Metailie

  • Durant presque trente ans, Mo Anthoine a grimpé les sommets mythiques du monde entier - des Alpes à l'Everest, de l'Argentine à l'Écosse -, mais n'a jamais voulu devenir professionnel : pour lui, boire des pintes avec ses potes était plus important que faire la une des journaux. Avec lui nous découvrons un adolescent parti de chez lui en stop vers la Nouvelle-Zélande avec seulement 12 £ en poche, un grimpeur chevronné participant aux expéditions les plus difficiles, un type qui a été la doublure de Sylvester Stallone dans Rambo III et un homme qui sent et qui décrit l'escalade comme «?l'art de jouer aux échecs avec son propre corps ».

    Al Alvarez, écrivain et poète admiré par des auteurs comme Philip Roth, Sylvia Plath, John Le Carré et J. M. Coetzee, et grimpeur lui-même, nous livre ici les coulisses et le vertige des grandes et petites expéditions - dont certaines dignes d'un blockbuster -, tout en nous montrant comment les grands aventuriers cherchent leurs limites, mentales et physiques, en s'appliquant à « nourrir la bête ».

    Un livre culte sur l'escalade, la montagne, l'évasion et l'amitié, traduit pour la première fois en français. Une prose étincelante au service du goût de l'aventure, du risque et de la camaraderie.

  • Magistral premier roman indien où le paysage, la terre, la mer, les montagnes et les personnages principaux (deux jeunes mariés, un yéti mélancolique, un géologue, une tortue...) semblent inventer un genre en soi : la fiction de la nature.

    Un roman tellurique, où les histoires semblent surgir organiquement le long d'une ligne de faille qui fait trembler la terre et tout ce qu'elle contient de l'océan Indien à l'Himalaya. Peut-être le premier roman où la nature s'exprime directement.

    Deux jeunes mariés s'installent dans une ancienne demeure coloniale, sur les îles Andaman, et tentent de s'apprivoiser. Ils savent qu'ils se sont déjà aimés dans d'autres vies. Girija Prasad est un scientifique fasciné par les volcans lilliputiens et les phénomènes naturels de l'archipel. Chanda Devi est un peu sorcière ; elle sait amadouer les éléphants en colère, prévoir les tremblements de terre et parler aux fantômes qui peuplent les îles (soldats japonais, lord anglais, mangeurs d'escargots, une chèvre bêlante).

    Plusieurs personnages plus loin (un jeune révolutionnaire, un trafiquant désabusé, un yéti mélancolique, une tortue, une strip-teaseuse...), on retrouve leur descendant le long de la ligne de faille sismique : un géologue chargé de s'assurer que le prochain sommet himalayen, prévu pour être plus haut que l'Everest, surgira bien dans le cadre des frontières de l'Inde, pour encourager le tourisme.

    Premier roman au souffle incroyable, Dérive des âmes et des continents surprend par sa puissance narrative, à la hauteur des tsunamis qu'il contient.

  • Sarah Thornhill est la fille cadette de William Thornhill, ancien bagnard devenu propriétaire terrien le long du fleuve Hawkesbury, des terres hantées par le souvenir de leurs anciens occupants aborigènes méprisés et massacrés. À la mort de sa mère, son père s'est remarié avec une femme ambitieuse et bornée. Mais Sarah mène une vie heureuse près de ce père qu'elle aime. Elle est amoureuse du beau Jack qui l'aime aussi. Pourquoi donc tous s'obstinent-ils à empêcher cet amour ? Quel secret peut bien cacher son père par ailleurs si généreux et attentif ?
    Elle devra chercher des réponses dans un passé que tous s'appliqueront à dissimuler et par-delà les mers, en Nouvelle-Zélande, où son frère a disparu en laissant une fillette à demi maorie que William Thornhill est bien décidé à considérer comme faisant partie de la famille, au grand dam de sa femme.
    Kate Grenville crée des personnages attachants et des histoires passionnantes, elle sait aussi que les vérités les plus fortes peuvent avoir besoin de détours pour se manifester au grand jour.
    Pour son roman Sarah Thornill, Kate Grenville s'est inspirée de l'histoire de sa famille.

