Larry Fondation

  • Le 11-Septembre est passé par là. Bienvenue dans l'Amérique de George W. Bush, de l'Axe du mal, de la guerre contre le terrorisme, les talibans, avec Saddam Hussein dans le rôle du méchant récurrent.
    Les martyrs d'un côté, les saints de l'autre. Mais la guerre s'enlise, elle devient un état permanent. Les vétérans affluent dans les rues de Los Angeles, rapportant dans leurs bottes le sable du désert et une terreur qui les hante. Les frontières s'évanouissent : l'Afghanistan, c'est L.A. ; l'Irak c'est L.A.
    Au rythme de sa prose lapidaire, Larry Fondation juxtapose les histoires, compressées comme une sculpture de César, pour tirer le portrait de L.A. Beaucoup de martyrs, peu de saints. Ni vraiment nouvelles ni vraiment roman, ses textes cinglants racontent une ville viscéralement violente et compulsivement sexuelle - à Los Angeles, l'ombre de Charles Bukowski n'est jamais loin.

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  • Étudiant brillant, Lawrence préparait une thèse sur les écrivains Nathaniel Hawthorne et Nathanael West quand il a perdu pied. Dépression, dégringolade, pour échouer sur les trottoirs de Los Angeles. Entre démence et lucidité, Lawrence survit dans un monde cabossé.

    Hanté par son passé et ses lectures, il confond les opérations de police de la ville et les procès des sorcières de Salem, ressasse ses vieux cours de biologie et tâche tant bien que mal de se raccrocher au peu qui lui reste : ses rassurantes superstitions, les corbeaux qu'il côtoie, et Bekah.

    Sous la forme d'un roman déroutant et émouvant, Larry Fondation raconte l'âpreté de la rue à travers le regard d'un homme égaré, enlisé dans les bas-fonds de L.A. comme dans le labyrinthe de son esprit instable.

  • « J'étais frustré par mon incapacité à attirer les emmerdes. Ca faisait dix ans que les journaux nous rebattaient les oreilles avec leurs histoires de meurtres. Je n'arrivais même pas à provoquer une simple agression. » Piliers de bars, prostituées, receleurs, clochards, arnaqueurs ou même monsieur tout-le-monde... tels sont les personnages qui jalonnent les récits de Larry Fondation, et composent le fascinant panorama d'une Los Angeles hallucinée. Une bagarre dans un bar, une rencontre amoureuse, une strip-teaseuse qui cède à un client, un braquage, un moment d'héroïsme anonyme, ici chaque situation, même la plus banale, peut basculer vers l'irrémédiable. Larry Fondation parvient à saisir ces instants fugitifs qui révèlent toute la folie d'un monde à la dérive. Folie qui glisse parfois jusqu'à l'absurde - l'humour et l'optimisme perçant alors derrière les fissures du bitume.

  • La flash-fiction de notre époque : rapide, violente et sexy.
    Après Sur les nerfs (Fayard, 2012), Larry Fondation ouvre un nouveau chapitre d'une vaste biographie de Los Angeles, qui se veut aussi l'histoire de la pauvreté au coeur de la plus grande démocratie du monde. Ses criminels sont les citoyens ordinaires de la jungle urbaine. Par un passage à l'acte, ils libèrent le mal tapi en eux. Délit de fuite, racket, mensonge, cavale éternelle... En quelques mots, simples et flagrants comme un délit, Larry Fondation fait surgir un concentré de réalité. Et nous embarque avec lui. Médiateur de quartier, il ne nous parle pas de la vie comme dans les livres, mais comme nous la vivons.

  • Ils sont trois : Fish, Soap et Bonds. Deux hommes, une femme. Deux blancs, un noir. Trois clochards. L'un cherche dans les journaux abandonnés sur les trottoirs des nouvelles atroces du vaste monde qui le font se sentir moins misérable, l'autre se souvient d'une guerre à laquelle il a survécu, la troisième préfère voler du rouge à lèvres plutôt que de la nourriture pour se rappeler le temps où elle était jolie.
    On est à Los Angeles, en 1994.
    Des promoteurs immobiliers rachètent à bas prix des taudis du côté de Hollywood.
    La radio sur laquelle Fish, Soap et Bonds écoutent des vieux tubes a été fabriquée en Chine.
    Et puis après tout il fait beau : c'est la Californie !
    Dans l'Amérique du soleil et des palmiers, mais loin du Walk of Fame, les tribulations tragi-comiques de trois laissés pour compte qui ont raté le train - ou le jet privé - du libéralisme.

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