Max Milo

  • Que sait-on sur les pleurs des bébés ? Comment peut-on favoriser leur sommeil ? Lait maternel ou lait artificiel, que choisir ? Que peut-on faire quand l'enfant fait la fine bouche ? Quel est l'état de la balance bénéfice-risque des vaccins? Pourquoi a-t-on interdit la fessée ? Ecrans passifs, écrans interactifs quels sont les risques et bénéfices ? Quels sont les effets des ondes électromagnétiques sur la santé ?...

    Ce sont plus de 1500 articles scientifiques touchant une trentaine de thématiques : la grossesse, l'allaitement, le sommeil, l'alimentation, les vaccins, l'éducation et les nouvelles technologies...

    Un livre idéal destiné à vous aider à prendre des décisions informées pour nos enfants.

  • Un événement éditorial : le marxiste américain le plus renommé, auteur d'un essai devenu classique sur le Postmodernisme, est enfin traduit en France. Plusieurs traductions simultanées ont en octobre permis à cet auteur d'arriver sur le devant de la scène en France, avec de longs articles élogieux dans la presse. Cet ouvrage majeur se situe à l'intersection de la philosophie et de la politique. Son originalité est de traiter un thème qui revient en force chez tous les partis de gauche, l'utopie, en prenant au sérieux les visions des grands auteurs de la science-fiction des dernières décennies. Ce volume 2 réunit des articles majeurs construits à partir des auteurs suivants : Brian Aldiss, Ursula Le Guin, Vonda McIntyre, Van Vogt, Philip K. Dick, Kim Stanley. Le cyberpunk y est analysé en rapport à la mondialisation, et un essai original sur l'utopie romanesque de Fourrier entame la réflexion.

  • Un événement éditorial : le marxiste américain le plus renommé, auteur d un essai devenu classique sur le Postmodernisme, est enfin traduit en France. Plusieurs traductions simultanées devraient permettre à cet auteur d arriver sur le devant de la scène en France, avec la même attente dont a bénéficié un Zlajov Zizek ces dernières années. Cet ouvrage majeur se situe à l intersection de la philosophie et de la politique. Son originalité est de traiter un thème qui revient en force chez tous les partis de gauche, l utopie, en prenant au sérieux les visions des grands auteurs de la science-fiction des dernières décennies : Philip K. Dick, Octavia Butler, Michael Swanwick, John Brunner, H.G. Wells, Ursula K. Le Guin ou Samuel R. Delany et William Gibson. Le livre jette un regard original sur les bases de la pensée utopique, de More à Marx, et sa force est d analyser les liens étranges entre l imagination et la politique. Sont éclairantes pour une pensée de l utopie la présence dans les romans de science-fiction de frontières nettes entre le bien et le mal, ainsi que le recours à une forme de magie et à la figure de l Autre (autre être vivant, autre monde).

  • Dans les couloirs de la mort, les plus pauvres, les plus nombreux, sans famille et sans avocat digne de ce nom, sont parfois exécutés avant même que l'ensemble de leurs recours aient été épuisés. Leur destin rejoindra la modestie des cimetières de prison. Au Texas, leur matricule gravé sur la pierre de ciment commence par 999...
    Sur 50 États, 34 pratiquent encore la peine de mort. Pourquoi et comment ? L'auteur a mené une enquête qui l'a conduit en Californie, en Utah, en Oklahoma, au Texas, en Louisiane, au Tennessee, au Mississippi et en Pennsylvanie. Une plongée humaine au coeur de la société américaine et de son système judiciaire, à travers la rencontre de condamnés à mort, d'avocats, ou de familles de victimes.
    Ce livre passionnant déconstruit avec finesse le mythe américain d'une justice équitable et infaillible : des conditions déplorables d'enfermement aux sévices quotidiens, des recours juridiques aléatoires aux manipulations politiques et judiciaires. Au-delà d'une sentence, la peine de mort apparaît comme une torture aux multiples visages. D'ailleurs, dans une Amérique en mouvement, quelques signaux semblent indiquer que l'abolition est en marche.