  • Un jour écrasant de la saison sèche, un homme vêtu d'un costume trois pièces descend d'un car dans la grand-rue de la ville frontalière de Wologizi. L'étranger, William Soko Mawolo, arrive de Monrovia pour mener une enquête secrète sur la disparition du chef local.
    Dès la première nuit il est effrayé par des bruits infernaux et inexplicables qu'il semble être le seul à entendre. Il est dérouté par l'attitude des gens de Wologizi qui l'aident et l'égarent à la fois : le vieux Kapu, le nouveau chef, ses femmes, en particulier la plus âgée, Hawah Lombeh, qui se glisse dans son lit, le caporal Gamla, chef de la police, le Libanais, mémoire de la ville, Seleh le menuisier, amant de Makemeh la belle et insaisissable fille du chef disparu, qui l'attire et le repousse.
    Mawolo enquête difficilement dans une atmosphère étouffante, découvrant l'usage du pouvoir dans un pays corrompu, ainsi que les interactions entre le visible et l'invisible dans une société rythmée par les mystères de l'initiation. Plus il s'approche de la vérité, plus le monde devient inquiétant et plus il approche de sa propre fin.

  • Sophocle, dans OEdipe Roi, nous raconte la tragédie d'OEdipe, involontairement marié avec Jocaste, sa mère, et assassin de son père. Jocaste a donc épousé son fils sans le savoir, mais Sophocle ne s'intéresse pas à cette épouse-mère.
    Brian Aldiss préfère, lui, une Jocaste séduisante, certes, mais largement responsable de l'inévitable tragédie. Il nous montre le drame de son point de vue à elle. Les petites contrariétés de sa confortable vie familiale, la cohabitation avec sa grand-mère Sémélé, magicienne et vestige de l'âge de bronze qui chasse les harpies comme d'autres les mouches, la présence de la Sphynge qui traîne dans le palais et veut se reproduire, le mauvais caractère d'OEdipe. Peu à peu, la fausseté de la situation de Jocaste apparaît, l'oracle des dieux s'avère inéluctable, suivi de la Némésis.
    Brian Aldiss éclaire d'une lumière fraîche et humoristique une vieille histoire qu'il conclut avec le drame de la fille de Jocaste, Antigone.
    Conteur incomparable, Brian Aldiss explore les non-dits du mythe et enrichit la littérature d'un personnage de femme complexe et intrigant.

  • Cela fait encore plus longtemps qu'aucun de ses étudiants n'a montré une étincelle de talent. Et le monde académique, de plus en plus asphyxié par son climat politiquement correct, n'est plus ce qu'il était. Là-dessus déboule Angela, une étudiante tatouée et percée de toutes parts, avec un rare don d'écrivain. Audacieuse et ambitieuse, Angela paraît être la réponse aux v?ux de Swenson. Mais l'expérience montre que le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions... En styliste et satiriste hors pair, Francine Prose écrit avec tranchant sur l'amour, le mariage et toutes les formes de séduction : jeunesse, célébrité, succès littéraire et leur cortège de vanités. Blue Angel est un de ces rares tours de force qui associent avec brio le comique et l'inquiétant. Le meilleur des petits mondes universitaires révèle certains des aspects les plus sombres et dangereux des valeurs culturelles et morales contemporaines.

  • Un après-midi à Manhattan, Vincent, un jeune néonazi, entre dans les locaux d'une fondation de défense des Droits de l'homme créée par un survivant de l'Holocauste, Meyer Maslow. Vincent annonce qu'après avoir lu les livres de Maslow il veut changer radicalement. Lui qui est couvert de tatouages nazis proclame qu'il a pour mission de sauver des "types comme lui" pour les empêcher de devenir des "types comme lui".
    En changeant progressivement pour atteindre ses objectifs, Vincent change aussi ceux qui l'entourent : Maslow qui a peur que l'héroïsme ne devienne un travail de bureau ; Bonnie, chargée de lever des fonds, divorcée et mère de deux enfants, dévouée à la croisade de Maslow ; et Danny l'adolescent qui ouvre les yeux sur le monde.
    L'humour noir d'Un homme changé illumine et met à nu ce qui demeure invisible à notre culture consommatrice, droguée et manipulée par les médias. Remarquable par la tendresse que son auteur éprouve pour ses personnages, Un homme changé pose des questions essentielles : qu'est-ce qui fait la valeur d'une vie ? Est-il possible de changer ? Qu'est-ce que signifie être humain ? L'effrayante intelligence, l'esprit et l'humanité de ce roman font de Francine Prose un auteur majeur.

