépeintes quelques-unes des phases qui vont conduire un enfant de la République à devenir apatride. Et en décortiquant lesméandres,mais aussi la structure et lemodus operandi de l'organisation islamiste des Frèresmusulmans à laquelle il a appartenu durant plus d'une quinzaine d'années, l'auteur nous raconte pourquoi et comment il va finir par en sortir. Une sortie vers la lumière suivie de ce cri d'espoir salvateur.
    « Non, raisonnablement, je ne crois plus que Dieu m'ait confié la mission d'annoncer au monde entier que je suis le meilleur sous le seul prétexte que je serais dépositaire de sa religion. Il me semble plutôt que ses enseignements sont une invitation à partager, à condition de les incarner sciemment, des valeurs universelles qui respirent l'incitation à devenir meilleur. Les enseignements qui ressortent dema lecture de l'islam m'intiment également le devoir de fournir les garanties en actes que ce dont je suis porteur ne constitue en rien une menace pour autrui, pour son intégrité, pour sa liberté, pour ses convictions.Telle estma façon de me dire et d'être croyant désormais ».
    Un livre sans précédent, incontournable et haletant.

  • Un livre vrai, sans détour ni concession. Une vision de plusieurs auteurs, tous avertis et conscients des dangers et dégâts de l'amalgame.
    Mal de notremonde intolérant, l'amalgame est la traduction des divergences et des frottements impliqués par notremode de vie moderne en crise qui se cherche des boucs émissaires. Ce sont parfois nos différences qui s'affirment avant et au-dessus de nos points communs. Des divergences source d'enrichissementmutuel qui deviennent des pierres d'achoppement et desmotifs supplémentaires d'incompréhension. Ce livre clarifie les contours et la face cachée de ce pernicieux venin qui, bien que non contagieux, a tendance, ces derniers temps, à se répandre au niveau planétaire. Un cri d'alarme est nécessaire si l'on veut éviter les résurgences du siècle passé. Si l'on veut inverser la tendance, transformer les frictions en jonctions et renforcer le vivre ensemble, il est temps. Ce livre est une contribution qui, nous l'espérons, sortira les esprits de leur torpeur et permettra une conscience aigüe du problème qu'est l'amalgame.

  • Le coran

    Jean Grosjean

    Le Livre sacré des musulmans est réputé difficile à lire pour un Occidental. Il est vrai que son style prophétique et incantatoire, l'ordonnancement de ses 114 sourates qui ne suit aucune logique thématique ou narrative (elles sont simplement classées de la plus longue à la plus courte), ses multiples allusions à un contexte historique qui nous est mal connu, rendent sa lecture impossible au profane sans une représentation et un appareil critique fouillé.
    C'est précisément ce travail - monumental - qu'a réalisé en plus de quinze ans le professeur Jacques Berque, s'appuyant sur une pénétration de l'Islam « de l'intérieur », et une érudition sans pareille. Son premier « essai de traduction » (expression significative de l'humilité du traducteur par rapport à la Parole de Dieu), paru aux éditions Sindbad en 1990, avait déjà reçu les éloges des spécialistes et des docteurs musulmans du monde entier. Rédigé délibérément dans un langage simple, il se veut très proche du texte arabe qu'il restitue dans son contexte, et est suivi d'un essai explicatif de cent pages, d'un index détaillé et d'annexes.
    Cependant, le courrier abondant reçu par le professeur Berque après cette publication l'amena à réviser certains de ses choix de traducteur, à ajouter des notes et des variantes, à confronter ses points de vue avec ceux des docteurs de l'Islam. D'où cette nouvelle traduction entièrement revue et corrigée, qui est en soi un événement, puisqu'elle fait la synthèse des différentes traditions érudites du monde musulman.

  • Le titre de ce livre sonne comme une prophétie. À double tranchant : l'islam-avec un petit « i », puisque c'est de religion dont il est question ici- est condamné, non pas à disparaître,mais à demeurer un problème. À moins qu'il ne sache devenir français. Seulement la France, République laïque, qui a pourtant su y faire avec d'autres traditions religieuses, semble avoir toutes les difficultés du monde à appréhender la dernière venue. Cela tient en grande partie à la nature du « débat » dont les termes sont depuis toujours totalement inappropriés. Un « débat » qui établit que des citoyens, sans doute trop musulmans pour pouvoir être assez français, auraient besoin d'être représentés par leurs semblables, des « représentants » spécifiquementmusulmans pas du tout français. Bien quemusulmanes, des voix citoyennes s'insurgent et s'élèvent pour dire : « Nous ne reconnaissons personnemis à part les représentants du peuple, ni aucune communauté en dehors de la communauté nationale ! » Quant au culte islamique, il est en attente de qui accepterait et serait en capacité de semettre à son service pour le rendre audible, intelligible et tangible. Ici. Etmaintenant. L'enjeu est de taille ! Et entretenir la confusion n'en est que plus préjudiciable pour l'écrasantemajorité des destinataires de cet islam. Une population qui,malgré cette évidence, peine à être envisagée autrement qu'au travers des registres ethniques, communautaristes, politiciens et policier. De toute évidence la France a et aura l'islam et, par conséquent, lesmusulmans qu'ellemérite.
    Ce livre, parce que l'auteur souhaite que sa religion cesse d'être un problème pour son pays, propose une voie simple et néanmoins réaliste vers un islamdéfinitivement français.

  • En Europe et dans le monde, l'islam est aujourd'hui au carrefour de ses avancées et de ses archaïsmes, partagé entre ceux qui croient aux valeurs de la démocratie, de la liberté, de la création venue de l'homme, et ceux qui, aveuglés par leur fanatisme, les dénient au nom d'un mythique recours à ce qu'ils appellent la " souveraineté divine".
    Dans ces Contre-prêches, Abdelwahab Meddeb montre que l'islam a déjà eu, dans sa culture et son histoire, les capacités, la force de rébellion et les audaces nécessaires pour assumer ses mutations. Cet examen critique l'aidera à entendre la voix de la raison quand elle réfute avec tranchant la foi qui prêche la servitude et assigne aux humains un destin sot et détestable.

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