  • Le véritable héros de la mondialisation a un corps d'acier.
    Son père se nomme Malcolm McLean. Sa date de naissance ? Avril 1956. Ce jour-là, 58 boîtes en métal furent transportées dans un bateau de Newark à Houston, premier acte de l'histoire du conteneur, étincelle fondatrice du boom des échanges internationaux...

  • Comment les 60 000 personnes incarcérées en France vivent-elles leur sexualité ? S'il semble aujourd'hui impensable de ne pas soigner et nourrir les prisonniers, il apparaîtra sans doute incompréhensible que la prison du XXIe siècle n'ait pas su intégrer le respect du droit à l'intimité comme un élément essentiel de la dignité humaine. La privation et le contrôle des relations sexuelles en prison représentent une peine supplémentaire pour les détenus et leurs proches qui en éprouvent toute l'injustice.

    Il fallait une étude ambitieuse pour dépasser les stéréotypes, notamment en matière de prostitution, de viol ou d homosexualité à l'intérieur des murs. En prison, la régression vers une sexualité solitaire abreuvée de pornographie est difficile à éviter. La sexualité conjugale est furtive et humiliante, volée au regard des surveillants. Une situation générale en contradiction avec les ambitions affichées de l'État en matière de réinsertion et de lutte contre la récidive.

    Ce document sociologique inédit est aussi une passionnante enquête humaine. Soixante hommes et femmes détenus en France ont été rencontrés de manière régulière. Des témoignages ont été recueillis dans plusieurs pays étrangers. L'auteur a aussi pu interroger le personnel de l'administration pénitentiaire et médico-social. Il questionne alors la nature et l'usage de l'enfermement pour les mettre en perspective avec une justice trop souvent mal comprise.

  • Que fait concrètement un ouvrier qui touche, modèle, caresse, découpe, taille l'objet qu'il façonne ? Quelles lignes invisibles dessine un travailleur qui tisse, nettoie, balaie, tend ou érige quelque chose ? Peut-on décrire le mouvement ouvrier en termes tactiles et graphiques, de gestuelle et de danse ? La main d'oeuvre est d'abord une main à l'oeuvre, nous rappelle l'auteur, qui entreprend de nous dépeindre son histoire et ses métamorphoses à travers les âges, agités ou heureux. Au-delà de leur fonction technique et économique, les mouvements gestuels des sans voix, pour peu qu'on les regarde comme des phénomènes, des apparitions, portent en eux-mêmes une vision créatrice ou colérique du monde. Du plus profond de la préhistoire à nos jours, le geste ouvrier « oeuvre » en façonnant, en esthétisant, en démontant outils et techniques, en cultivant ses traditions comme autant de microcosmiques expressions pré-artistiques. Ce livre examine aussi une question intrigante : pourquoi et comment le mouvement ouvrier, dont le sens premier est donc aussi synonyme de « création en acte », est-il devenu une notion trop exclusivement politique et syndicale depuis le 19e siècle ? N'y aurait-il pas intérêt pour les spécialistes mêmes du social à redécouvrir la concrétude artisane, l'oeuvre comme devenir passant par un savoir-faire autant que par des idéologies ? Sans pour autant oublier les grèves et les colères paysannes ou urbaines, l'auteur décrit avec émerveillement et délicatesse ce que pourrait être un mouvement ouvrier occulte, de la marche sabotée au tissage cher aux Encyclopédistes, des esclaves dansants aux lavandières, du folklore populaire à la gymnastique en usine : une multitude de petits gestes quotidiens et d'échappées belles. Le microcosme du « mouvoir oeuvrier » s'anime ici pour la première fois dans un semi beau livre, avec un talent singulier. Un ouvrage au style étincelant, foucaldien, entre poésie, esthétique, histoire et philosophie. Une méditation érudite sur la grâce du corps en acte. De l'histoire incarnée dans un ouvrage vivifié par une quarantaine d'images fortes et pédagogiques, directement articulées à la progression du texte.