  • William Thornhill, batelier illettré au sang chaud mais au grand coeur, vole une
    cargaison de bois. Il est banni en Nouvelle-Galles du Sud en 1806. Comme
    beaucoup de condamnés, il est amnistié après quelques années et s'installe au
    bord du fleuve Hawkesbury. Peut-être le gouverneur lui fait-il cadeau de cette
    terre, ou peut-être la prend-il simplement - l'Hawkesbury marque la limite des
    terres habitées à cette époque et n'obéit pas aux règles normales. Quoi qu'il
    en soit, il acquiert cette terre, ses premiers hectares au bord de l'eau. Tout
    semble le destiner à devenir riche. Il n'y a qu'un seul problème : cette terre
    appartient déjà à quelqu'un. Elle fait partie du territoire des Darug depuis
    environ quarante mille ans. Ils n'ont pas construit de barrières, de routes ni
    de maisons mais ils vivent sur cette terre et de cette terre, aussi clairement
    que Thornhill avait l'intention de le faire. Ils ne vont pas abandonner leur
    terre sans se battre. Les lances sont certes des armes primitives, mais les
    colons savent bien qu'elles peuvent tuer aussi sûrement qu'une balle de
    mousquet. Quand il comprend tout cela, Thornhill se trouve devant un choix
    impossible. Certains de ses voisins - Smasher Sullivan, Sagitty Birtles -
    considèrent les Darug comme à peine humains, comme des sauvages ayant aussi peu
    de droits sur leur terre que des chiens. Quand les Darug refusent d'être
    chassés, ces colons n'ont aucun scrupule à leur tirer dessus ou à les
    empoisonner. D'autres voisins font un choix différent et trouvent moyen de
    coexister avec les Darug. Blackwood a créé une famille parmi eux. Mrs Herring
    ``leur donne tout ce qu'ils demandent''. L'hostilité entre blancs et noirs
    monte petit à petit. Pour finir, un groupe de colons décide de sortir régler
    leur compte aux Darug une fois pour toutes. Thornhill se joindra-t-il à eux ?
    La décision qu'il prend détermine le reste de sa vie. Le Fleuve secret plonge
    le lecteur dans l'expérience des limites. Qu'est-ce que cela fait - moment
    après moment, jour après jour - de se trouver dans cette situation ? Le récit
    ne juge pas les personnages ni leurs actes, il invite seulement le lecteur à se
    poser la question de savoir ce qu'il aurait fait dans le même cas. Le Fleuve
    secret a gagné le Prix de littérature du Commonwealth (the Commonwealth Prize
    for Literature) ; le prix Christina Stead pour la fiction (the Christina Stead
    Prize for Fiction) (the NSW Premier's Prize); the Community Relations
    Commission Prize; the Booksellers' Choice Award; the Fellowship of Australian
    Writers Prize and the Publishing Industry Book of the Year Award. Kate
    Grenville est l'un des auteurs les plus aimés en Australie, elle vit à Sydney.
    Ses oeuvres de fiction ont remporté de nombreux prix tant en Australie qu'au
    niveau international. Le Fleuve secret s'est vendu à plus de 250 000
    exemplaires et a figuré parmi les finalistes du Man Booker Prize en Angleterre.

  • Daniel Rooke est un enfant exceptionnellement doué. Ses maîtres l'envoient étudier à l'Académie navale de Portsmouth où il se trouve embarrassé par son origine trop modeste et son intelligence trop vive. Son horizon s'élargit quand il découvre la navigation et l'astronomie.
    L'Astronome royal, qui a repéré en lui un esprit hors norme, l'envoie en expédition scientifique pour étudier le retour d'une comète qui ne sera visible que de l'hémisphère Sud. Il navigue donc vers la Nouvelle-Galles du Sud en compagnie de prisonniers anglais condamnés à vivre dans une colonie pénitentiaire.
    Le lieutenant Rooke s'installe à l'écart du camp pour y mener ses observations. Il prend petit à petit conscience de la présence des aborigènes, qui apparaissent et disparaissent, l'observent de loin ou pénètrent dans sa cabane par curiosité. Pendant ce temps le manque de nourriture fait monter la tension entre les nouveaux venus et les premiers occupants.
    Le lieutenant se lie d'amitié avec un groupe d'aborigènes et, en particulier, une jeune fille en qui il reconnaît sa propre soif de connaissance et dont il tombe amoureux. Elle lui apprend à parler sa langue. Il découvre la nature immense, il découvre la solitude, il découvre les Australiens et leur culture, il découvre avec exaltation qu'il peut employer son intelligence à la constitution de la connaissance de la langue de ce pays inconnu, jusqu'au jour où on lui demande de prendre parti dans un conflit sanglant.
    Ce roman est - librement - inspiré du journal de William Dawes, un officier anglais arrivé en Australie en 1888 avec la première vague de bagnards anglais.