  • Même tradition. Les Adorables sont une catégorie positive de ce panthéon. La mythologie à laquelle Eric Pirart donne vie est éloignée de tout anthropomorphisme. Elle donne lieu à une imagerie insolite et poétique. Nous rencontrons l'Astre Sirius, la déesse Chevaux-fixes, le Moi-vache, la Bonne doctrine, L'Epaule-sèche, le Calme, Serpent-griffu, Guérit-tout, les chevaux roses aux oreilles jaunes et à la bride d'or, le mythe des trois nuits. Cette traduction originale et passionnante est d'une beauté onirique. Mettant en perspective les enjeux de la traduction, Eric Pirart s'est attaché à la rendre érudite et accessible.

  • Nos sociétés contemporaines nous laissent croire que nous sommes libres ; c'est un leurre. Nous sommes encore ferrés dans nos chaînes, y compris en Occident. Des chaînes que nous prenons pour des ailes : nous nous croyons en démocratie, nous pensons que le travail permet de nous émanciper et nous imaginons que les nouvelles technologies nous facilitent la vie. Telle est notre « novlangue » quotidienne.Mais l'oligarchie règne, l'homme est embourbé dans la société de consommation et le libéralisme, le contrôle sécuritaire est de plus en plus prégnant, tandis que les progrès médicaux en matière de procréation nous rapprochent d'une « fabrication industrielle de l'humain ». Dans ce contexte, nous devons interroger et repenser les conditions d'une véritable libération humaine.C'est le travail qu'a entrepris Denis Collin. Se basant sur de nombreuses références historiques et philosophiques, il en redéfinit les concepts et nous ouvre de nouvelles perspectives politiques, économiques, sociales et métaphysiques. La mise en place d'« associations partielles » à tous les niveaux de l'organisation politique, la fin du salariat au profit de la coopération des producteurs, la réalisation de l'homme au travers de son activité créatrice, la garantie du primat de la subjectivité face au scientisme, font partie de ces armes destinées à rompre nos chaînes.

  • Michel Desmurget est un spécialiste du cerveau, expert en neurosciences, il révèle que la télévision représente un problème majeur de santé publique qui concerne à la fois les enfants et les adultes. Fruit de 4 ans de travail, ce livre est au sens noble et premier du terme, un ouvrage de vulgarisation.
    Michel Desmurget analyse les propos du business florissant de la "bonne parole". L'idée qui consiste à expliquer aux parents que la télé aide les enfants "à grandir" en favorisant la socialisation, le développement de l'imaginaire, etc... Ces affirmations sont contredites par des centaines d'études scientifiques rigoureuses. L'auteur a épluché plus de 3000 articles scientifiques et plus de 30 ouvrages spécialisés qu'il a synthétisés pour les rendre accessibles. II est établi que la consommation audiovisuelle infantile a un effet fortement négatif sur le développement cognitif, provoque des troubles attentionnels, des retards de langage et une propension à l'échec scolaire.
    La télévision joue aussi un rôle central dans le déclenchement et le maintien de conduites sanitaires à risques liées à l'alimentation, au tabac, à l'alcool et au sommeil. Le petit écran est "un tueur silencieux". Par exemple, une étude épidémiologique récente de grande ampleur a montré que chaque heure passée devant la télévision augmentait de 15 %, chez l'adulte, le risque de mourir d'une maladie cardiovasculaire. Elle aurait aussi pour effet de participer au développement de maladie neuro-dégénératives telle Alzheimer.Pour les scientifiques, l'effet délétère de la télévision sur l'agressivité et la violence est définitivement prouvé. A ce jour, trois effets majeurs des contenus audiovisuels violents ont été démontrés : (1) désensibilisation (propension à accepter sans sourciller des niveaux élevés de violence) ; (2) "syndrome du grand méchant monde" (exacerbation de la conviction selon laquelle le monde environnant est hostile) ; (3) agressivité (facilitation des comportements agressifs et délinquants). L'auteur dissèque les habitudes audiovisuelles des téléspectateurs. Ce sont le plus souvent les parents qui, initialement, poussent l'enfant à regarder la télévision.

  • Le grand roman philosophique de Nietzsche n'existe en France que dans plusieurs éditions de poche, et s'écoule depuis plusieurs décennies à environ 15,000 exemplaires par an en France. Pour beaucoup de lecteurs, il s'agit d'un livre de chevet, une sorte de Bible de l'athée. Max Milo comble une lacune en proposant enfin une belle édition semi-beau-livre à prix modique. En collaboration exclusive avec le grand musée d'Art brut de Lausanne, ce haut lieu de la pop culture où David Bowie aime à se ressourcer, l'ouvrage sera enrichi de 40 images couleurs, des tableaux dus aux artistes les plus réputés de la collection : Aloïse, Burland, Carlo, Darger, Gabrichevsky, Van Genk, Jakic,
    Lesage, Monsiel, Wölfi... La traduction reprise est celle de Georges-Arthur Goldschmidt, toujours usée dans l'édition du livre de poche, avec une préface revue et corrigée. Goldschmidt a apporté son regard sur la sélection des oeuvres, dont la marginalité fait écho à la singularité du Zarathoustra.

  • Que penser d?une langue construite en l?absence du verbe « être », des mots « oui » et « non » ; d?une langue qui n?a pas d?alphabet, pas de grammaire, pas de conjugaison, pas de déclinaison ; où 3000 caractères doivent être mémorisés pour être capable de lire un journal ? Que penser de ceux qui la pratiquent ? La langue chinoise parlée et écrite recèle une quantité inouïe de trésors philosophiques et révèle l?état d?esprit de la Chine et de ses 1,4 milliard d?habitants. Exemples :
    - Il n?existe pas de règles dans la construction des phrases. Ainsi parler et écrire « sans règles fixes » a influencé l?appareil judiciaire : en Chine on conçoit q?une règle soit appliquée dans certains cas et pas dans d?autres, cela dépend des circonstances, les lois sont volontairement ouvertes à plusieurs interprétations.
    - Il n?existe pas dans la langue chinoise de déterminants féminin/masculin. En France, nous avons inventé les mots vache/b?uf, coq/poule, biche/cerf, à quoi sert d?ajouter les « le/la » ou « un/une » qui les précèdent ? Par ailleurs, le mot « sexe » vient du latin « secare » qui signifie « sectionner, séparer ». Il transmet l?idée que, nés homme ou femme, nous avons été coupés des qualités propres à l?autre sexe. Le mot chinois pour dire « sexe » est « xing », soit « engendrer ». Ce qui transmet une idée de continuité. Dans la tradition chinoise prévaut l?idée que chaque individu, contenant simultanément des éléments yin et des éléments yan, est un être virtuellement complet appelé à réaliser sa plénitude à l?intérieur de lui-même.

  • Si une crise profonde et durable ébranlait nos démocraties, comme a été ébranlée la société allemande de 1929 à 1933, saurions-nous résister à la tentation fasciste ? Le 31 janvier 1933, trente-deux millions d'Allemands qui n'ont pas voté nazi se réveillent pris au piège de la dictature.
    Face au nouveau pouvoir, comment se comportent-ils ? Comment réagissent-ils à la suppression des libertés, à l'embrigadement, aux persécutions antisémites, à la marche vers la guerre ? Quels compromis sont nécessaires pour survivre ? Est-il possible de ne pas collaborer au IIIe Reich ? Est-il possible de lui résister, et comment ? En confrontant plus de deux cents témoignages aux travaux des plus grands historiens de cette période, François Roux réalise une étude panoramique de l'histoire du nazisme et des Allemands, de 1918 à 1946.
    Il nous permet également de battre en brèche nos idées reçues : oui, des milliers d'Allemands sont morts en résistant au Reich de Hitler ; non, la majorité d'entre eux n'ont pas voulu ce régime. En nous plaçant devant tes choix qu'ils ont eu à assumer, ce livre nous permet d'accéder à une compréhension intime, presque physique, des rapports entre la dictature et ses sujets, et nous raconte une histoire qui pourrait être un jour la nôtre.