  • Trois personnages se croisent en Inde. Françoise, une photographe australienne, est venue à Bhopal dans le cadre d'une recherche sur les suites du drame de cette ville où, vingt ans plus tôt, une fuite de gaz toxique dans l'usine Union Carbide a tué des milliers de gens. Ils se sont croisés sans se connaître des années auparavant, il y a Naga, un réfugié tibétain dont la famille est morte dans la catastrophe et Arkay, un voyageur écossais qui a trouvé un refuge dans le bouddhisme. Ils étaient tous les trois pleins de promesses et d'espoirs. Françoise rassemble des photographies de leurs vies dans ce Livre rouge. Ces photos racontent leurs histoires d'amour, de lutte et de transformation - elles révèlent les gens qu'ils ont été et ce qu'ils vont devenir, les vies qui s'entrelacent et se séparent.
    Écrit dans une langue colorée, imaginative et évocatrice, c'est une méditation sur les relations entre l'Orient et l'Occident, la fascination qu'exercent sur les étrangers l'Inde et sa complexité, un regard aigu sur la responsabilité individuelle et collective et les manières d'être dans le monde.

  • " - Toi et moi, nous sommes réels, n'est-ce pas Teddy ? Les yeux de l'ours en peluche regardèrent le garçon sans ciller - Toi et moi, nous sommes réels, David.
    Il était spécialisé en réconfort. " Ceci est l'histoire d'un petit garçon qui n'arrive pas à plaire à sa maman, un petit garçon qui n'est pas du tout un petit garçon, un petit garçon dont l'intelligence est artificielle. En trois nouvelles fulgurantes d'une densité incroyable, B. Aldiss met en scène ces superjouets, les Supertoys, ainsi que les limites de l'intelligence artificielle, et s'interroge sur ce que peut être l'humanité et le rapport au réel.
    Kubrick et Spielberg en ont fait la trame du film A.I. (Intelligence Artificielle). Les autres nouvelles qui composent ce volume sont d'autres histoires de notre avenir sur la capacité de l'homme à contrôler les progrès irrésistibles de la technologie sans perdre son humanité.

  • Un premier amour est toujours une aventure merveilleuse et compliquée et, lorsqu'on vit dans le sud d'une amérique rurale et religieuse et qu'on aime un autre garçon, les choses deviennent extrêmement difficiles.

    Nathan est un garçon intelligent, ballotté par les constants déménagements d'une mille sur laquelle règne le despotisme d'un père alcoolique et religieux. il cache le terrible secret de la terreur que lui inspire son père.
    Nathan et roy s'aiment mais ne savent pas encore tout dissimuler et ils se trouvent aux prises avec la bêtise et la violence impitoyables des autres garçons. seule la fuite pourra les sauver.

    L'écriture poétique parfaitement maîtrisée de jim grimsley nous introduit dans l'univers et les sentiments de l'enfant tout en maintenant une distance qui évite tout pathos.

  • À 46 ans, Jean Hubbard a réussi sa vie professionnelle. Journaliste spécialisée dans les problèmes de santé elle est mariée avec Mark, brillant directeur d'une agence de publicité. Sans problèmes, libres, riches, en pleine réussite professionnelle, ils décident de lever le pied et de partager leur temps entre Londres et un paradis tropical de l'océan Indien. Mais l'harmonie quotidienne vole en éclats lorsque Jean découvre un mail provocant envoyé par le bureau londonien de Mark. Au lieu de poser directement la question à son mari, Jean cherche sur le Web "Chose 2", une Australienne de 26 ans, et découvre des photos érotiques de l'hypothétique maîtresse. En proie à un mélange de curiosité, de jalousie, de masochisme et de dépendance, Jean se lance dans une correspondance avec Giovanna, Chose 2, en se faisant passer pour Mark.
    En un crescendo dramatique Isabel Fonseca compose un tableau subtil et surprenant de la cinquantaine, en montrant que la maturité et le succès n'amènent pas nécessairement l'assurance ou un équilibre émotionnel. Un roman très réussi, sagace et juste.

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