  • Découvrez Le principe de floraison - Manières végétales de faire des mondes, le livre de Thierry Marin. Le christianisme a mené une guerre contre le paganisme et ses manières végétales de faire des mondes, qui ont été reléguées dans l'indifférence ou la simple ornementation. Refoulées, elles n'ont cessé pourtant de rejaillir : en philosophie, mais aussi dans l'architecture ou la littérature. La description de la cathédrale gothique, de l'arabesque musulmane ou du roman proustien, par exemple, ouvrent un nouveau champ pour l'esthétique, comprise comme l'ensemble des expériences faites sur un monde commun pour créer des mondes nouveaux. Un principe de floraison dégagé au ras des herbes et de la poussée des plantes remplace alors le principe de raison sacrificielle juché au surplomb du monde, qui nous rend incapables d'entendre les forces imperceptibles de la croissance végétale. Comme un premier pas sur le chemin d'une nouvelle philosophie de la Nature...

  • Essai s'appuyant sur des philosophes d'aujourd'hui et du passé pour donner à voir ce qui reste caché et inconnu dans notre monde.

  • Couleur de peau, l?âge ne sont-ils pas des handicaps ? La culture, les usages, le langage de tous les jours n?ont rien à voir avec les codes de Pôle emploi ou des services ressources humaines des entreprises. Souvent sans expérience non-employé depuis longtemps, diplômés ou pas, les prétendants à un travail ignorent tout des règles d?un entretien ou de la vie en entreprise.
    Il est temps de leur donner les clefs pour obtenir un poste à la hauteur de leurs attentes.
    Fort de son expérience de formateur, Albert Batihe a décidé de réunir dans un petit ouvrage pratique des conseils à leur usage. Pour cela, il n?hésite pas à revenir à la base, et à poser les questions essentielles telles que : « As-tu le diplôme pour l?emploi auquel tu postules ? » « La manière dont tu te comportes avec tes amis ou ta famille est-il convenable en entreprise ? », auxquelles il répond par des conseils concrets : « Adopter l?attitude progressive : d?abord s?adapter aux usages vestimentaires puis peu à peu être soi-même, sachant que la compétence autorise plus de liberté ».

  • La place des femmes dans nos sociétés fait plus que jamais débat. Christophe Régina se revendique du même féminisme qu'Elisabeth Badinter : toute prétention à l'égalité se doit d'être totale. C'est en ce sens qu'il a mené et rédigé son étude sur la violence des femmes. Derrière ce thème, il livre une véritable réflexion sur le genre. L'auteur définit le concept de violence tel qu'il l'acceptera pour l'ensemble de ses analyses : la violence est une impatience dans le rapport avec autrui, un moment dialectique de difficulté sociale. S'appuyant sur de nombreux témoignages de femmes violentes ou de personnes ayant subi la violence d'une femme, ici retranscrits, il s'attache à qualifier la violence des femmes en termes de pratiques et en termes de perceptions. Durant des milliers d'années, la réalité de la violence des femmes a toujours été transformée, détournée. Ces mensonges restent prégnants aujourd'hui. Il revient notamment sur les hommes battus par des femmes. Ils seraient 130 000 chaque année en France. Pourtant aucun centre d'accueil n'existe pour eux dans notre pays, aucune campagne d'information n'est diffusée. Parallèlement, l'auteur questionne les campagnes sur les violences faites aux femmes. Par exemple, Amnesty International n'envisage à aucun moment les violences exercées par des femmes et contribuerait à la mondialisation de la femme victime.
    Concernant l'infanticide maternel, l'opinion publique et les médias se prennent de passions. Si le meurtrier est le père, la compassion disparaît. L'existence même de ces crimes pose la question du lien qui unit les parents à leurs enfants et remet en cause le concept selon lequel une femme est une mère. L'auteur, tel Simone de Beauvoir, rappelle que la maternité n'est ni un devoir ni une obligation mais une possibilité. Christophe Régina montre ici la persistance des stéréotypes de genre. Par exemple, il est admis que les crimes de femmes seraient surtout liés à des affaires amoureuses et qu'ils ne seraient pas motivés par l'argent. Or 74 % des meurtres commis par des femmes sont liés à l'argent. De même, l'auteur revient sur la cruauté dont les femmes seraient incapables. Que dire d'Irma Gresse, SS à Ravensbrück puis à Auschwitz condamnée à mort pour crimes de guerre, assassinats sommaires, fusillades massives, humiliations sexuelles

  • Après deux siècles d'histoire tourmentée et parfois de panache, paris est-il devenu une belle capitale endormie ? ou bien son esprit rebelle renaîtra-t-il de sous les pavés ? voici une magistrale dissection du mythe parisien, un récit plus vrai que nature, brassant les années 1800 - 2008, où les couleurs se mêlent aux révélations pour former une histoire édifiante, loin des cartes postales figées.
    L'âme de paris est recomposée à travers les yeux des artistes et des classes de l'ombre, et la grande histoire s'en trouve éclairée sous un jour surprenant. du champ-de-mars à belleville, de saint-germain-des-prés aux halles, le récit virevolte dans les recoins les plus inattendus, révélant des faits et des lieux que d'autres historiens ont préféré occulter, de peur de se salir les mains. l'auteur dresse aussi une histoire de la scène littéraire et artistique : victor hugo, balzac, georges bataille, sartre et les existentialistes, guy debord ou michel houellebecq.
    Ce livre est une démonstration implacable sur la façon dont le pouvoir tente, depuis deux cents ans, de museler l'esprit frondeur de la capitale. un esprit impérissable, qui de temps en temps explose, comme ce fut le cas en mai 68. comme ce sera peut-être le cas demain ?

  • En Amérique, le libéralisme est source de prospérité pour le plus grand nombre ? Faux. En Amérique, « tout est possible » pour ceux qui travaillent dur ? Faux. En Amérique, le taux de chômage est dérisoire ? Faux. En Amérique, l'indigence est relative et les pauvres vivent « comme des Européens modestes » ? Faux. En Amérique, les exclus du système de santé reçoivent des soins gratuits lorsqu'ils en ont vraiment besoin ? Faux et archi-faux. De tous les pays développés, l'Amérique présente les niveaux de pauvreté, de mortalité infantile et d'inégalité les plus élevés. Des millions d'enfants se voient refuser jusqu'au droit à une éducation décente, et imposer de la publicité pendant les cours. Des millions d'individus travaillent à plein-temps (ou plus) pour des salaires inférieurs au seuil de pauvreté. Des millions de salariés, révocables sans préavis, sont dépourvus de congés payés, d'assurance santé, de plans de retraite et de couverture chômage. Des femmes accouchent et retournent au travail dès le lendemain faute d'avoir accès à des congés maternité indemnisés. Des retraités sont contraints de revendre, pour subsister, des canettes de Coca-Cola vides, ramassées dans les poubelles. Le taux d'incarcération des plus défavorisés est tel qu'il biaise jusqu'aux chiffres du chômage... Pourtant, nombre d'hommes politiques européens continuent d'ériger le « modèle américain » en référence salvatrice. Combien de temps encore devrons-nous subir une telle fable ? Ce livre noir dévoile tous les chiffres et les scandales qui constituent l'Amérique d'aujourd'hui. Des dizaines de témoignages en font une enquête à couper le souffle.

  • La structure interne de l'univers est-elle composée d'information ? Le vivant a-t-il une logique numérique ? Internet est-il en train de générer un cerveau collectif ? Comment se servir de l'information plutôt que la subir ? Depuis que Homo sapiens, armé de ses machines électroniques, a appris à percer le secret de l'information et de son alchimie en la numérisant, il a libéré l'hyperinformation. Cette force est un alliage subtil entre la matière et la pensée, l'animé et l'inanimé, le virtuel et le réel. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, la technique semble engendrer une intelligence collective. Pour certains, cela suppose que la raison devient réellement étrangère à elle-même, potentiellement hostile et dangereuse. Pour d'autres, c'est l'heureux début d'une ère neuve. Homo sapiens 2.0 est un périple dans les profondeurs du cerveau humain, dans les mystères des gènes et des mèmes (leur équivalent mental), dans les secrets du langage, des religions ou des nouvelles technologies, pour décrypter ce que nous sommes devenus ces dernières trente années. De René Girard à Richard Dawkins, de Teilhard de Chardin à Joël de Rosnay, le livre raconte la saga de la pensée de l'ère virtuelle. Entre chaque chapitre, des « Intermèdes » permettent de voyager dans des oeuvres littéraires ou des expériences scientifiques éclairantes.

  • Voici le portrait actuel, captivant et sans complaisance d'un grand pays et de sa population. Première de la classe européenne, policée, travailleuse et rarement prise en faute, l'Allemagne, 20 ans après la Réunification, a goûté à loisir sa croissance jusque-là bien maîtrisée : culture, abondance, système social perfectionné. Mais quelque chose dans l'identité allemande s'est récemment tendu. La crise, ses positions géopolitiques, les défaillances européennes l'ont bousculée. Bien que quatrième puissance mondiale, le pays vit parfois mal les échecs de sa cohésion sociale, les difficultés à intégrer les nouveaux flux d'immigration, son rôle de docile géant européen. Pour la population, qui n'entend plus se flageller à cause d'un passé trop lourd, c'est l'heure des ruptures et de l'affirmation de soi. Mais qui sont, au juste, ces Allemands ?

  • Le capitalisme est-il une histoire sans fin ?
    Il est grand temps de s'apercevoir qu'il n'est guère de penseur qui ait dessiné avec plus de perspicacité les grandes lignes d'un avenir qui est notre présent. Contrairement à ce que répètent ceux qui aimeraient réfuter Marx sans l'avoir lu, les prédictions économiques déduites des analyses du Capital ont été pour l'essentiel validées. Ce livre le démontre avec une rare clarté, en retraçant l'histoire du capitalisme des cent dernières années, à la lueur des thèses marxiennes. Concentration et centralisation du capital, constitution d'un marché mondial et d'une division mondiale du travail et jusqu à l'émergence de la puissance chinoise, tout cela est dans Marx. Les sociétés par actions, les fonds d'investissement, les hedge funds, le développement de la spéculation non pas sur les profits réels, mais sur les attentes de profits à venir, les « titres pourris » (junk bonds), bref toutes les tentatives par lesquelles le capital cherche à dépasser les barrières propres au rapport capitaliste, tout cela est exposé avec un certain luxe de détails dans Le Capital.

    Marx a eu raison, pour le pire. Mais sans cesse le capitalisme renaît de ses cendres. La révolution se fait attendre. Sommes-nous arrivés à la fin de l'histoire ? Les rébellions ne sont-elles plus que les feux de paille d'un horizon sans joie ? Sommes-nous condamnés à assister au yo-yo boursier comme des spectateurs impuissants ? L'auteur préfère ne pas s'y résoudre. Il montre comment, en soumettant la planète entière à sa loi, en transformant des milliards d'Indiens, de Chinois, d'Africains demain en prolétaires, en exploitant tous les champs possibles d'accumulation, le capitalisme prépare le moment où la logique de la plus-value s'effondrera bel et bien. En attendant, ce livre examine quelques pistes pour une alternative radicale.

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